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Le Financial Accounting Standards Board souhaite modifier la manière dont les entreprises enregistrent les stablecoins dans leurs bilans. C’est une affaire importante — et les règles sont plus strictes que ce à quoi beaucoup de personnes dans le secteur des cryptomonnaies s’attendaient probablement.
La proposition du FASB établit un test en trois parties. Un stablecoin doit offrir un droit de rachat contractuel à la demande. Il doit permettre aux détenteurs d’accéder directement à l’émetteur — et non à un acheteur secondaire — pour échanger le jeton contre un montant en espèces connu. Et il doit être soutenu par des réserves séparées au pair détenues dans des actifs à court terme et très liquides. Si les trois conditions sont remplies, une entreprise pourrait être en mesure de classer le stablecoin comme équivalent de trésorerie selon les principes comptables généralement acceptés aux États-Unis. Si une seule est manquée, il ne se qualifie pas. Point final.
Ce n’est pas une petite demande.
Pourquoi les marchés secondaires ne suffisent pas
Voici où cela devient intéressant pour les traders et les équipes de trésorerie. Le FASB a souligné que la seule liquidité du marché secondaire ne suffit pas. Vous ne pouvez pas simplement affirmer que votre stablecoin se négocie librement sur les bourses et fonctionne donc comme des liquidités. Le conseil veut un lien contractuel direct entre le détenteur et l’émetteur — un véritable droit de rachat exécutoire, pas seulement la possibilité de vendre à quelqu’un d’autre pour environ un dollar.
Cette distinction est plus importante qu’elle n’en a l’air. Beaucoup d’entreprises détenant des stablecoins ont compté sur l’hypothèse que des marchés liquides sont essentiellement la même chose que la liquidité avec une contrepartie. Le FASB dit en gros : non, ce n’est pas le cas. Si vous ne pouvez pas appeler l’émetteur et demander vos dollars sur-le-champ, vous ne détenez pas un équivalent de trésorerie selon le nouveau cadre.
Et la question des réserves est tout aussi pointue. Les stablecoins soutenus par des actifs cryptographiques ou de l’or ? Exclu. Le raisonnement du conseil est simple — ces actifs comportent un risque de valorisation que les bons du Trésor à court terme ou des instruments similaires n’ont pas. Une réserve qui peut varier de 10 % du jour au lendemain n’est pas la même qu’une réserve qui maintient sa valeur. Le FASB veut de la stabilité dans le soutien, pas seulement un ancrage qui pourrait tenir.
Les entreprises gardent une certaine discrétion — mais pas beaucoup
Il y a une certaine flexibilité cachée dans la proposition. Les entreprises qui ont des stablecoins qualifiés ne seront pas obligées de les présenter comme équivalents de trésorerie. Elles conserveront une certaine discrétion sur la façon de présenter ces actifs dans le bilan. Mais — et c’est un gros mais — elles doivent toujours se conformer à toutes les lois et réglementations pertinentes. Donc la discrétion est réelle, elle n’est simplement pas illimitée.
Cela va probablement générer des conversations comptables intéressantes au sein des départements de trésorerie des entreprises. Si un stablecoin est qualifié mais que l’entreprise choisit de ne pas le considérer comme un équivalent de trésorerie, les auditeurs voudront savoir pourquoi. Et les investisseurs auront des questions également. La classification est importante pour les ratios de liquidité, pour la façon dont les analystes lisent un bilan, pour une douzaine de métriques financières en aval qui intéressent les entreprises.
Le contexte plus large ici est que la comptabilité des actifs numériques est un désordre depuis des années. Les entreprises détenant du Bitcoin, de l’Ethereum ou des stablecoins ont dû naviguer dans des directives qui n’étaient pas vraiment conçues pour cela. Le FASB s’attaque à ce problème — cette proposition fait partie de cet effort plus long pour apporter plus de cohérence à la façon dont les actifs numériques apparaissent dans les états financiers. C’est un travail lent, mais la direction est claire.
Date limite pour les commentaires et prochaines étapes
Le FASB accepte les commentaires du public jusqu’au 19 novembre. Après cela, le conseil examinera tous les retours qu’il recevra des entreprises, des auditeurs, des groupes industriels et de toute autre personne qui interviendra, puis fixera une date d’entrée en vigueur pour les directives finales. Pas encore de calendrier pour cette partie — on ne sait pas exactement quand les entreprises devront commencer à appliquer les nouvelles règles.
La période de commentaires est vraiment importante ici. Les émetteurs de stablecoins, les équipes de trésorerie d’entreprise et les cabinets comptables ont tous un intérêt dans cette affaire. La façon dont les critères sont formulés actuellement pourrait exclure une partie importante des stablecoins actuellement dans les livres des entreprises. Que le FASB assouplisse quelque chose en fonction des retours de l’industrie — ou maintienne sa position — façonnera l’utilité réelle de la norme finale.
Ce qui est déjà clair, c’est la direction. Le FASB veut des droits de rachat directs. Il veut des réserves liquides, non cryptographiques. Il veut une relation contractuelle réelle entre le détenteur et l’émetteur, pas seulement un accès au marché. Les entreprises qui ne peuvent pas atteindre cet objectif ne bénéficieront pas du traitement d’équivalent de trésorerie, peu importe à quel point leur stablecoin a été stable en pratique.
La période de commentaires se termine le 19 novembre.
Questions Fréquentes
Quelles sont les trois conditions qu’un stablecoin doit remplir selon la proposition du FASB pour être qualifié d’équivalent de trésorerie ?
Un stablecoin doit offrir un droit de rachat contractuel à la demande, donner aux détenteurs des droits de rachat directs avec l’émetteur pour un montant en espèces connu, et être soutenu par des réserves séparées au pair détenues dans des actifs à court terme et très liquides.
La liquidité des marchés secondaires compte-t-elle pour la classification d’équivalent de trésorerie du FASB ?
Non. La proposition du FASB précise que la possibilité de vendre un stablecoin sur les marchés secondaires ne suffit pas — les détenteurs ont besoin d’un droit de rachat contractuel direct avec l’émetteur lui-même.
Pourquoi c'est important
La proposition du FASB pourrait marquer un tournant décisif dans la régulation des stablecoins, qui occupent une place de plus en plus centrale sur les marchés financiers. En instaurant des critères stricts, cette initiative vise à renforcer la transparence et la sécurité des actifs numériques, tout en clarifiant leur traitement comptable. Cela pourrait également influencer la confiance des investisseurs et des entreprises envers ces instruments, en favorisant une adoption plus large et une intégration plus fluide dans les systèmes financiers traditionnels.





