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Parlement Européen Valide l’Euro Numérique Malgré la Résistance Bancaire

Parlement Européen Valide l'Euro Numérique Malgré la Résistance Bancaire
Parlement Européen Valide l'Euro Numérique Malgré la Résistance Bancaire

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Mis à jour 4 mois il y a

Les eurodéputés ont voté. Le 10 février, ils ont adopté deux amendements cruciaux qui soutiennent le projet d’euro numérique de la Banque Centrale Européenne. Pas une mince affaire dans ce climat tendu où les banques font tout pour freiner le processus.

Le premier amendement pousse l’intégration de l’euro numérique dans le système économique européen existant. Le second garantit des protections contre la fraude et le blanchiment d’argent pour les futurs utilisateurs. Les législateurs semblent déterminés à moderniser les transactions en ligne, même si ça dérange le secteur bancaire traditionnel. Markus Ferber, président de la Commission des Affaires Économiques : « L’euro numérique représente une opportunité de renforcer la souveraineté monétaire de l’Europe. » Une déclaration qui montre bien les enjeux géopolitiques face aux autres monnaies digitales mondiales.

Vote décisif en juin.

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Les banques européennes font pression depuis des mois pour torpiller le projet. Elles craignent une perturbation massive de leurs services financiers traditionnels. La Deutsche Bank n’y va pas par quatre chemins. James von Moltke, directeur financier, l’a dit clairement le 8 février lors d’une réunion avec des analystes : « La transition vers une monnaie numérique doit être soigneusement gérée pour éviter des perturbations dans le système bancaire actuel. » Mais les eurodéputés n’ont pas cédé aux pressions. Ils voient plus loin que les inquiétudes immédiates du secteur.

Le premier texte adopté propose une intégration transparente avec les systèmes bancaires actuels. L’idée c’est de minimiser les perturbations pour les consommateurs ordinaires. Le second amendement se concentre sur des mesures de sécurité robustes, cruciales pour gagner la confiance des utilisateurs. Pas question de lancer quelque chose qui ne soit pas blindé niveau sécurité.

Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, a réitéré l’importance du projet le 9 février lors d’une conférence à Bruxelles. Pour lui : « La simplification des transactions internationales est essentielle pour le marché unique. » Les paiements transfrontaliers au sein de l’Union Européenne pourraient devenir beaucoup plus fluides avec l’euro numérique.

La BCE reste silencieuse. Malgré l’importance de ces avancées, elle n’a pas encore fourni de déclaration officielle sur l’impact des amendements. Le secteur bancaire aussi garde le silence après ce revers.

Les discussions ont mis en lumière les préoccupations sur la protection des données personnelles. Le Parlement Européen veut un cadre robuste pour garantir la confidentialité des utilisateurs de l’euro numérique. Pas simple quand on sait que chaque transaction numérique laisse des traces. Les propositions sont en cours d’évaluation pour assurer la sécurité des informations financières des citoyens européens. Genre, vraiment sécurisées. Plus sur ce sujet : Bitcoin Plonge Sous 70.000 Dollars Malgré.

La Banque de France mène actuellement des expérimentations sur l’euro numérique. François Villeroy de Galhau, le gouverneur, a souligné le 9 février l’importance de maintenir la stabilité financière tout en innovant. Il l’a dit lors d’un événement à Paris : « Nous devons trouver un équilibre entre innovation et sécurité. » Pas évident de jongler entre les deux.

Un rapport publié le 9 février par le think tank européen Bruegel met en garde contre une adoption précipitée. Le document insiste sur la nécessité d’une étude approfondie des impacts économiques et sociaux. Maria Demertzis, l’une des auteurs : « Une approche prudente est essentielle pour éviter des conséquences imprévues. » Ça fait réfléchir sur les risques potentiels.

Les prochaines étapes prévoient des consultations avec les parties prenantes en mars. Institutions financières et représentants des consommateurs vont pouvoir donner leur avis. L’objectif c’est d’affiner les propositions législatives avant le vote final de juin. L’issue de ces discussions pourrait déterminer les contours définitifs du cadre réglementaire.

La BCE prévoit de lancer une consultation publique en avril pour recueillir les avis des citoyens européens. Plutôt malin d’inclure le public dans le processus. La participation active des citoyens pourrait influencer les décisions futures du Parlement Européen et de la BCE. Reste à voir combien vont vraiment participer.

Le débat s’intensifie. Le 11 février, le Conseil des gouverneurs de la BCE s’est réuni à Francfort pour discuter des implications monétaires des amendements adoptés. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a souligné que l’objectif principal reste de garantir la stabilité financière tout en facilitant l’innovation. Pas une mince affaire. Couverture liée : Buterin Pousse lIntégration Malgré les Risques.

L’Association des Banques Européennes a publié une déclaration le 12 février. Elle exprime des préoccupations sur l’impact des nouveaux amendements sur les petites institutions financières. Wim Mijs, directeur général de l’association : « Les banques locales doivent être protégées pour éviter une concentration excessive dans le secteur financier. » Les petites banques ont peur de se faire écraser.

Le secteur technologique s’intéresse aussi de près à l’euro numérique. Le 13 février, un consortium de startups fintech, dirigé par la société française Ledger, a proposé des solutions pour intégrer des technologies de sécurité avancées. Pascal Gauthier, PDG de Ledger : « La sécurité doit être une priorité pour gagner la confiance des utilisateurs. » Les fintechs voient là une opportunité énorme.

Une audition publique est prévue par le Parlement Européen le 20 février. Des experts économiques et représentants de la société civile vont partager leurs perspectives. L’audition vise à enrichir le débat et à s’assurer que toutes les voix pertinentes sont entendues avant le vote final de juin. Ça promet d’être animé.

Les pays nordiques montrent déjà l’exemple avec leurs expérimentations numériques. La Suède teste sa e-krona depuis 2020, tandis que la Norvège a lancé des projets pilotes similaires. Leurs retours d’expérience alimentent directement les travaux européens, particulièrement sur les questions d’adoption par les consommateurs et d’impact sur le cash traditionnel.

L’enjeu dépasse largement l’Europe. La Chine avance rapidement avec son yuan numérique, déjà testé dans plusieurs villes. Les États-Unis étudient aussi leur dollar digital. L’Union Européenne ne veut pas se laisser distancer dans cette course mondiale aux monnaies numériques de banques centrales, où la première arrivée pourrait définir les standards internationaux.

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Jean-Luc Maracon

Jean-Luc Maracon est un expert franco-suisse de la finance décentralisée, connu pour ses analyses pointues sur le Bitcoin, les projets Web3 européens et les enjeux réglementaires de la crypto. Basé entre Genève et Paris, il offre une perspective unique mêlant traditions bancaires et innovations blockchain. Il collabore régulièrement avec des plateformes crypto en Europe pour démocratiser l’investissement numérique. Spécialités : Bitcoin, staking, réglementation européenne, sécurité crypto, Web3.

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