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La paire USD/CAD a grimpé vendredi. Les traders ont suivi de près alors que le duo monétaire se dirigeait vers le niveau de résistance clé de 1,3700, marquant sa position la plus forte en deux semaines au milieu de la pression croissante sur le dollar canadien en difficulté.
Les données sur les ventes au détail au Canada ont dépassé les attentes cette semaine, faisant chuter le dollar canadien face à son voisin du sud. Les chiffres de janvier de Statistique Canada ont montré une forte baisse qui a pris les économistes par surprise, soulevant de nouvelles questions sur la trajectoire de la reprise économique du pays. Les chiffres faibles ont essentiellement confirmé ce que beaucoup soupçonnaient : la dynamique de la consommation des ménages au Canada s’essouffle rapidement. La volatilité des prix du pétrole n’a pas aidé non plus, les contrats à terme sur le brut oscillant sauvagement entre 74 et 76 dollars le baril tout au long de la semaine de trading.
Pas le résultat que tout le monde espérait.
Pendant ce temps, le dollar américain a montré sa force sur plusieurs fronts. Les données du Département du Travail ont révélé que les demandes d’allocations chômage ont chuté plus que prévu, dessinant un tableau de résilience du marché du travail de plus en plus difficile à ignorer. Les chiffres du chômage se sont établis à 194 000 contre des attentes de 210 000, donnant aux haussiers du dollar beaucoup de munitions pour leur prochaine poussée à la hausse.
Et les traders sont attentifs. Le niveau de 1,3700 représente plus qu’une simple barrière technique – c’est un seuil psychologique qui pourrait déclencher une pression d’achat significative s’il est franchi de manière convaincante.
Le stratège en devises Mark Chandler de Bannockburn Global Forex a déclaré que la configuration semble « assez convaincante » pour une nouvelle force du dollar américain. Il pense qu’une rupture nette au-dessus de 1,3700 pourrait déclencher des stops et attirer les acteurs de momentum qui attendaient sur la touche.
Mais le pétrole complique tout.
Le brut West Texas Intermediate a été échangé près de 75 dollars le baril cette semaine, en baisse par rapport aux récents sommets qui avaient fourni un certain soutien à la monnaie canadienne. Les exportations d’énergie restent l’épine dorsale économique du Canada, donc lorsque les prix du pétrole vacillent, le dollar canadien suit généralement le mouvement. La chute du Brent à environ 74 dollars le baril a ajouté un poids supplémentaire aux difficultés de la monnaie, les producteurs canadiens devant déjà faire face à des marges serrées et des perspectives de demande incertaines.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, s’exprime le 22 février lors d’une conférence financière à Ottawa. Ses commentaires seront disséqués pour tout indice sur les futures décisions de taux, bien que la plupart des analystes s’attendent à ce qu’il reste prudent compte tenu des signaux économiques mitigés. Jane Foley de Rabobank a souligné que la dépendance du Canada aux matières premières crée une vulnérabilité que l’économie américaine ne connaît tout simplement pas au même degré. Pour plus de détails, voir La Russie atteint un volume quotidien.
Les minutes de la réunion de la Réserve fédérale seront publiées le 21 février. Les analystes de Goldman Sachs surveillent tout langage belliciste qui pourrait signaler un resserrement plus agressif à venir. Un ton dur des responsables de la Fed enverrait probablement le dollar encore plus haut face à la monnaie canadienne en difficulté.
Les marchés des devises détestent l’incertitude. En ce moment, il y en a beaucoup qui tourbillonnent autour des deux économies, mais les États-Unis semblent mieux positionnés pour résister à ce qui pourrait suivre.
L’Indice des prix à la consommation du Canada sera publié le 23 février, offrant aux traders un autre point de données à analyser. Les économistes de la Banque TD pensent que les chiffres de l’inflation pourraient déplacer l’aiguille de manière significative s’ils dévient de l’estimation consensuelle de 3,2 %. La banque centrale s’efforce de maîtriser les pressions sur les prix, mais les progrès ont été inégaux et frustrants pour les décideurs politiques.
Les traders techniques sont divisés sur ce qui se passera ensuite. Certains voient 1,3700 comme un tremplin vers des niveaux plus élevés, visant potentiellement 1,3800 ou au-delà. D’autres pensent que la résistance tiendra, forçant un repli vers le support à 1,3600 où les acheteurs pourraient réapparaître.
La performance du secteur de l’énergie continue de peser sur le sentiment du dollar canadien. Les producteurs de pétrole n’ont pas de répit ces derniers temps, avec des préoccupations mondiales de demande et des craintes de surapprovisionnement créant un mélange toxique pour les devises de matières premières. Lorsque les actions énergétiques luttent, le dollar canadien suit généralement, et cette relation n’a pas changé malgré les efforts pour diversifier l’économie.
Les tensions géopolitiques ajoutent une autre couche de complexité. Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada restent solides, mais les incertitudes mondiales plus larges créent des effets d’entraînement que les traders de devises ne peuvent ignorer. Tout développement inattendu pourrait déclencher des mouvements brusques dans un sens ou dans l’autre pour la paire USD/CAD.
Les participants au marché retiennent essentiellement leur souffle. Le niveau de 1,3700 a été testé à plusieurs reprises au cours du mois dernier, et chaque tentative échouée a laissé les haussiers plus déterminés à percer. Mais les baissiers ne renoncent pas non plus, sachant qu’un rejet ici pourrait déclencher une correction significative. Plus sur ce sujet : Le cours de laction BitGo chute.
La session de trading de vendredi déterminera probablement la direction à court terme. Le volume a tendance à être plus léger à l’approche des week-ends, mais des mouvements significatifs peuvent encore se produire si le bon catalyseur émerge.
Pour l’instant, l’élan favorise le dollar américain. Les données économiques ont été constamment plus fortes au sud de la frontière, tandis que le Canada fait face à des préoccupations de croissance et à des vents contraires liés aux matières premières qui ne montrent aucun signe d’apaisement. La divergence entre les deux économies continue de s’élargir, créant le contexte fondamental pour une force continue de l’USD/CAD.
Les communications des banques centrales la semaine prochaine pourraient changer le récit. Tant les minutes de la Fed que le discours de Macklem ont le potentiel de déplacer les marchés, surtout si les responsables signalent des changements de politique que les traders n’avaient pas entièrement anticipés.
La barrière de 1,3700 reste le champ de bataille clé. Une rupture décisive à la hausse ouvrirait la voie à des gains prolongés, tandis qu’un échec à franchir pourrait déclencher des prises de bénéfices et des ajustements de position qui renverraient la paire vers les récents creux.
Plusieurs grandes banques canadiennes ont révisé à la hausse leurs prévisions pour l’USD/CAD cette semaine. Les stratèges de la Banque Royale du Canada voient maintenant la paire atteindre 1,3750 d’ici la fin du mois, citant l’affaiblissement des fondamentaux nationaux et la performance économique persistante des États-Unis. Scotia Capital a exprimé un sentiment similaire, avertissant ses clients que les vents contraires du secteur des matières premières pourraient persister jusqu’au deuxième trimestre.
Les données sur le commerce transfrontalier publiées jeudi ont montré une autre tendance préoccupante pour les exportateurs canadiens. Les expéditions manufacturières vers les États-Unis ont chuté de 2,1 % en janvier, la troisième baisse mensuelle consécutive qui soulève des signaux d’alarme sur des problèmes de compétitivité au-delà des seuls mouvements de devises.