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URGENT
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La BCE accélère le projet d’euro numérique face à la menace des stablecoins

ECB's Digital Euro Push Targets Stablecoin Threat to 300 Million Bank Accounts
La BCE accélère le projet d'euro numérique face à la menace des stablecoins

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La Banque centrale européenne ne reste pas les bras croisés. Piero Cipollone, membre du conseil de la BCE, a lancé un avertissement clair : les stablecoins représentent une véritable menace pour les dépôts bancaires traditionnels dans la zone euro, et la réponse du bloc devrait être un euro numérique.

Cipollone a présenté un problème en trois volets. Premièrement, les stablecoins — des monnaies numériques adossées à des actifs comme le dollar américain ou l’euro — ont connu une croissance rapide, et leur attrait est assez évident. Ils éliminent les fluctuations de prix sauvages des cryptomonnaies traditionnelles tout en permettant aux utilisateurs de transférer de l’argent de manière économique et rapide. Mais cette commodité a un coût pour les banques. Lorsque les gens déplacent leurs économies ou leurs soldes de transaction vers des stablecoins, la base de dépôts bancaires diminue. Moins de dépôts signifie moins de capacité de prêt. Moins de prêts signifie une transmission plus faible de la politique monétaire. C’est une réaction en chaîne que la BCE ne veut clairement pas tester en temps réel. Deuxièmement, les plateformes de paiement des géants technologiques empiètent sur le territoire que les banques possédaient autrefois en exclusivité. Ces plateformes peuvent traiter les paiements, détenir des soldes et faciliter les transferts sans toucher un compte bancaire traditionnel à un stade significatif. Cipollone a souligné que ce changement pourrait éroder la domination des banques dans le traitement des paiements — un rôle qu’elles ont occupé pendant des décennies. Troisièmement, et peut-être le plus chargé géopolitiquement, les monnaies numériques étrangères émises par des pays non européens pourraient éroder le statut de l’euro en tant que monnaie de réserve et de transaction mondiale. Si une CBDC étrangère ou un stablecoin adossé au dollar devient la norme pour les paiements transfrontaliers en Europe, l’euro perdrait du terrain qu’il serait très difficile de regagner.

Une liste de préoccupations non négligeable.

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L’argument de Cipollone pour une monnaie numérique soutenue par l’État

L’argument de Cipollone est essentiellement le suivant : l’euro numérique est la réponse structurelle la plus efficace aux trois menaces à la fois. Une monnaie numérique contrôlée par l’Europe offrirait aux consommateurs et aux entreprises une alternative sécurisée qui ne passe pas par des plateformes étrangères ou des émetteurs non européens. La BCE garde la main sur le volant. L’euro reste pertinent. Les banques ne sont pas désintermédiées du jour au lendemain.

Le design, tel que décrit par Cipollone, permettrait à l’euro numérique de coexister avec l’argent liquide et les comptes bancaires traditionnels — et non de les remplacer. L’idée semble être un complément, non un concurrent, à l’architecture financière existante. Il a souligné que des garanties de confidentialité seraient intégrées, ce qui est très important en Europe étant donné la manière dont le bloc prend au sérieux la protection des données. L’efficacité et la sécurité étaient les deux autres piliers sur lesquels il revenait constamment. Il n’est pas encore clair si le produit final pourra réellement offrir les trois simultanément — confidentialité, efficacité et sécurité — mais c’est l’objectif.

Il est utile de prendre du recul un instant. L’adoption des stablecoins dans de grandes parties du monde a fortement augmenté ces dernières années, et l’Europe n’est pas à l’abri. Les stablecoins libellés en dollars ont notamment été largement utilisés pour les envois de fonds et le commerce transfrontalier. Si cette tendance s’intensifie dans la zone euro, la préoccupation de la BCE cesse d’être théorique assez rapidement.

Calendrier encore flou, discussions avec les parties prenantes en cours

Voici le hic : l’euro numérique est encore en phase d’exploration. La BCE n’a pas annoncé de date de lancement ferme. Les commentaires de Cipollone signalent un engagement à faire avancer le concept, mais l’institution recueille encore les avis des parties prenantes et travaille sur les exigences techniques et réglementaires. Des programmes pilotes viendront probablement avant tout déploiement officiel. Cela pourrait prendre des années. Aucun détail sur combien exactement.

Et cet écart dans le calendrier complique les choses. Les stablecoins n’attendent pas que Bruxelles termine ses consultations. Les plateformes n’arrêtent pas leur expansion pendant que la BCE mène des groupes de discussion. L’urgence que Cipollone a mise dans ses remarques est réelle, mais l’urgence et le processus institutionnel ne se déplacent pas toujours à la même vitesse.

Les banques à travers l’Europe observent de près. Un euro numérique trop attrayant — trop facile à détenir, trop fluide à utiliser — pourrait accélérer la fuite des dépôts que la BCE essaie de prévenir. La BCE devra calibrer soigneusement les limites de détention et les caractéristiques portant intérêt. Cipollone n’a pas précisé ces mécanismes, ou du moins la source ne les a pas capturés s’il l’a fait.

L’environnement réglementaire plus large ajoute une autre couche de complexité. La réglementation européenne sur les marchés des crypto-actifs a déjà remodelé la manière dont les émetteurs de stablecoins opèrent dans le bloc, exigeant des réserves, des licences et des plafonds sur l’utilisation à grande échelle. La question de savoir si ce cadre donne à la BCE suffisamment de temps pour lancer un euro numérique est légitime — et personne n’a encore répondu clairement.

Le cadre des trois menaces de Cipollone donne à la BCE un récit public clair. Le projet d’euro numérique reste en phase de recherche et de consultation, sans date de lancement confirmée.

Questions Fréquentes

Quelles menaces spécifiques a identifié le membre du conseil de la BCE Cipollone ?

Cipollone a nommé trois menaces : les stablecoins drainant les dépôts bancaires, les plateformes de paiement des géants technologiques contournant les banques traditionnelles, et les monnaies numériques étrangères sapant le rôle mondial de l’euro.

L’euro numérique est-il prêt à être lancé ?

Non. L’euro numérique de la BCE est encore en phase d’exploration, sans calendrier officiel annoncé ; des recherches supplémentaires, des consultations avec les parties prenantes et probablement des programmes pilotes précéderont tout lancement.

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Evie Vavasseur

Evie est une blogueuse par choix. Elle aime découvrir le monde qui l'entoure. Elle aime partager ses découvertes, ses expériences et s'exprimer à travers ses blogs.

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