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URGENT
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37 banques derrière le stablecoin euro qivalis malgré les doutes de Lagarde

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37 banques derrière le stablecoin euro qivalis malgré les doutes de Lagarde

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Mis à jour 2 semaines il y a

Vingt-cinq banques supplémentaires. C’est ce que vient de gagner le projet qivalis, ce stablecoin adossé à l’euro qui fait parler depuis quelques mois dans les cercles bancaires européens. Le total monte désormais à 37 établissements impliqués — un chiffre qui pèse lourd quand on sait que Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a publiquement exprimé ses réserves sur ce type d’initiative.

Parmi les nouveaux arrivants, des noms qui ne sont pas des inconnus : Rabobank des Pays-Bas, Bankinter d’Espagne, Handelsbanken de Suède et Nordea de Finlande. Quatre institutions de taille, implantées dans des marchés différents, avec des cultures bancaires différentes. Qu’elles se retrouvent toutes autour du même projet, c’est pas anodin. Ça dit quelque chose sur l’état d’esprit du secteur en ce moment — les banques cherchent à ne pas rater le virage numérique, et un stablecoin en euro leur semble probablement un pari moins risqué que de partir seules chacune de leur côté.

Lagarde sceptique, les banques avancent quand même

La position de Lagarde est connue. Des préoccupations sur la stabilité financière, des questions sur la réglementation — c’est le discours classique des banques centrales face aux initiatives privées sur la monnaie numérique. Pas de surprise là-dedans. Mais ce qui est intéressant, c’est que 37 banques ont décidé d’avancer malgré ça. Pas contre la BCE, probablement — personne ne veut se mettre à dos le régulateur ultime de la zone euro — mais clairement sans attendre son feu vert non plus.

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Et c’est là que ça devient compliqué à lire. D’un côté, un projet qui grossit vite, avec des noms sérieux dedans. De l’autre, une présidente de BCE qui dit publiquement que ça l’inquiète. La tension est réelle. Pas claire encore comment elle va se résoudre.

Le marché des stablecoins en euros est resté longtemps à la traîne par rapport aux stablecoins en dollars. L’USDT et l’USDC dominent les volumes mondiaux depuis des années, et les alternatives libellées en euro n’ont jamais vraiment décollé. Qivalis vise clairement à changer ça — offrir un moyen de paiement numérique stable, sécurisé, ancré dans la monnaie commune européenne. L’idée est simple sur le papier. L’exécution, beaucoup moins.

37 établissements, mais quelles étapes concrètes ?

La source ne précise pas les détails opérationnels du projet — pas de date de lancement, pas de structure technique claire, pas d’information sur qui gouverne qivalis ni comment les réserves seront gérées. C’est un gros manque. Pour un stablecoin, la question des réserves c’est fondamentale. Les débâcles passées dans l’univers crypto ont montré que « adossé à » peut vouloir dire beaucoup de choses différentes selon qui parle.

Donc 37 banques, oui. Mais 37 banques qui font quoi exactement ? Qui investissent ? Qui valident techniquement ? Qui s’engagent à distribuer le stablecoin à leurs clients ? Pas clair. Probablement un mix de tout ça, mais sans précision, difficile de peser le vrai poids de ces adhésions.

Ce qui est sûr, c’est que la dynamique existe. Rabobank n’est pas une banque régionale marginale — c’est un acteur majeur des Pays-Bas avec une présence internationale. Nordea, pareil, c’est l’une des plus grandes banques des pays nordiques. Quand ces institutions mettent leur nom sur un projet, elles le font après analyse. Elles ne jouent pas.

Bankinter et Handelsbanken apportent aussi une diversité géographique utile — l’Espagne et la Suède, deux marchés aux comportements de paiement assez différents. Si qivalis veut se poser comme solution pan-européenne, avoir des banques dans ces pays c’est plutôt un bon signal de départ.

Mais les régulateurs européens vont surveiller. La réglementation MiCA, entrée en application en Europe, encadre désormais les stablecoins de manière beaucoup plus stricte qu’avant. Tout émetteur de stablecoin significatif doit obtenir des autorisations, maintenir des réserves liquides, répondre à des exigences de transparence. Qivalis devra passer par là — et avec 37 banques derrière, le projet sera probablement considéré comme « significatif » assez vite.

Les prochains mois vont donc être décisifs. Soit le projet avance vers une structure réglementaire claire et Lagarde finit par s’adapter — ou pas. Soit les frictions avec la BCE ralentissent tout et certaines banques reconsidèrent leur position.

Pour l’instant, 37 établissements financiers européens ont dit oui à qivalis. C’est le fait. Tout le reste, on verra.

Questions Fréquentes

Combien de banques participent au projet qivalis au total ?

37 banques au total sont impliquées dans le projet, après l’adhésion de 25 nouveaux établissements. Parmi eux : Rabobank, Bankinter, Handelsbanken et Nordea.

Pourquoi Christine Lagarde est-elle sceptique face à qivalis ?

La présidente de la BCE a exprimé des préoccupations sur la stabilité financière et la réglementation liées à ce stablecoin en euro, sans toutefois bloquer formellement le projet.

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Jean-Luc Maracon

Jean-Luc Maracon est un expert franco-suisse de la finance décentralisée, connu pour ses analyses pointues sur le Bitcoin, les projets Web3 européens et les enjeux réglementaires de la crypto. Basé entre Genève et Paris, il offre une perspective unique mêlant traditions bancaires et innovations blockchain. Il collabore régulièrement avec des plateformes crypto en Europe pour démocratiser l’investissement numérique. Spécialités : Bitcoin, staking, réglementation européenne, sécurité crypto, Web3.

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