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Le dollar canadien a chuté fortement cette semaine. Il a atteint son plus bas niveau en huit semaines jeudi, s’échangeant à 1,35 contre le dollar américain, alors que les discussions commerciales entre Ottawa et Washington se sont arrêtées et que les investisseurs ont commencé à se tourner vers tout ce qui est libellé en dollars américains.
Les points de blocage ne sont pas nouveaux. Les tarifs sur l’aluminium et le bois d’œuvre sont une épine dans le pied des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis depuis des années, et les négociateurs n’ont annoncé aucun progrès au cours de la semaine écoulée. Pas de percée, pas de calendrier, pas de déclaration du gouvernement canadien. Juste du silence — et les marchés détestent le silence. Les exportateurs se préparent déjà à des coûts plus élevés et à des marges réduites si l’impasse se prolonge. Le commerce transfrontalier est le pilier de l’économie canadienne, et plus les discussions restent gelées, plus ce pilier ralentit.
Ce ne sont pas seulement les cambistes qui transpirent sur ce coup-là.
Les exportateurs et les fabricants ressentent la pression
Les fabricants canadiens qui vendent massivement sur les marchés américains sont probablement les plus exposés en ce moment. L’automobile, l’agriculture, la foresterie — les industries qui fonctionnent avec des marges serrées et dépendent de flux commerciaux prévisibles ne s’en sortent pas bien lorsque la politique est aussi floue. Les entreprises retardent les gros investissements et les plans d’expansion. Difficile de leur en vouloir. Pourquoi engager des capitaux quand on ne sait pas dans quel environnement tarifaire on opérera dans six mois ?
Le secteur agricole le ressent aussi. Les agriculteurs suivent la situation de près, inquiets que de nouveaux tarifs puissent nuire à leur compétitivité sur les marchés d’exportation. Tout coût supplémentaire ajouté à leurs exportations frappe durement, surtout lorsque les prix des matières premières mondiales sont déjà volatils. La planification stratégique devient rapidement compliquée lorsqu’on ne peut pas prévoir sa base de coûts.
Et ce ne sont pas seulement les producteurs. Les importateurs sont également nerveux. Un dollar canadien plus faible signifie que le coût des marchandises entrant au Canada augmente, ce qui finit par se répercuter sur les prix à la consommation. Les budgets des ménages en pâtissent à la fin de cette chaîne. Les courses, l’électronique, les produits manufacturés — tout devient plus cher lorsque le Loonie glisse. La confiance des consommateurs tend à suivre la monnaie à la baisse.
La Banque du Canada observée de près, pas de changement de politique pour l’instant
Les analystes des devises pointent le classique refuge sûr comme un moteur important ici. Les investisseurs se déplacent vers le dollar américain, ce qui pousse le dollar canadien encore plus bas. C’est un cercle vicieux difficile à briser sans un signal concret de la table des négociations ou de la Banque du Canada.
À ce propos — les spéculations augmentent sur le fait que la Banque du Canada pourrait devoir ajuster sa politique monétaire si les conditions continuent de se détériorer. Mais aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet. Rien. Donc la spéculation reste spéculation, et l’incertitude continue d’alimenter la volatilité. Les traders ajustent constamment leurs positions, essayant de rester en avance sur une situation qui n’a pas de résolution claire en vue.
La possibilité de mesures de rétorsion de la part du Canada n’est pas non plus écartée. C’est une autre couche de complexité. Si Ottawa décide de riposter avec ses propres tarifs, la relation économique entre les deux pays devient considérablement plus compliquée, et la confiance des investisseurs en prend un coup supplémentaire. Les deux parties sont sous une réelle pression pour trouver un accord viable — mais pression et progrès ne sont pas la même chose.
De futures réunions entre responsables canadiens et américains seraient apparemment anticipées. Les dates n’ont pas été confirmées. Ainsi, le marché reste sur les nerfs.
Pas de calendrier, pas de résolution en vue
Ce qui est frappant dans toute cette situation, c’est le peu de clarté qui existe sur pratiquement tous les aspects. Quand les discussions reprendront-elles ? Peu clair. À quoi ressemblerait réellement un accord sur l’aluminium et le bois d’œuvre ? Flou. La Banque du Canada bougera-t-elle ? Personne ne le dit. Les parties prenantes de tous les secteurs poussent fort pour une résolution rapide, mais pousser et obtenir ne sont pas la même chose non plus.
Les institutions financières surveillent de près. Les décideurs politiques surveillent de près. Les entreprises surveillent de près. Et pourtant, cette surveillance ne s’est pas traduite par quelque chose de concret. Le gouvernement canadien n’a toujours pas publié de commentaire officiel sur les négociations bloquées, ce qui est probablement une déclaration en soi.
Les stratégies économiques à court et à long terme se compliquent toutes deux à cause de cela. Les entreprises qui normalement planifieraient les dépenses d’investissement pour les deux ou trois prochaines années restent les bras croisés. Cette hésitation s’accumule avec le temps — ce n’est pas juste un problème trimestriel, c’est un frein à la croissance qui se renforce plus l’impasse dure.
Les implications économiques plus larges sont réelles et elles ne disparaîtront pas d’elles-mêmes. Tant que les discussions formelles ne reprendront pas et ne produiront pas quelque chose de tangible, le dollar canadien continuera probablement à fluctuer à son niveau bas, entraîné par chaque rumeur, chaque non-déclaration et chaque jour qui passe sans accord.
Le Loonie s’échangeait à 1,35 jeudi.
Questions Fréquentes
Pourquoi le dollar canadien est-il tombé à un plus bas de huit semaines ?
Le dollar canadien a chuté à 1,35 contre le dollar américain en raison de l’escalade des tensions commerciales avec les États-Unis, principalement à cause des négociations bloquées sur les tarifs affectant l’aluminium et le bois d’œuvre.
Quels secteurs canadiens sont les plus touchés par les tensions commerciales ?
Les secteurs de l’automobile, de l’agriculture et de la foresterie sont parmi les plus exposés, car ils dépendent fortement du commerce transfrontalier avec les États-Unis et font face à des coûts plus élevés si de nouveaux tarifs sont imposés.