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Le Salvador, premier pays au monde à adopter le Bitcoin comme monnaie légale, est une fois de plus sous les feux des projecteurs. Le président Nayib Bukele a souvent souligné les acquisitions continues de Bitcoin par son gouvernement, affirmant que le pays ne « cessera jamais » d’acheter la cryptomonnaie.
Cependant, des analystes de la blockchain s’interrogent sur la manière dont ces achats sont effectués. Le 9 septembre, Sani, fondateur de la plateforme Time Chain Index, a signalé une activité atypique sur la blockchain suggérant que le gouvernement pourrait « recycler » du Bitcoin plutôt que de réaliser des achats entièrement neufs.
Preuves de « recyclage » de Bitcoin
Sani a examiné des transactions liées à une adresse Bitcoin spécifique, 3KhF5JyMkTtViu2jnp5rffedQbVjydRYKC, qui a déjà été associée aux achats du Salvador. Selon ses conclusions, l’adresse a retiré 63 BTC de Binance, une grande plateforme d’échange, dans ce qui semblait faire partie d’un processus de recyclage.
Les données de la blockchain ont révélé un schéma : l’adresse envoyait du Bitcoin à Binance, suivi de retraits vers des adresses liées au Salvador. Cela soulève la question de savoir si le gouvernement réorganise ses avoirs existants en Bitcoin plutôt que d’acheter continuellement de nouvelles pièces sur le marché.
Sani a également mis en évidence une activité du 7 septembre, lorsque le président Bukele a annoncé que le Salvador avait acquis 21 BTC pour célébrer la Journée du Bitcoin. Plutôt que de refléter un achat neuf, les données ont montré que les 21 BTC avaient simplement été transférés directement depuis l’adresse liée à Binance vers les portefeuilles du gouvernement.
Pourquoi cela importe pour le Salvador
Si le gouvernement recycle effectivement du Bitcoin au lieu de réaliser de nouvelles acquisitions nettes, cela pourrait affecter la transparence concernant le montant réel de Bitcoin détenu par le pays. Bien que cela ne signifie pas nécessairement que le Salvador falsifie ses réserves, la pratique soulève des questions importantes sur la mise en œuvre de sa stratégie Bitcoin.
La transparence est particulièrement cruciale pour le Salvador, car la politique Bitcoin du pays est étroitement surveillée par ses partisans et ses détracteurs dans le monde entier. Des rapports clairs sur les achats et les réserves peuvent influencer la perception des investisseurs internationaux quant à la crédibilité de la stratégie financière du pays.
Meliuz se tourne vers les options pour l’accumulation de Bitcoin
Pendant ce temps, au Brésil, l’entreprise de cashback et de services numériques Meliuz étend sa gestion de trésorerie en adoptant une stratégie basée sur les options pour le Bitcoin. Déjà pionnière dans la constitution d’une réserve de Bitcoin en Amérique latine, Meliuz détient désormais plus de 600 BTC.
La société a révélé qu’elle commencera à vendre des options de vente avec des prix d’exercice définis pour augmenter ses rendements et accumuler davantage de Bitcoin. Par exemple, si Meliuz vend des contrats avec un prix d’exercice de 95 000 $ et que le Bitcoin se négocie au-dessus de ce niveau, elle conserve la prime lors de l’exécution du contrat. Si le Bitcoin tombe en dessous du prix d’exercice, Meliuz devra acheter des BTC à ce prix — un scénario qui reste aligné avec son objectif à long terme d’accroître ses réserves.
Une stratégie prudente et à faible risque
Meliuz a expliqué qu’une petite fraction de ses réserves de trésorerie opérationnelle — moins de 10 % — serait utilisée pour couvrir ces options. Cela garantit que le risque reste limité tout en permettant à l’entreprise de profiter de la volatilité du Bitcoin.
Pour soutenir cette stratégie, Meliuz s’est associé à des institutions spécialisées ayant de l’expérience dans la gestion des produits dérivés. Bien que les noms de ces partenaires n’aient pas été divulgués, leur rôle sera essentiel pour assurer le bon déroulement de la stratégie.
L’entreprise s’est également engagée à divulguer les résultats de ces opérations dans ses états financiers trimestriels, assurant ainsi une transparence pour les investisseurs.
L’Uruguay explore le potentiel des monnaies numériques
Par ailleurs, en Amérique latine, l’Uruguay prépare une étude sur le potentiel d’adoption des monnaies numériques. Le gouvernement envisagerait la manière dont les outils financiers numériques, y compris les monnaies numériques de banque centrale (CBDC), pourraient être intégrés à l’économie nationale.
Bien que l’Uruguay n’ait pas encore révélé de plans concrets, cette étude montre un intérêt croissant parmi les pays latino-américains pour explorer les systèmes financiers numériques dans le cadre de leurs efforts de modernisation.
L’empreinte crypto croissante en Amérique latine
Les développements de cette semaine mettent en lumière les différentes approches adoptées par les pays et entreprises latino-américains vis-à-vis de la cryptomonnaie :
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Le Salvador poursuit son expérience Bitcoin, bien que des questions de transparence subsistent.
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Meliuz utilise l’innovation financière via les dérivés pour renforcer sa position en Bitcoin.
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L’Uruguay en est aux premières étapes de l’exploration de l’intégration des monnaies numériques dans son économie.
Ces histoires soulignent que l’Amérique latine reste l’une des régions les plus dynamiques au monde en matière d’expérimentation et d’adoption de la cryptomonnaie.
Conclusion
La semaine écoulée a une nouvelle fois montré que l’Amérique latine joue un rôle clé dans l’évolution du paysage crypto. Le Salvador fait l’objet d’un examen sur sa stratégie de réserve de Bitcoin, Meliuz utilise des outils financiers pour étendre ses avoirs, et l’Uruguay progresse vers une exploration plus approfondie des monnaies numériques.
Au fur et à mesure que ces développements se concrétisent, ils offrent un aperçu de la manière dont les gouvernements et les entreprises de la région naviguent entre les défis et les opportunités liés à l’adoption de la cryptomonnaie.




