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Genius Group repart de zéro. La société cotée au NYSE, spécialisée dans l’éducation propulsée par l’IA, vient d’annoncer un plan pour reconstituer des trésoreries en bitcoin et en intelligence artificielle — après avoir vendu la totalité de ses réserves crypto pour éponger ses dettes.
L’objectif est clair : atteindre 1,6 milliard de dollars en actifs combinés entre les deux trésoreries, avec un total de 2 milliards de dollars visé d’ici 2031. C’est ambitieux. Surtout pour une entreprise qui, à ce stade, ne détient plus un seul satoshi.
Du Sommet à Zéro : Ce Qui S’est Passé
L’histoire récente de Genius Group avec le bitcoin est franchement chaotique. Fin 2024, la société adopte une stratégie « Bitcoin first » — le genre de pivot que beaucoup d’entreprises tentaient à l’époque, quand les trésoreries en actifs numériques étaient encore à la mode. Genius Group monte jusqu’à 440 BTC en février 2025. Pas mal pour une boîte d’éducation.
Mais une ordonnance judiciaire vient tout bloquer. Le tribunal interdit à l’entreprise de lever des fonds ou d’émettre des actions. Résultat : Genius Group doit vendre pour survivre. Environ 86 BTC partent en un mois. En février 2026, il ne reste plus que 84 BTC au bilan.
Puis vient le coup de grâce. En avril dernier — avril 2026 — Genius Group liquide ses bitcoins restants pour rembourser 8,5 millions de dollars de dette. Le marché crypto était en baisse, les trésoreries d’actifs numériques sous pression partout. Pas vraiment le meilleur timing pour vendre, mais pas le choix non plus.
Zéro BTC. Zéro crypto. Tableau vide.
Le Nouveau Plan : Capital Privilégié et Double Trésorerie
Genius Group ne veut pas rester les mains vides longtemps. Le plan actuel prévoit de reconstruire une trésorerie en bitcoin — et d’en créer une deuxième, en IA, de taille similaire. Les deux en parallèle. L’idée, c’est que les deux secteurs se complètent plutôt que de tout miser sur un seul actif.
Pour financer ça, la société compte sur son enregistrement auprès de la SEC, d’une valeur de 1,2 milliard de dollars. Premier objectif concret : lever 12,5 millions de dollars via l’émission de titres privilégiés perpétuels. Ces fonds seront répartis entre la trésorerie en IA, la trésorerie en bitcoin, et une réserve de trésorerie pour couvrir environ 18 mois de paiements de dividendes.
Dix-huit mois de runway dividendes. C’est un détail qui compte — ça montre que Genius Group veut éviter de se retrouver encore une fois dans une situation où une pression externe force des ventes au pire moment.
Le modèle s’inspire clairement de ce que d’autres ont fait avant. Strategy — anciennement MicroStrategy — a levé plus de 16 milliards de dollars via des actions privilégiées perpétuelles pour financer ses avoirs en bitcoin. Strive Asset Management, cotée au Nasdaq, a fait de même en levant plus de 150 millions de dollars par une voie similaire. Genius Group joue dans une catégorie de taille très différente pour l’instant, mais la mécanique est la même.
Et c’est justement ce changement de mécanique qui est probablement le plus significatif ici. Genius Group veut faire du capital privilégié son principal outil de financement, en réduisant sa dépendance au programme d’actions ordinaires. Moins de dilution classique, plus de flexibilité structurelle — en théorie.
Peut-on Y Croire Cette Fois ?
La question que tout le monde se pose, probablement. Genius Group a déjà eu une stratégie bitcoin. Elle a duré quelques mois avant d’être torpillée par une ordonnance judiciaire et des conditions de marché difficiles. Le retour annoncé ressemble à un pari sur deux tableaux à la fois — bitcoin et IA — avec un financement qui n’est pour l’instant qu’à ses débuts.
12,5 millions de dollars d’objectif initial, c’est loin des 1,6 milliard visé au total. Très loin. La route entre les deux est longue, et pas garantie. Le marché des trésoreries en actifs numériques reste volatile, et les entreprises de taille moyenne qui tentent ce genre de pivot se retrouvent souvent coincées entre les ambitions affichées et les réalités du financement.
Genius Group mise sur le fait que le capital privilégié lui donne plus de stabilité qu’avant. C’est peut-être vrai. Mais la société part de zéro BTC, avec un premier tour de 12,5 millions de dollars, et un objectif de 2 milliards d’ici 2031.
Pas de détails sur le calendrier précis des prochaines émissions. Pas clair non plus sur comment la trésorerie IA sera concrètement constituée — quels actifs, quels critères. La source ne précise pas.
Ce qui est sûr : Genius Group a un enregistrement SEC de 1,2 milliard de dollars et une intention déclarée. Le reste, on verra.
Questions Fréquentes
Pourquoi Genius Group a-t-il vendu tous ses bitcoins ?
Genius Group a liquidé ses réserves de bitcoin en avril 2026 pour rembourser 8,5 millions de dollars de dette, après qu’une ordonnance judiciaire avait bloqué sa capacité à lever des fonds et forcé des ventes progressives depuis début 2025.
Comment Genius Group compte-t-il financer ses nouvelles trésoreries en bitcoin et en IA ?
La société prévoit d’émettre des titres privilégiés perpétuels via son enregistrement SEC de 1,2 milliard de dollars, avec un objectif initial de 12,5 millions de dollars répartis entre les deux trésoreries et une réserve pour les dividendes.
Quel est l’objectif total de Genius Group d’ici 2031 ?
Genius Group vise 1,6 milliard de dollars en actifs combinés entre sa trésorerie bitcoin et sa trésorerie IA, pour un total d’actifs de 2 milliards de dollars d’ici 2031.
Pourquoi c'est important
L'initiative de Genius Group de se repositionner sur le marché des crypto-monnaies et de l'intelligence artificielle souligne la tendance croissante des entreprises à diversifier leurs actifs face à un environnement économique incertain. Alors que la volatilité des marchés crypto demeure une préoccupation majeure, cette démarche témoigne d'une volonté d'innover et de capitaliser sur les opportunités offertes par ces secteurs en pleine expansion. Ce projet pourrait également influencer d'autres entreprises dans leur approche stratégique, notamment celles cherchant à s'adapter aux évolutions technologiques et aux nouvelles attentes des investisseurs.





