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Bitcoin s’écroule. La crypto star a perdu 40% depuis son pic de 126 000 dollars en octobre.
La chute ramène Bitcoin aux prix d’avant Trump. Les traders paniquent face à cette dégringolade qui a démarré en novembre et s’accélère depuis. Les régulateurs américains et européens durcissent le ton, ce qui pousse les investisseurs vers la sortie. La pression monte de partout et ça se voit dans les prix.
Pas de répit en vue.
En janvier, le Département du Trésor US a sorti l’artillerie lourde contre le blanchiment d’argent via les cryptos. Binance et Coinbase voient leurs volumes fondre comme neige au soleil. Les utilisateurs hésitent, pas fous face aux nouvelles règles qui arrivent. Certains analystes pensent que c’est pas fini, d’autres chutes possibles. Et avec la Fed qui monte ses taux, les investisseurs préfèrent les obligations aux cryptos risquées.
Bitcoin fait aussi face à la concurrence. Ethereum et Solana grappillent des parts de marché. Ils attirent de plus en plus de monde, érodant la domination historique de Bitcoin. Les mineurs galèrent aussi avec l’électricité qui coûte de plus en plus cher. Leur rentabilité en prend un coup.
Le 15 janvier, Kraken a suspendu ses opérations après une cyberattaque. Ça a rajouté de l’instabilité.
Cinq jours plus tard, la BCE a publié un rapport qui tire la sonnette d’alarme sur les risques des cryptos pour la stabilité financière. Les investisseurs ont pris ça comme un avertissement. Warren Buffett en a remis une couche le 25 janvier : « Bitcoin, c’est un mirage. » Ses mots ont fait du bruit dans la communauté financière. MicroStrategy, pourtant gros détenteur de Bitcoin, reste muet sur cette baisse. Leur silence intrigue. Couverture liée : Bitcoin Plonge Sous 70 000$ et.
BlackRock a lâché une bombe le 28 janvier. Selon eux, les institutionnels perdent l’intérêt pour Bitcoin. Trop volatil, trop flou au niveau réglementaire. Tesla a réduit ses avoirs Bitcoin de 10% fin janvier, histoire de limiter les risques. Mais Cathie Wood d’Ark Invest a fait le pari inverse : 500 millions de dollars d’achats le 1er février. Elle mise sur le long terme malgré la tempête actuelle.
Grayscale a coupé dans ses positions Bitcoin. Moins 15% dans son fonds phare début février.
Mike Novogratz de Galaxy Digital reste optimiste mais prudent : « Bitcoin a du potentiel disruptif, mais attention aux risques court terme. » Il parlait depuis New York le 2 février. Le même jour, Chainalysis sort un rapport inquiétant : les transactions suspectes en Bitcoin ont bondi de 20% depuis janvier. Ça pose des questions sur la sécurité des plateformes d’échange.
Fidelity tient bon. L’asset manager maintient ses positions Bitcoin et croit au cycle long terme des cryptos. Un porte-parole a dit qu’ils gardent leur stratégie d’investissement malgré les turbulences. Pour eux, c’est cyclique.
Les volumes d’échange baissent partout. Les plateformes voient leurs utilisateurs se faire discrets. Les nouvelles règles qui arrivent font peur, surtout aux États-Unis où les contrôles se multiplient. L’Europe suit le mouvement avec ses propres mesures. Plus sur ce sujet : Bitcoin Plonge et Villeroy de Galhau.
Les mineurs souffrent doublement. D’abord le prix du Bitcoin qui chute, ensuite l’électricité qui flambe. Certains ferment boutique, d’autres délocalisent vers des pays moins chers. La puissance de calcul du réseau Bitcoin reste stable pour l’instant, mais ça pourrait changer si la situation perdure.
Les fonds d’investissement restent partagés. Certains comme Ark Invest voient une opportunité d’achat, d’autres comme Grayscale préfèrent réduire l’exposition. Les institutionnels attendent des signaux plus clairs avant de bouger. Personne ne veut prendre de risque inutile dans ce contexte.
L’analyse technique montre Bitcoin sous les 80 000 dollars, loin de son sommet d’octobre. Les supports psychologiques de 70 000 puis 60 000 dollars sont dans le viseur des traders. Si ça casse, la chute pourrait s’accélérer vers les 50 000 dollars, niveau qui ramènerait Bitcoin aux prix de mi-2024.
Les banques centrales mondiales coordonnent leurs efforts contre les cryptomonnaies. La Banque du Japon a rejoint le mouvement le 3 février en annonçant des restrictions sur les investissements crypto des institutions financières nippones. Même son de cloche du côté de la Banque d’Angleterre qui prépare un cadre réglementaire strict pour 2025. Mark Carney, ancien gouverneur, a déclaré que « l’ère de la complaisance réglementaire touche à sa fin ». L’effet domino se propage : l’Australie, le Canada et la Suisse étudient des mesures similaires.
Les géants de la tech changent aussi de cap. Microsoft a discrètement retiré Bitcoin de sa trésorerie en janvier, suivant l’exemple de PayPal qui a réduit ses services crypto de 30%. Amazon Web Services a suspendu plusieurs projets blockchain, citant « l’incertitude réglementaire croissante ». Pendant ce temps, les hackers profitent du chaos : 2,1 milliards de dollars volés sur les plateformes crypto depuis le début 2025, selon Chainalysis. Un record qui fait froid dans le dos. Les assureurs crypto augmentent leurs primes de 40% face à cette recrudescence des cyberattaques.