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Oslo – Le plus gros fonds souverain du monde vient de faire un pari massif. Norges Bank Investment Management (NBIM) a boosté son exposition indirecte au bitcoin de 149 % en 2025, selon K33. Ça représente maintenant 9 573 bitcoins.
Le fonds norvégien n’achète pas directement du bitcoin. Plutôt malin comme approche. Il mise sur Marathon Digital Holdings, Metaplanet, Coinbase et Block. Ces quatre positions représentent 81 % de ses 837 millions de dollars d’exposition crypto. Marathon Digital reste son cheval de bataille – cette boîte de minage américaine a explosé en bourse l’année dernière. NBIM a visé juste sur ce coup-là. Metaplanet Holdings, dirigée par des vétérans du secteur, développe des technologies crypto prometteuses. Le fonds norvégien cherche à capturer l’innovation qui pousse le secteur vers le haut.
Coinbase pèse lourd aussi.
La plateforme d’échange crypto numéro un mondiale reste un pilier de la stratégie NBIM. Depuis son entrée en bourse en avril 2021, Coinbase a atteint une valorisation de 85 milliards de dollars. Pas mal pour une boîte qui existait à peine il y a dix ans. Block, l’ancienne Square de Jack Dorsey, complète le tableau. La société a investi 170 millions supplémentaires dans le bitcoin en 2025, renforçant sa position crypto.
Bitcoin a touché 68 000 dollars en novembre dernier. Le timing de NBIM était parfait pour surfer sur cette vague. Mais décembre a montré la volatilité du marché – le prix a brièvement atteint 70 000 dollars avant de redescendre. Les analystes de K33 notent que ces mouvements rapides demandent une vigilance accrue des institutionnels.
Le ministre des Finances norvégien Kjell Ingolf Ropstad suit ça de près. Le 15 janvier 2026, il a dit qu’il surveillerait les investissements NBIM pour s’assurer qu’ils collent aux objectifs nationaux. Normal quand on gère l’argent public.
Pas de commentaires officiels de NBIM sur 2026 pour l’instant.
Les discussions internes évoquent une possible augmentation des investissements dans la sécurité crypto. Mais rien de finalisé encore. Le Parlement norvégien débat aussi de ces stratégies crypto. Y a du monde qui regarde ce que fait le fonds avec l’argent du pétrole norvégien. Marathon Digital a vu sa valeur boursière exploser, validant le pari initial de NBIM. Cette performance remarquable a renforcé la conviction du fonds dans le potentiel de rendement de ces actifs crypto.
Block diversifie ses services crypto sous Dorsey. Ça renforce sa position dans le portefeuille norvégien. La société mise tout sur l’intégration des cryptomonnaies dans ses opérations quotidiennes. Un choix qui paie pour l’instant. Les observateurs attendent les prochaines décisions du fonds souverain. Notamment l’allocation de nouveaux capitaux crypto pour 2026. Aucune déclaration officielle à ce sujet. Les spéculations vont bon train sur les prochaines étapes.
La stratégie d’investissement indirect présente des avantages. NBIM évite les complications réglementaires de la détention directe de bitcoin. En même temps, il capture l’exposition au secteur via des entreprises cotées. Malin comme approche pour un fonds de cette taille.
Les risques restent réels évidemment. Le marché crypto reste notoirement volatil. Les investissements dans des entreprises liées peuvent subir de fortes variations. NBIM mise sur une approche long terme pour équilibrer risques et opportunités. Le secteur crypto continue son expansion malgré la volatilité.
L’exposition indirecte permet aussi une diversification des risques. Au lieu de miser tout sur le bitcoin directement, NBIM répartit sur plusieurs entreprises du secteur. Marathon pour le minage, Coinbase pour les échanges, Block pour les services financiers crypto. Chaque position couvre un segment différent de l’écosystème.
Les 837 millions de dollars d’exposition représentent encore une petite partie du fonds total NBIM. Mais c’est un signal fort de l’intérêt institutionnel pour les cryptos. D’autres fonds souverains regardent probablement cette stratégie de près. La Norvège fait souvent figure de précurseur dans la gestion d’actifs.
K33 continue de suivre l’évolution de cette exposition crypto. Les rapports futurs montreront si NBIM maintient cette stratégie ou l’ajuste selon les conditions de marché. Pour l’instant, les 9 573 bitcoins d’exposition indirecte marquent une étape importante dans l’adoption institutionnelle des cryptomonnaies.
D’autres géants institutionnels observent attentivement les mouvements de NBIM. Le fonds souverain de Singapour GIC et l’Abu Dhabi Investment Authority ont récemment recruté des spécialistes blockchain. Leurs équipes étudient des stratégies similaires d’exposition indirecte aux cryptomonnaies. Harvard Management Company, qui gère la dotation de l’université, possède déjà des parts dans plusieurs fonds crypto depuis 2021. Ces précédents institutionnels légitiment l’approche norvégienne auprès des régulateurs européens.
Les mineurs de bitcoin comme Marathon Digital bénéficient directement de cette tendance institutionnelle. Riot Platforms et CleanSpark, concurrents de Marathon, ont vu leurs valorisations grimper de 180% et 220% respectivement en 2024. Cette course attire les capitaux institutionnels vers tout l’écosystème minier. Les analystes de JPMorgan estiment que les investissements institutionnels dans les mineurs crypto pourraient tripler d’ici fin 2026. Goldman Sachs a d’ailleurs lancé un fonds dédié aux entreprises crypto en décembre dernier, ciblant spécifiquement les mineurs et plateformes d’échange.





