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Le régulateur financier britannique vient de rendre la vie moins chère pour des centaines d’entreprises. La Financial Conduct Authority a finalisé de nouvelles règles de reporting des transactions qui permettront à l’industrie d’économiser plus de 100 millions de livres chaque année — et les changements sont plus importants qu’ils ne le paraissent sur le papier.
Le chiffre principal est de 108 millions de livres. C’est la différence entre ce que le reporting des transactions MiFID coûte actuellement à l’industrie — 493 millions de livres par an — et ce que la FCA prévoit que les entreprises paieront une fois le nouveau cadre en place, soit environ 385 millions de livres par an. Pour mettre cela en perspective, ce n’est pas une erreur d’arrondi. C’est une part significative du budget de conformité restituée aux entreprises qui ont passé des années à absorber l’augmentation des coûts réglementaires dans tous les domaines.
Moins de champs, moins de tracas
Le cœur de la réforme est assez simple. Les champs de reporting passent de 65 à 52. Les dérivés de change sont complètement retirés des exigences de reporting, ce qui allège la pression sur plus de 400 entreprises qui devaient suivre et soumettre ces données. Et environ 7 millions d’instruments financiers — actions, obligations, certains dérivés — qui ne sont échangés que sur des plateformes de l’UE n’auront plus besoin d’être reportés. Ce dernier point à lui seul devrait permettre aux entreprises d’économiser environ 32 millions de livres par an.
Et puis il y a la fenêtre de correction des erreurs. Actuellement, les entreprises ont cinq ans pour revenir en arrière et corriger les erreurs de reporting historiques. La FCA réduit cela à trois ans. Cela semble mineur, mais ce n’est pas le cas — le régulateur s’attend à ce que le volume des resoumissions diminue d’un tiers en conséquence. Quiconque a déjà participé à un exercice de resoumission sait à quel point cela peut être coûteux et chronophage.
La date d’entrée en vigueur est le 3 avril 2028. La FCA dit avoir choisi ce calendrier délibérément, pour donner aux entreprises suffisamment de temps pour reconstruire ou reconfigurer leurs systèmes de reporting sans se précipiter. Mais les entreprises prêtes à avancer plus tôt ne seront pas obligées d’attendre — l’approche de supervision flexible de la FCA permet aux entreprises préparées d’adopter les changements avant la date prévue.
Le groupe de travail en coulisses
Ce n’est pas seulement la FCA qui travaille sur ce sujet. Le régulateur mène la réforme en collaboration avec la Banque d’Angleterre et le Trésor, dans le but explicite d’aligner les normes de reporting des transactions et post-trade entre les trois organismes. Ce type de coordination ne se fait pas automatiquement, et la FCA semble en être consciente.
Pour garder le cap, le régulateur a mis en place le Groupe de travail sur l’harmonisation du reporting des transactions et post-trade. Il a tenu sa première réunion en juillet 2026. Le rôle du groupe de travail est essentiellement de s’assurer qu’à mesure que ces changements se déploient, ils ne créent pas de nouvelles incohérences entre les différentes parties du paysage de reporting. La cohérence entre les organismes de réglementation peut sembler bureaucratique, mais pour les entreprises qui doivent rendre compte à plusieurs régulateurs simultanément, c’est en réalité un enjeu majeur.
Les réformes sont décrites dans le Document de consultation CP25/32 et la Déclaration de politique PS26/15. Ces documents exposent en détail la logique de la FCA — et il est assez clair que l’objectif n’est pas seulement de réduire les coûts pour le plaisir de le faire. La FCA veut maintenir l’intégrité du marché intacte. Elle supprime le reporting qu’elle considère comme redondant ou de faible valeur, des données qui ne l’aidaient pas vraiment à détecter les abus de marché ou à surveiller la stabilité de manière significative.
Ce que la FCA dit qu’elle a encore besoin
Les données précises ne disparaissent pas. La FCA précise que les exigences rationalisées visent à concentrer le reporting sur les informations les plus pertinentes — celles qui aident réellement les superviseurs à faire leur travail. Détection des abus de marché, supervision des entreprises, surveillance de la stabilité. Le régulateur pense pouvoir faire tout cela avec 52 champs au lieu de 65, et sans que les dérivés de change n’encombrent le pipeline.
Il y a aussi un angle de compétitivité ici. Les marchés britanniques ont été sous pression pour prouver qu’ils peuvent rivaliser à l’échelle mondiale, surtout après le Brexit, lorsque les entreprises ont commencé à peser le coût de fonctionnement sous les règles britanniques par rapport aux règles de l’UE ou d’autres juridictions. Réduire de 108 millions de livres les coûts de conformité annuels n’est pas une solution miracle pour cela, mais c’est un signal réel. La FCA essaie de se débarrasser de la réputation selon laquelle la réglementation britannique est simplement coûteuse sans être efficace.
Le changement de la fenêtre de correction de trois ans ne fera probablement pas les gros titres tout seul. Mais combiné à la réduction des champs et à l’exclusion des dérivés de change, cela se traduit par un environnement de conformité que les entreprises trouveront sensiblement plus léger. Que la date limite d’avril 2028 soit respectée — ou que les entreprises poussent pour avancer en nombre significatif — reste encore à voir.
Les détails sont dans PS26/15. Les entreprises qui ne l’ont pas lu devraient probablement le faire.
Questions Fréquentes
Combien les nouvelles règles de reporting des transactions de la FCA permettront-elles d’économiser chaque année aux entreprises ?
La FCA estime des économies annuelles de 108 millions de livres, réduisant les coûts totaux de reporting des transactions MiFID de 493 millions de livres à environ 385 millions de livres.
Combien de champs de reporting seront requis selon les nouvelles règles de la FCA ?
Le nombre de champs de reporting requis passe de 65 à 52 selon les réformes définies dans la Déclaration de politique PS26/15.
Pourquoi c'est important
La réduction des coûts de reporting imposée par la FCA marque un tournant significatif pour l'industrie financière britannique, souvent critiquée pour sa régulation lourde. En allégeant le fardeau financier des entreprises, ces nouvelles règles pourraient favoriser l'innovation et la compétitivité, notamment dans un contexte où la numérisation des services financiers s'accélère. De plus, cette initiative pourrait encourager une meilleure conformité et une transparence accrue, renforçant ainsi la confiance des investisseurs dans le système financier.





