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Un nouveau comité d’action politique vient de s’engager dans l’un des combats les plus complexes de Washington concernant les cryptomonnaies. Le groupe pousse fortement sur le débat autour de la loi CLARITY, arguant que les constructeurs — les développeurs et ingénieurs qui écrivent réellement le code — sont laissés pour compte dans la précipitation à réglementer les actifs numériques.
La plainte principale du PAC est assez simple : la loi CLARITY, telle qu’elle est rédigée, ne fait pas assez pour protéger les personnes qui construisent l’infrastructure. Pas d’exemptions. Pas de dispositions sur mesure. Juste un langage réglementaire large qui pourrait s’appliquer aux développeurs de la même manière qu’aux bourses ou aux émetteurs de jetons — et c’est un problème, dit le comité, car ce ne sont pas les mêmes choses.
Ce que le PAC veut réellement
Les constructeurs, pour ceux qui ont besoin d’un rappel, sont les développeurs et innovateurs créant des technologies fondamentales au sein de l’écosystème crypto. Écrivains de contrats intelligents. Architectes de protocoles. Les personnes qui livrent du code que personne en dehors de l’industrie ne voit jamais mais sur lequel tout fonctionne. Le PAC veut que les législateurs les traitent différemment — ou au moins reconnaissent qu’ils existent dans une catégorie distincte des acteurs financiers sur lesquels la loi CLARITY semble le plus concentrée.
Le comité fait activement pression pour des amendements. Il s’engage directement avec les législateurs, faisant valoir que les changements réglementaires doivent créer ce qu’il appelle un « environnement propice à l’avancement technologique. » Sans cela, avertit le PAC, l’industrie pourrait faire face à une stagnation. C’est un mot fort, et c’est probablement le bon. Quand les développeurs ne peuvent pas construire librement — quand chaque ligne de code comporte un risque juridique — les projets ralentissent, les équipes se déplacent à l’étranger, et la compétitivité des États-Unis en prend un coup.
Ce n’est pas un nouvel argument. Les constructeurs soulèvent cette préoccupation depuis des années à travers plusieurs cycles de législation sur les cryptomonnaies. Mais l’entrée formelle du PAC dans le combat autour de la loi CLARITY donne plus de poids institutionnel à l’argument, et plus de force de lobbying derrière lui.
La tension réglementaire plus large
La loi CLARITY elle-même n’est pas purement hostile aux cryptomonnaies. Le but de la loi est de clarifier l’ambiguïté réglementaire qui a hanté les entreprises d’actifs numériques pendant des années — le va-et-vient sans fin sur la question de savoir si un jeton est une valeur mobilière, une marchandise, ou autre chose. Des cadres plus clairs pourraient en fait aider l’industrie. Le PAC ne plaide pas contre la clarté. Il plaide contre une version de la clarté qui ne tient pas compte des personnes effectuant le travail technique.
C’est une position nuancée, et c’est un peu difficile à communiquer dans une salle d’audience du Sénat. Le PAC semble le savoir. Il cadre son argumentation autour de la protection des consommateurs aussi — arguant qu’une approche équilibrée protège les utilisateurs tout en permettant aux constructeurs de faire leur travail. Une réglementation qui ne protège les consommateurs qu’en écrasant les développeurs ne protège vraiment personne à long terme, car il ne restera plus rien à réglementer.
Les enjeux ici sont réels. Un vote au Sénat est imminent, et le PAC intensifie ses efforts avant celui-ci. Si la loi est adoptée sans amendements répondant aux préoccupations des constructeurs, il n’y a probablement pas de solution facile par la suite. C’est la nature de la législation — c’est beaucoup plus difficile à rouvrir qu’il n’y paraît de l’extérieur.
Ce que les constructeurs risquent de perdre
Les implications pratiques sont vastes. Le PAC affirme que le résultat de ce vote pourrait façonner tout, des nouveaux lancements de jetons au développement de la blockchain de manière plus large. Ce n’est pas de l’hyperbole. Les cadres réglementaires aux États-Unis ont tendance à donner le ton à l’échelle mondiale, et si la loi américaine considère les développeurs comme présumés responsables de ce que les utilisateurs font avec leur code, cela refroidit rapidement le développement.
Le comité se concentre également sur les barrières à l’entrée. Les technologies émergentes — nouveaux protocoles, nouvelles chaînes, nouvelles applications — ne peuvent pas absorber les coûts de conformité élevés de la même manière que les acteurs établis. Un cadre qui fonctionne bien pour Coinbase pourrait être pratiquement insurmontable pour une équipe de trois personnes construisant un nouveau réseau de couche 2. Le PAC veut que la législation reflète cette différence.
Il n’est pas clair si les amendements que le PAC pousse gagneront du terrain avant le vote. Les législateurs sont sous pression de multiples directions — défenseurs des consommateurs, régulateurs financiers, groupes industriels — et les préoccupations des constructeurs ne sont pas toujours la voix la plus forte dans la salle. Le PAC essaie de changer cela.
Aucun calendrier pour le vote au Sénat n’a été spécifié publiquement. L’engagement du PAC avec les législateurs se poursuit.
Questions Fréquentes
Qu’est-ce que la loi CLARITY ?
La loi CLARITY est une législation proposée aux États-Unis visant à créer des cadres réglementaires plus clairs pour les actifs numériques et les cryptomonnaies, en abordant l’ambiguïté de longue date concernant la classification et la réglementation des jetons.
Pourquoi le nouveau PAC est-il préoccupé par la loi CLARITY ?
Le PAC affirme que la loi manque de dispositions qui soutiennent adéquatement les constructeurs — développeurs et innovateurs dans le secteur crypto — et avertit que sans amendements, la législation pourrait étouffer l’innovation et freiner le progrès technologique dans l’industrie.