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Le secrétaire au Trésor Scott Bessent veut que ça bouge vite. Mercredi, il a mis la pression sur les sénateurs américains pour qu’ils adoptent le Clarity Act dès leur retour de congé — et il n’a pas mâché ses mots sur ce qui se passe si rien ne se vote.
D’après Bessent, le projet de loi sert à bloquer les « mauvais acteurs » qui exploitent la technologie des actifs numériques. Un vote était prévu en août. Ça n’a pas eu lieu. Reporté à la semaine prochaine, donc, et l’industrie crypto retient son souffle depuis des semaines. Le Clarity Act, pour rappel, a déjà passé la Chambre des représentants l’an dernier. Mais au Sénat, c’est une autre histoire — les désaccords entre banques et entreprises crypto ont freiné la machine, notamment autour d’un point précis : les rendements que les plateformes crypto veulent offrir aux clients via leurs stablecoins. Le lobby bancaire n’aime pas ça. Pas du tout.
Pas de vote, pas de leadership.
Bessent joue la carte de la sécurité nationale
Pour Bessent, laisser traîner ce vote ne serait pas juste un raté législatif. Ce serait un signal. Un mauvais signal envoyé aux alliés et aux adversaires des États-Unis — le genre de signal qui dit que Washington refuse de piloter l’avenir des actifs numériques. Il a insisté sur les implications pour la sécurité nationale, un angle qui tranche avec le discours purement économique qu’on entend souvent sur ce dossier.
En juillet déjà, Bessent avait poussé dans le même sens. Il était même allé jusqu’à citer Satoshi Nakamoto — le créateur pseudonyme de Bitcoin — pour appuyer sa conviction sur l’importance stratégique du projet. Difficile de faire plus symbolique pour un secrétaire au Trésor américain.
Et Trump est dans la même ligne. En août, le président a dit aux législateurs que pour que les États-Unis restent « leaders incontestés en Bitcoin et crypto », ils devaient adopter cette législation qu’il a qualifiée de « très, très puissante ». Deux « très ». Le message est clair.
L’amendement éthique qui divise
Un nouvel amendement circule depuis juillet, et il a ajouté une couche de complexité au débat. Le texte vise à interdire aux fonctionnaires gouvernementaux de promouvoir des cryptomonnaies ou d’en tirer profit personnellement. Sur le papier, ça semble raisonnable. En pratique, ça a rallumé des tensions politiques.
Certains démocrates ont pointé du doigt les pratiques de la famille Trump — sans forcément nommer des faits précis dans les débats publics, mais l’allusion est là. Ils estiment que l’administration actuelle n’a pas fait suffisamment pour éviter les conflits d’intérêt dans ce secteur. Et même avec cet amendement, plusieurs élus du camp démocrate trouvent que le projet ne va pas assez loin. Ils veulent des ajustements supplémentaires, notamment sur les questions d’éthique et de transparence.
Pas clair encore combien de voix manquent exactement pour passer le cap.
Le Clarity Act, dans sa forme actuelle, propose un cadre pour diviser formellement la supervision des actifs numériques entre les régulateurs financiers. En gros, il s’agit de décider qui surveille quoi — et de distinguer clairement les actifs qui sont des titres, ceux qui sont des matières premières, et les stablecoins. L’industrie crypto réclame cette clarté depuis longtemps. Sans elle, les entreprises du secteur naviguent dans un flou juridique qui freine les investissements et complique les décisions de conformité.
Mais le flou politique autour du vote reste entier.
Banques contre crypto : le vrai frein
Le conflit entre le lobby bancaire et les entreprises crypto n’est pas nouveau, mais il a pesé lourd sur ce dossier. Le point de friction principal tourne autour des stablecoins et des rendements que les plateformes crypto veulent proposer à leurs clients. Les banques voient ça comme une concurrence directe sur leur terrain — et elles ont fait entendre leur voix auprès des législateurs.
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le vote d’août a sauté. Les négociations en coulisses entre ces deux camps n’ont visiblement pas abouti à temps.
L’administration Trump pousse quand même. Bessent pousse. Et l’industrie attend. Les semaines à venir vont dire si ce projet de loi, attendu depuis des années par le secteur des actifs numériques, finit enfin par sortir du Sénat — ou si les tensions politiques et les intérêts divergents le font encore glisser.
Le vote est prévu la semaine prochaine. Trump a dit « très, très puissante ».
Questions Fréquentes
Qu’est-ce que le Clarity Act exactement ?
Le Clarity Act est un projet de loi qui vise à créer un cadre réglementaire formel pour les actifs numériques aux États-Unis, en répartissant la supervision entre les régulateurs financiers et en distinguant les titres, les matières premières et les stablecoins.
Pourquoi le vote du Clarity Act a-t-il été reporté depuis août ?
Le vote prévu en août a été reporté à la semaine prochaine, principalement en raison des désaccords entre le lobby bancaire et les entreprises crypto, notamment sur la question des rendements des stablecoins, ainsi que des débats autour d’un amendement éthique interdisant aux fonctionnaires de tirer profit des cryptomonnaies.
Qui soutient le Clarity Act au niveau de l’exécutif américain ?
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le président Donald Trump poussent tous deux activement pour l’adoption du texte, Trump ayant qualifié la législation de « très, très puissante » en août.
Pourquoi c'est important
L'adoption rapide du Clarity Act pourrait marquer un tournant significatif dans la régulation des actifs numériques aux États-Unis, un secteur en pleine expansion mais également confronté à des risques de manipulation et de fraudes. En renforçant le cadre législatif, le Sénat pourrait non seulement protéger les investisseurs, mais aussi favoriser un environnement plus stable pour l'innovation technologique dans la finance. Ce projet de loi s'inscrit dans un contexte où la clarté réglementaire est essentielle pour attirer des investissements et garantir la confiance des utilisateurs dans les actifs numériques.





