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Mercredi, le prix du bitcoin a connu une baisse significative, chutant de 3,6 % pour atteindre 100 803 $, alors que les investisseurs se préparent à un vote crucial de la Chambre des représentants visant à mettre fin à la fermeture du gouvernement américain. Cette baisse survient malgré une hausse des actions américaines et de l’or, le Dow Jones ayant gagné 423 points.
La situation économique actuelle provoque des mouvements intéressants sur les marchés. Le S&P 500 a légèrement progressé de 0,1 %, tandis que le Nasdaq a reculé de 0,3 %. Le prix de l’or a dépassé les 4 200 $, et l’argent s’échange au-dessus de 53 $. Ces fluctuations illustrent un déplacement des investisseurs vers des actifs jugés plus sûrs.
Le contexte politique aux États-Unis exerce une pression sur les investisseurs en crypto-monnaies. Le bitcoin, souvent perçu comme une couverture contre l’instabilité économique, est ici affecté par l’incertitude politique autour de la fermeture du gouvernement. Cette situation n’est pas sans rappeler la crise de 2013, lorsque le gouvernement américain avait également connu une fermeture prolongée, créant des turbulences sur les marchés financiers.
Les analystes pointent du doigt une prise de bénéfices et une diminution des flux institutionnels comme raisons possibles de ce repli du bitcoin. Néanmoins, certains indicateurs, tels que le ratio de profit non réalisé net (NUP), suggèrent que le bitcoin pourrait être proche d’un creux à court terme. En 2024, des niveaux similaires avaient précédé des rebonds de 15 à 25 % le mois suivant.
Le vote de la Chambre des représentants, prévu aujourd’hui, pourrait mettre fin à cette fermeture historique du gouvernement. Le président Trump a déjà indiqué qu’il signerait la mesure une fois sur son bureau. Le président de la Chambre, Mike Johnson, tente de rallier une majorité étroite du Parti républicain et reste optimiste quant au passage de la loi.
La fermeture prolongée du gouvernement a eu des répercussions considérables, touchant des millions d’Américains. Près de 900 vols ont été annulés aujourd’hui, bien que les problèmes de personnel du contrôle aérien semblent s’atténuer. De plus, de nombreux bénéficiaires de programmes fédéraux, comme le SNAP, attendent toujours des certitudes quant à leurs prestations après la décision de la Cour suprême de maintenir les paiements complets en suspens.
Sur le front politique, les tensions montent alors que les démocrates de la Chambre demandent des comptes. Le représentant Hakeem Jeffries a critiqué les démocrates du Sénat qui se sont rangés du côté des républicains sur la question du financement du gouvernement, affirmant qu’ils devront « s’expliquer ». Les législateurs naviguent entre l’unité du parti et la pression publique pour rouvrir le gouvernement.
Du côté de la politique monétaire, les marchés évaluent également la possibilité d’une baisse des taux en décembre par la Réserve fédérale. Les traders estiment à environ 72 % la probabilité d’une réduction de 25 points de base, bien que les responsables soient partagés entre les préoccupations concernant l’inflation et le ralentissement de la croissance.
Lors de la dernière réunion, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a indiqué que des désaccords internes et le manque de données économiques en raison de la fermeture du gouvernement rendaient peu probable toute nouvelle réduction des taux d’intérêt pour l’année. Malgré cela, la Fed avait réduit les taux d’un quart de point pour soutenir le marché de l’emploi.
Powell a souligné que les perturbations continues, causées par la fermeture du gouvernement qui a retardé la publication de données essentielles, compliquaient la prise de décision en politique monétaire. Ces difficultés n’ont pas facilité une remontée du prix du bitcoin.
À la fin octobre, le prix du bitcoin était d’environ 109 000 $. Depuis, il a continué de baisser, passant parfois sous la barre des 100 000 $. Lors d’une conférence de presse après la réunion de deux jours, Powell a mentionné que la Fed avait utilisé toutes les sources de données disponibles pour guider ses décisions.
Il a comparé la prise de décision à « rouler dans le brouillard », suggérant que la Fed pourrait devoir agir avec prudence. La prolongation de la fermeture du gouvernement, à l’époque dans son deuxième mois, a bloqué la diffusion d’indicateurs économiques cruciaux, compliquant la capacité de la Fed à répondre rapidement aux changements dans l’emploi et l’inflation, même si le président Donald Trump a publiquement plaidé pour de nouvelles réductions des taux.
Cette crise politique et économique illustre les défis complexes auxquels les États-Unis sont confrontés, avec des répercussions qui se font ressentir bien au-delà des frontières américaines. Les marchés internationaux observent avec attention, conscients que la résolution de cette impasse pourrait influencer les décisions économiques mondiales dans les mois à venir.



