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Les superviseurs financiers européens viennent de publier leur rapport annuel 2025. Et il est assez clair sur leurs priorités actuelles.
Les autorités européennes de surveillance, c’est-à-dire les AES, se concentrent sur deux grandes choses : la résilience cybernétique et les risques liés aux crypto-actifs. Le rapport contient de nombreux détails sur leurs efforts pour protéger les consommateurs et maintenir la stabilité des marchés. Ils s’inquiètent des menaces numériques, des escroqueries crypto et des fraudes alimentées par l’IA. Les AES ont coordonné avec la Commission européenne et le Comité européen du risque systémique tout au long de 2025, avec l’EIOPA à la présidence du comité. La coordination de la supervision à travers l’UE a reçu beaucoup d’attention, surtout avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles numériques.
DORA est en place. C’est fait.
Les règles de résilience numérique sont désormais en vigueur
La loi sur la résilience opérationnelle numérique—DORA en abrégé—a pris effet en janvier 2025. Tous les instruments juridiques ont été livrés avant la date limite. L’Autorité bancaire européenne a pris les devants pour identifier les fournisseurs TIC tiers critiques, ceux qui gèrent essentiellement l’infrastructure numérique pour les banques et les entreprises financières à travers l’Europe. Ces fournisseurs sont désormais sous surveillance formelle, ce qui représente un changement important dans la manière dont l’UE considère le risque technologique.
Les AES ne se sont pas arrêtées là. Elles ont lancé deux nouveaux outils : la plateforme de partage d’informations sur les incidents cyber et l’échange de renseignements sur les menaces. Les deux visent à aider les pays de l’UE à partager plus rapidement les informations lors d’attaques cyber. L’idée est simple—si un pays repère une menace, tout le monde doit en être informé immédiatement. Cela fait partie d’un effort plus large pour rendre les marchés financiers de l’UE plus résistants aux perturbations numériques.
Mais le rapport parle aussi de simplifier les règles. Cela semble contradictoire, non ? Les AES ont soutenu les efforts pour rationaliser les réglementations financières de l’UE tout en maintenant la protection des consommateurs. Elles ont apporté des ajustements aux documents d’information clé PRIIPs et aux exigences de rapport SFDR. L’objectif était de réduire la bureaucratie sans ouvrir la porte à plus de risques.
Bordel géopolitique et avertissements sur les crypto
Le rapport ne dissimule pas les menaces. L’instabilité géopolitique est une préoccupation majeure. Les restrictions commerciales, les conflits—ces choses perturbent la stabilité du marché. Les AES ont signalé la volatilité des actifs numériques comme un risque majeur, ainsi que les vulnérabilités des entités financières non bancaires. Et elles s’inquiètent de la fraude crypto, qui s’aggrave avec les escroqueries alimentées par l’IA.
Les protections juridiques pour les actifs numériques sont limitées, dit le rapport. Cela dépend du type d’actif, et beaucoup d’investisseurs de détail ne comprennent pas vraiment ce qu’ils achètent. Les AES ont émis des avertissements sur la vigilance des consommateurs, leur disant essentiellement de se méfier des schémas crypto qui semblent trop beaux pour être vrais.
La protection des consommateurs a été un sujet récurrent. Les AES ont mis à jour leurs directives sur les PRIIPs, et plusieurs pays de l’UE ont signalé des actions administratives. La Belgique, le Danemark, la Hongrie et la Pologne ont tous pris des mesures d’application liées aux règles de sécurité des consommateurs. Les AES veulent s’assurer que les entreprises respectent les règles, surtout en ce qui concerne le trading de détail et les marchés CFD.
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Elles surveillent également les BigTech. Le rapport a noté une surveillance continue des grandes entreprises technologiques alors qu’elles s’enfoncent plus profondément dans les services financiers. Les AES travaillent avec l’Autorité de lutte contre le blanchiment d’argent—AMLA—pour s’attaquer aux risques de criminalité financière. Il n’est pas clair quelles actions elles prévoient exactement, mais la coopération indique qu’elles prennent cela au sérieux.
Le Point d’accès unique européen a également été mentionné. ESAP est censé faciliter l’accès aux informations financières et liées à la durabilité. Cela fait partie d’un effort plus vaste pour améliorer la transparence et rationaliser l’échange de données à travers les marchés de l’UE. Les AES voient cela comme un outil clé pour garder les investisseurs informés et les marchés honnêtes.
Les pratiques de titrisation sont en cours d’examen. Les AES n’ont pas donné beaucoup de détails, mais elles examinent comment ces produits sont structurés et vendus. Le rapport a souligné la transparence et la responsabilité au sein du système financier, ce qui signifie probablement que plus de règles sont en préparation.
Le système d’échange de données de supervision est une autre pièce du puzzle. Ce système est conçu pour aider les organismes de réglementation de l’UE à partager des informations plus efficacement. Les AES pensent qu’il soutiendra leur mission de protéger les consommateurs et de maintenir la stabilité financière, surtout à mesure que les marchés se numérisent davantage.
Les menaces cyber sont une préoccupation constante. Les AES ont souligné que les institutions doivent renforcer leurs défenses et se préparer aux chocs potentiels. Les risques géopolitiques comme les restrictions commerciales et les conflits contribuent à la volatilité du marché, et les autorités veulent que les entreprises soient prêtes.
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Le rapport a également abordé les changements structurels du marché. Les AES essaient de rester en avance sur les changements dans le fonctionnement des marchés, de la montée des actifs numériques à l’influence croissante des entreprises technologiques dans la finance. Elles développent de nouveaux outils et cadres pour suivre ces changements, mais c’est une cible mouvante.
Les sanctions administratives en Belgique, au Danemark, en Hongrie et en Pologne montrent que les AES ne plaisantent pas. Ces actions visent à envoyer le message que les règles de protection des consommateurs comptent, et que les entreprises qui les enfreignent feront face à des conséquences. Les AES ont signalé ces sanctions dans le cadre de leurs efforts plus larges pour maintenir des normes élevées sur les marchés de l’UE.
Le rapport s’est conclu par un focus sur les initiatives en cours. ESAP, le système d’échange de données de supervision, et la coopération avec l’AMLA sont tous des travaux en cours. Les AES naviguent dans un paysage financier en évolution, essayant de concilier innovation et sécurité. Elles surveillent les marchés crypto, surveillent les BigTech et poussent pour de meilleures défenses cyber. C’est beaucoup à jongler, et le rapport montre clairement qu’elles ne prennent rien de tout cela à la légère.
Questions Fréquentes
Qu’est-ce que DORA et quand est-elle entrée en vigueur ?
La loi sur la résilience opérationnelle numérique est un cadre réglementaire de l’UE qui renforce la résilience numérique pour les institutions financières. Elle est devenue applicable en janvier 2025, avec tous les instruments juridiques livrés avant la date limite.
Quels pays ont signalé des actions administratives liées à la protection des consommateurs ?
La Belgique, le Danemark, la Hongrie et la Pologne ont tous signalé des sanctions administratives liées aux PRIIPs et aux règles de sécurité des consommateurs dans le rapport 2025 des AES.
Quels sont les principaux risques identifiés dans le rapport des AES ?
Le rapport signale l’instabilité géopolitique, les menaces cyber, la volatilité des actifs numériques, la fraude crypto, les escroqueries alimentées par l’IA, et les vulnérabilités des entités financières non bancaires comme des risques majeurs pour les marchés financiers de l’UE.





