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URGENT
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37 banques soutiennent l’initiative de stablecoin euro de Qivalis avant le sommet de Madrid

37 Banks Back Qivalis Euro Stablecoin Push Ahead of Madrid Summit
37 banques soutiennent l'initiative de stablecoin euro de Qivalis avant le sommet de Madrid
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Les banques européennes ne restent pas les bras croisés. Un consortium de 37 institutions appelé Qivalis s’efforce de lancer un stablecoin libellé en euros sous le cadre réglementaire MiCA, et l’effort prend une ampleur considérable avant une grande réunion à Madrid prévue pour fin octobre.

Qivalis compte parmi ses membres BBVA, BNP Paribas et Raiffeisen Bank. Ce n’est pas un petit groupe de startups fintech expérimentant en marge — ce sont des piliers centraux de la banque de détail et d’entreprise européenne. L’objectif déclaré du consortium est de construire une infrastructure de paiements 24/7 et de règlement instantané conçue pour une économie numérique mondiale. Et il y a un enjeu géopolitique dans tout cela : l’initiative est en grande partie une réponse directe aux craintes que les stablecoins libellés en dollars, soutenus par des géants américains de la technologie et de la finance, ne dominent la prochaine génération de paiements numériques si l’Europe ne bouge pas rapidement.

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C’est une véritable préoccupation.

Qivalis, MiCA et la course au stablecoin euro

Les stablecoins indexés sur des devises traditionnelles ont remodelé les paiements transfrontaliers depuis des années. L’infrastructure est plus rapide, moins chère et de plus en plus difficile à ignorer pour les banques traditionnelles. Ainsi, les institutions européennes se précipitent pour prendre les devants plutôt que de se faire dépasser. Qivalis est leur véhicule. En opérant sous MiCA — la réglementation phare de l’UE sur les crypto-actifs — le consortium parie qu’un stablecoin euro conforme et réglementé peut rivaliser avec tout ce que Circle, Ripple ou un futur token en dollars soutenu par une banque américaine pourrait lancer sur le marché.

Les mécanismes spécifiques de fonctionnement du stablecoin, qui gardera les réserves et à quoi ressemble le calendrier de déploiement n’ont pas été divulgués. Toujours flou. Mais le poids institutionnel derrière le projet est difficile à ignorer.

Au-delà de Qivalis lui-même, le large éventail d’institutions impliquées dans cette conversation est vaste. Santander, Visa, Mastercard, Eurobank, Renta 4, Unicaja, Stripe et Rain devraient tous participer à MERGE Madrid 2026, l’événement qui devient le point focal de tout cela. Ce sont des banques traditionnelles, des réseaux de cartes mondiaux et des entreprises crypto-natives dans la même pièce. Cela n’arrive pas souvent.

MERGE Madrid 2026 : Qui vient et pourquoi c’est important

MERGE Madrid se déroule du 27 au 29 octobre. Les lieux sont la Bourse de Madrid et le Palais de Cibeles — pas exactement un garage de startup. Les organisateurs attendent plus de 3 000 participants et plus de 250 intervenants. L’agenda couvre les stablecoins, la tokenisation d’actifs, l’intelligence artificielle dans les services financiers, et le paysage fintech plus large qui redéfinit la manière dont l’argent circule.

L’événement débute le 27 octobre avec un Sommet Institutionnel exclusif — une session fermée de haut niveau conçue pour que les banques, les régulateurs et les grandes entreprises puissent débattre des questions stratégiques avant l’ouverture de la conférence plus large. C’est le genre de format qui signale que les organisateurs veulent de vraies décisions, pas seulement des discours de façade.

Paula Pascual, fondatrice de MERGE, a été vocale sur l’importance de l’événement en ce moment. Elle le voit comme un lieu où les leaders de tous les secteurs peuvent s’asseoir et travailler sur la manière dont les actifs numériques et les stablecoins peuvent réellement être intégrés dans les systèmes financiers existants — pas seulement en théoriser. L’accent, selon Pascual, est mis sur l’infrastructure pratique : comment rendre l’argent numérique plus efficace et plus sécurisé sans faire exploser les cadres réglementaires qui maintiennent l’ensemble du système stable ?

C’est la partie difficile.

La tokenisation d’actifs est également à l’ordre du jour, et c’est probablement le sujet dormant de toute la conférence. Tokeniser des actifs du monde réel — obligations, immobilier, créances commerciales — sur des rails blockchain est quelque chose qui a été discuté pendant des années mais qui n’a commencé que récemment à passer des programmes pilotes à une véritable échelle. Les banques européennes ont de fortes incitations à être leaders ici, surtout si elles peuvent ancrer des actifs tokenisés à un stablecoin euro réglementé.

La présence de Visa et Mastercard aux côtés d’entreprises crypto comme Ripple et Circle mérite d’être surveillée. Ces réseaux de cartes ont passé des années à acquérir des entreprises crypto et à construire des rails de paiement blockchain discrètement. Leur participation à MERGE n’est pas seulement une question d’image — ils construisent activement l’infrastructure qui complétera ou concurrencera ce que Qivalis essaie de faire.

Le grand pari de l’Europe sur la finance numérique

Les enjeux ici vont au-delà de tout projet de stablecoin unique. L’Europe a vu des stablecoins en dollars américains comme USDC et USDT devenir la couche de règlement de facto pour une grande partie de l’activité crypto mondiale. C’est un problème pour la souveraineté monétaire européenne, et c’est un problème que MiCA a été conçu en partie pour résoudre en créant une voie légale claire pour des alternatives soutenues par l’euro.

Qivalis est la tentative la plus concrète à ce jour pour emprunter cette voie. Trente-sept banques forment une coalition sérieuse. Si elle parvient à lancer un produit réglementé, ce ne sera pas seulement un exploit technique — ce sera un signal que les institutions financières européennes peuvent se déplacer assez rapidement pour compter sur les marchés des actifs numériques.

Mais il est encore tôt. Les détails sur les étapes réglementaires au-delà du cadre MiCA n’ont pas été partagés. Aucune date de lancement n’a été annoncée. Et amener 37 institutions à s’accorder sur quoi que ce soit, sans parler d’un produit financier novateur, est vraiment difficile.

Ce qui est clair, c’est que MERGE Madrid sera un test de pression pour évaluer le sérieux de cette coalition. Le Sommet Institutionnel du 27 octobre est probablement l’endroit où cette question obtiendra sa première réponse réelle.

La présence d’Eurobank, Renta 4 et Unicaja à l’événement porte le nombre de grands noms bancaires européens dans la salle à un niveau qui rend le tout difficile à rejeter comme un simple exercice de relations publiques.

Questions Fréquentes

Qu’est-ce que Qivalis et combien de banques sont impliquées ?

Qivalis est un consortium de 37 institutions financières européennes, dont BBVA, BNP Paribas et Raiffeisen Bank, travaillant pour lancer un stablecoin libellé en euros sous le cadre réglementaire MiCA de l’UE.

Qu’est-ce que MERGE Madrid 2026 et quand a-t-il lieu ?

MERGE Madrid 2026 est une conférence sur l’innovation financière qui se déroule du 27 au 29 octobre à la Bourse de Madrid et au Palais de Cibeles, avec plus de 3 000 participants et plus de 250 intervenants attendus.

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Jean-Luc Maracon

Jean-Luc Maracon est un expert franco-suisse de la finance décentralisée, connu pour ses analyses pointues sur le Bitcoin, les projets Web3 européens et les enjeux réglementaires de la crypto. Basé entre Genève et Paris, il offre une perspective unique mêlant traditions bancaires et innovations blockchain. Il collabore régulièrement avec des plateformes crypto en Europe pour démocratiser l’investissement numérique. Spécialités : Bitcoin, staking, réglementation européenne, sécurité crypto, Web3.

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