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Goldman Sachs vient de signaler deux actions européennes qu’il pense pouvoir plus que doubler. L’une est une entreprise britannique d’énergie propre qui vient de subir une chute. L’autre est un géant allemand de la défense déjà en pleine expansion.
Ceres Power a chuté de plus de 31 % le mois dernier. Inquiétudes concernant la chaîne d’approvisionnement, questions sur la durabilité de la demande en IA — le marché a rapidement pris peur. Mais Goldman ne recule pas. La banque considère cette vente comme une opportunité d’achat, soulignant le modèle de licence de Ceres Power et ses liens avec la croissance des centres de données comme raisons de rester optimiste. L’objectif de prix sur 12 mois implique un gain de 168 % par rapport aux niveaux actuels. Ce n’est pas une erreur. Cent soixante-huit pour cent.
Les chiffres de Rheinmetall sont plus difficiles à ignorer.
Le trimestre exceptionnel de Rheinmetall et l’objectif de 102 %
Le contractant de défense allemand a affiché une hausse de 69 % de son chiffre d’affaires à 3,289 milliards d’euros au deuxième trimestre. Le bénéfice d’exploitation a atteint 562 millions d’euros — bien au-dessus des 470 millions d’euros prévus par les analystes. Les actions ont grimpé de 15,1 % rien qu’en juillet après ces résultats. La hausse projetée par Goldman à partir d’ici ? Encore 102 %. La poussée de réarmement en Europe ne ralentit pas, et Rheinmetall est pratiquement au centre de celle-ci. Les investisseurs obtiendront plus de détails lorsque l’entreprise publiera son bilan complet du premier semestre, et ce rapport sera probablement le véritable test pour voir si l’optimisme de Goldman se confirme.
Et il n’y a pas que ces deux-là.
BT Group et DSV sont également sur le radar de Goldman avec une prévision de gain de 64 % au cours des 12 prochains mois. Le pari de BT est la fibre — spécifiquement, être correctement rémunéré pour le réseau qu’il a développé. DSV est en train de digérer DB Schenker, le géant de la logistique qu’il a acquis, ce qui pèse clairement sur le sentiment. Les actions de DSV ont chuté de 9,3 % en juillet. Les analystes semblent indifférents. L’intégration est chaotique pour l’instant, mais la logique derrière est solide, du moins selon la lecture de Goldman.
ASML a été ajouté à la liste European Conviction Directors’ Cut de Goldman avec une projection de hausse de 52 %. Le fabricant néerlandais d’équipements pour puces se trouve à un endroit unique dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs — il est pratiquement incontournable si vous construisez des puces avancées, peu importe la direction que prend la dépense en IA. Les revenus devraient se maintenir dans divers scénarios d’investissement en puces, pense Goldman, car le positionnement produit d’ASML est suffisamment large pour en bénéficier dans les deux cas.
Le Stoxx 600 et une balade mouvementée pour les semi-conducteurs
Le contexte général mérite d’être pris en compte. Le Stoxx 600 a atteint un record, clôturant en hausse de 0,7 % à 656,86 points. Depuis le début de l’année, l’indice est en hausse d’environ 10 % en 2026. UBS a récemment relevé son objectif de fin d’année à 690 points, ce qui signifierait encore 5 % de plus par rapport à ces niveaux records. Ainsi, les actions européennes sont globalement dans une bonne position.
Mais tous les secteurs du marché ne sont pas en bon état. Les actions des semi-conducteurs ont connu une première moitié d’année mouvementée. Soitec et AT&S ont toutes deux bondi — 371 % et 330 % respectivement à leurs sommets. Puis elles ont toutes deux chuté de plus de 20 % par rapport à leurs sommets de mi-juin. Aixtron a connu une pression similaire. L’histoire du secteur reste intacte à long terme, les engagements de dépenses en capital ne se sont pas taris, mais la volatilité à court terme a été brutale pour quiconque a acheté près du sommet.
Ce genre de divergence sectorielle est en quelque sorte le point central de ce que Goldman fait ici. Ce n’est pas un appel général sur les actions européennes. C’est une liste de noms spécifiques où la banque pense que le marché a soit mal évalué le risque, soit complètement manqué le potentiel de hausse.
Énergie propre, défense, logistique — Un large éventail
La chute de Ceres Power est un bon exemple. Les développeurs d’énergie propre ont traversé une période difficile alors que les investisseurs remettent en question le rythme de la transition énergétique et s’inquiètent des coûts des intrants. Mais Ceres ne fabrique pas à grande échelle — il licence sa technologie. C’est un profil de risque différent de celui d’un fabricant traditionnel, et Goldman semble penser que le marché ne l’a pas pleinement pris en compte. L’angle des centres de données ajoute une autre couche. L’infrastructure IA a besoin d’énergie, beaucoup d’énergie, et les entreprises avec des solutions crédibles en énergie propre attirent un nouvel intérêt de la part des investisseurs qui les avaient écartées.
L’intégration de DB Schenker par DSV est probablement la situation la plus opaque de la liste. Les intégrations logistiques sont difficiles, lentes et coûteuses. La chute de 9,3 % en juillet vous indique que le marché n’achète pas encore complètement l’histoire. Goldman dit essentiellement : soyez patient.
Les résultats détaillés du premier semestre de Rheinmetall sont le prochain grand catalyseur à surveiller. Les chiffres trimestriels ont déjà dépassé les attentes. La question est de savoir si l’image complète soutient un appel de hausse de 102 %.
Le chiffre d’affaires s’est élevé à 3,289 milliards d’euros. Le bénéfice d’exploitation à 562 millions d’euros.
Questions Fréquentes
Quelle action européenne Goldman Sachs voit-elle augmenter le plus ?
Goldman Sachs prévoit que Ceres Power, un développeur d’énergie propre basé au Royaume-Uni, augmentera de 168 % au cours des 12 prochains mois, en faisant l’appel de hausse le plus élevé sur la liste européenne de la banque.
Quels ont été les résultats du deuxième trimestre de Rheinmetall ?
Rheinmetall a annoncé une augmentation de 69 % de son chiffre d’affaires à 3,289 milliards d’euros, avec un bénéfice d’exploitation de 562 millions d’euros, dépassant les attentes des analystes de 470 millions d’euros.





