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Kalshi veut 750 millions de dollars. Rapidement.
La plateforme de marché de prédiction est en discussions avancées avec Sequoia Capital et Wellington Management pour boucler un nouveau tour de financement à une valorisation de 40 milliards de dollars, selon des sources proches des discussions. Ni Kalshi, ni Sequoia, ni Wellington n’ont commenté publiquement, donc certains détails restent flous — mais les chiffres en jeu sont difficiles à ignorer.
Sequoia est déjà dans la place. La société, qui gère 56 milliards de dollars d’actifs et détient un siège au conseil d’administration de Kalshi, doublerait un pari qu’elle a déjà fait. Wellington, c’est une autre histoire. Le gestionnaire d’actifs basé à Boston supervise 1,3 trillion de dollars d’actifs clients et n’a jamais investi dans Kalshi auparavant. Si le tour se conclut, ce serait la première participation de Wellington dans l’entreprise — et c’est un gros coup, étant donné la réputation de Wellington d’attendre que les entreprises soient proches de l’introduction en bourse avant de signer des chèques.
De 22 milliards à 40 milliards en quelques mois
La hausse de la valorisation est abrupte. Kalshi a levé 1 milliard de dollars en mai à une valorisation de 22 milliards de dollars. Maintenant, elle vise 40 milliards — presque le double — seulement quelques mois plus tard. C’est une montée rapide même selon les normes des marchés de prédiction, et cela montre à quel point ce secteur est devenu brûlant.
Le revenu est l’argument principal. Kalshi a atteint 4 milliards de dollars de revenus annualisés en juillet, fortement soutenu par les paris sur la Coupe du Monde 2026. Les contrats sportifs ne sont pas simplement une activité secondaire ici — ils sont pratiquement tout le moteur, représentant plus de 80 % du volume des transactions. Cette focalisation a fonctionné. Kalshi détient environ 95 % du marché américain de la prédiction selon certaines mesures, une domination difficile à contester quand on regarde ces chiffres de revenus.
Comparez cela à Polymarket, le principal concurrent. Polymarket a affiché 1,1 milliard de dollars de revenus sur la même période — une somme réelle, mais loin du rythme de Kalshi. Polymarket est également en train de lever des fonds en ce moment, cherchant une valorisation de 20 milliards de dollars. Et l’Intercontinental Exchange, propriétaire de la Bourse de New York, a récemment investi 600 millions de dollars dans Polymarket, ce qui montre à quel point la finance traditionnelle prend ce secteur au sérieux. Mais Kalshi est toujours en tête en termes de revenus, et de loin.
Jeff Bandman revient, une IPO se profile
Kalshi a fait un mouvement interne notable en parallèle des nouvelles de financement. Jeff Bandman est de retour. L’entreprise l’a rétabli en tant que PDG de Kalshi Prime, l’unité qui sert les clients de futures perpétuels sur marge. Bandman a été essentiel pour obtenir la licence d’échange CFTC de Kalshi — l’approbation réglementaire qui a permis à l’entreprise d’opérer légalement aux États-Unis et, honnêtement, qui a posé les bases de tout ce qui a suivi. Le ramener pour diriger Kalshi Prime semble être un signal clair que l’entreprise veut pousser plus fort dans ce segment.
Le PDG Tarek Mansour a évoqué une IPO en 2027. L’implication potentielle de Wellington s’inscrit presque trop bien dans ce calendrier. La société est connue pour intervenir tard dans le cycle de vie d’une entreprise privée, juste avant une offre publique, ce qui rend ce tour moins comme un pari de croissance et plus comme un positionnement pré-IPO.
Aucun terme officiel n’a été confirmé. Kalshi, Sequoia et Wellington sont restés silencieux. Donc la forme finale de l’accord — structure, parts exactes, conditions éventuelles — n’est pas encore claire.
Ce qui motive la frénésie
Les marchés de prédiction sont passés rapidement de niche à grand public. Les paris sportifs ont été le déclencheur. Une fois que Kalshi s’est concentré sur les contrats sportifs, le volume a explosé, et cette part de plus de 80 % de l’activité transactionnelle provenant uniquement des sports montre que la plateforme a trouvé quelque chose qui fonctionne avec les utilisateurs réguliers, pas seulement les passionnés de politique ou les traders de crypto.
La licence CFTC compte ici aussi. Kalshi a obtenu cette approbation en 2020, et c’est un véritable fossé. Les concurrents opérant sans ce type de base réglementaire font face à un chemin plus difficile sur le marché américain. Bandman a été central pour obtenir cette licence, ce qui est probablement une partie de la raison pour laquelle il est de retour.
Et l’appétit des investisseurs au sens large est réel. Les géants de la finance traditionnelle — Wellington, l’Intercontinental Exchange — investissent sérieusement dans les marchés de prédiction. Ce n’est pas un hasard. C’est une lecture de la direction que prend le comportement de trading de détail, et les grands gestionnaires d’actifs ne bougent généralement pas aussi vite sans conviction.
Les revenus annualisés de 4 milliards de dollars de Kalshi en juillet, alimentés principalement par les contrats de la Coupe du Monde, sont probablement le chiffre qui compte le plus pour tout investisseur assis de l’autre côté de la table en ce moment.
Questions Fréquentes
Qui dirige le tour de financement de 750 millions de dollars de Kalshi ?
Sequoia Capital et Wellington Management dirigeraient le tour, qui vise une valorisation de 40 milliards de dollars pour Kalshi.
Quel est le revenu annuel de Kalshi à la mi-2026 ?
Kalshi a atteint 4 milliards de dollars de revenus annualisés en juillet 2026, les contrats sportifs représentant plus de 80 % de son volume de transactions.
Qui est Jeff Bandman et pourquoi Kalshi l’a-t-il ramené ?
Jeff Bandman a été essentiel pour obtenir la licence d’échange CFTC de Kalshi et a été rétabli en tant que PDG de Kalshi Prime, l’unité axée sur les clients de futures perpétuels sur marge.
