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Le Trésor Américain Prêt à Saisir 1 Milliard de Dollars de Crypto Iranienne

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Scott Bessent a lâché une bombe. Le secrétaire au Trésor américain dit que Washington s’apprête à saisir 1 milliard de dollars en crypto-monnaies liées à l’Iran — et que ça va arriver vite.

Pourquoi c'est important

L'annonce de la saisie imminente de 1 milliard de dollars en crypto-monnaies liées à l'Iran par le Trésor américain illustre l'intensification de l'utilisation des actifs numériques dans le cadre des sanctions économiques. Cette démarche souligne également la capacité des États-Unis à surveiller et à intercepter les flux financiers dans l'espace crypto, un domaine souvent perçu comme difficile à réguler. En agissant de la sorte, Washington envoie un message fort aux acteurs du marché quant à la viabilité des crypto-monnaies comme moyen de contourner les restrictions économiques.

La déclaration sort du sommet NPolicy à Washington, D.C. Bessent y a pris la parole pour dire que les sanctions économiques contre Téhéran fonctionnent, et que les États-Unis ciblent les portefeuilles crypto iraniens depuis avril. Pas un vague avertissement : il a dit « nous savons où elles se trouvent. » C’est direct, c’est précis, et ça change le ton habituel des discours sur les sanctions. « Ce que nous avons fait est inédit, » a-t-il dit. « Nous allons probablement saisir 1 milliard de dollars de crypto cette semaine. Nous savons où elles se trouvent. Nous les isolons. Nous avions une campagne de pression maximale, maintenant nous avons une campagne d’isolement absolue et ça fonctionne. »

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Un milliard. Cette semaine.

Bitcoin Résistant, Stablecoins Vulnérables

Le problème, c’est que Bessent n’a pas dit quelles crypto-monnaies sont visées ni comment la saisie va se passer techniquement. Et c’est là que ça devient compliqué. Le bitcoin, par nature, résiste à la censure. On ne peut pas le geler. Si l’Iran garde ses BTC dans des wallets non-custodials, les États-Unis ne peuvent pas y toucher — point. C’est pas une opinion, c’est le fonctionnement du protocole.

Mais l’USDT, c’est une autre histoire. Tether peut bloquer des adresses. Les autorités américaines l’ont déjà fait par le passé avec des wallets liés à des entités sanctionnées. Bessent avait d’ailleurs dit plus tôt que des saisies précédentes avaient porté sur des stablecoins. Donc l’hypothèse la plus probable, c’est que le milliard annoncé est en grande partie de l’USDT ou d’autres tokens centralisés — pas du bitcoin pur.

Pas clair encore si des exchanges centralisés sont impliqués dans la chaîne de garde de ces fonds.

L’Iran et le Bitcoin : Une Stratégie Assumée

L’Iran ne cache plus vraiment son jeu. Plus tôt cette année, le pays a lancé un service d’assurance adossé au bitcoin pour ses entreprises de transport maritime — un secteur directement visé par les sanctions occidentales. L’idée : sortir du système financier traditionnel, utiliser des actifs que personne ne peut bloquer à la source.

Et ça va plus loin. Des rapports récents montrent que l’Iran règle des transactions transfrontalières en bitcoin, via des exchanges crypto iraniens. La banque centrale a même conseillé à ses citoyens de faire « tout le nécessaire » pour soutenir l’économie nationale. C’est un signal fort : l’État iranien voit la crypto comme un outil de survie économique, pas juste comme un actif spéculatif.

Le problème pour Washington, c’est que cette stratégie fonctionne — au moins partiellement. Les transactions en bitcoin entre pairs, sans intermédiaire centralisé, sont quasi-impossibles à bloquer de l’extérieur. Les États-Unis peuvent surveiller la blockchain, identifier des wallets suspects, mais saisir des fonds qui restent dans des wallets non-custodials ? Très dur, probablement impossible sans coopération d’un tiers.

Mémorandum de Février et Pression Maximale Relancée

Trump a relancé sa campagne de « pression maximale » sur l’Iran quelques semaines après son retour à la Maison Blanche. En février 2025, il a signé un mémorandum de sécurité nationale qui met le Trésor sur une trajectoire agressive : traquer les réseaux de banque de l’ombre, le blanchiment d’argent, et toutes les tentatives d’évasion des sanctions iraniennes.

C’est dans ce cadre que les déclarations de Bessent prennent tout leur sens. Le Trésor ne fait pas que parler — il traque activement les actifs numériques depuis des mois, met en place des outils de surveillance renforcés, et cible les portefeuilles liés au régime. L’annonce d’un milliard de dollars est probablement le résultat de plusieurs mois de travail d’identification.

Mais voilà le paradoxe : plus les États-Unis montrent qu’ils peuvent saisir des stablecoins iraniens, plus l’Iran va probablement migrer vers du bitcoin pur, des solutions peer-to-peer, ou des protocoles encore plus difficiles à tracer. La pression maximale pousse l’adversaire à s’adapter — et dans le monde crypto, les outils d’adaptation existent.

Les exchanges iraniens jouent un rôle central dans tout ça. Ils servent de pont entre l’économie locale et les marchés crypto internationaux. C’est probablement là que les autorités américaines concentrent une partie de leurs efforts — identifier les flux qui passent par ces plateformes, et couper les connexions avec des contreparties hors d’Iran.

Bessent n’a pas précisé si des partenaires étrangers coopèrent dans cette opération. Pas de détails non plus sur les délais exacts ni sur ce qu’il adviendra des fonds une fois saisis.

Questions Fréquentes

Quel montant le Trésor américain prévoit-il de saisir à l’Iran?

Scott Bessent a annoncé lors du sommet NPolicy à Washington que les États-Unis allaient saisir 1 milliard de dollars en crypto-monnaies liées à l’Iran, en précisant que les autorités savaient où se trouvaient ces fonds.

Pourquoi est-il difficile de saisir du bitcoin iranien?

Le bitcoin est résistant à la censure par conception : il ne peut pas être gelé si les fonds restent dans des wallets non-custodials. Des stablecoins comme l’USDT de Tether, en revanche, peuvent être bloqués par leurs émetteurs.

Comment l’Iran utilise-t-il les crypto-monnaies face aux sanctions?

L’Iran règle des transactions transfrontalières en bitcoin via des exchanges locaux, a lancé un service d’assurance adossé au bitcoin pour ses entreprises de transport maritime, et sa banque centrale encourage les citoyens à utiliser la crypto pour soutenir l’économie nationale.

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Julie Binoche

Julie est une journaliste de renom dans le domaine des crypto-monnaies, passionnée par la découverte des dernières tendances en matière de blockchain et de crypto-monnaies. Avec plus de dix ans d'expérience, elle est devenue une voix de confiance dans l'industrie, offrant des analyses approfondies et des rapports détaillés sur les développements novateurs. Le travail de Julie a été présenté dans des publications de premier plan, renforçant ainsi sa réputation en tant qu'experte de premier plan dans le domaine.

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