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URGENT
Marché boursier

L’Or Plonge à 2190 Dirhams aux Émirats Malgré les Achats Opportunistes

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Mis à jour 4 mois il y a

L’or dégringole. Le métal jaune vaut maintenant 2190 dirhams l’once aux Émirats, soit 1,2% de moins qu’hier. Le dollar monte, ça coûte plus cher d’acheter de l’or avec d’autres monnaies.

Les traders regardent de près ce que va faire la Fed américaine niveau taux d’intérêt. Quand les taux montent, l’or devient moins attractif parce qu’il ne rapporte rien. Les obligations et les comptes d’épargne deviennent plus intéressants. Les tensions en Asie et en Europe continuent de secouer les marchés, mais l’impact sur l’or reste flou. Les analystes pensent que les prochaines semaines vont être décisives pour savoir où vont les prix. Pas vraiment de consensus pour l’instant.

Résultat : les boutiques de Dubaï ajustent leurs tarifs.

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Plusieurs magasins rapportent moins de demande, même si certains clients profitent de la baisse pour acheter. Ahmed Al Mansouri, qui tient une bijouterie à Sharjah, dit que ses clients hésitent. « Les gens attendent de voir comment les prix vont évoluer », selon lui. La demande a clairement ralenti ces derniers jours. Mais l’or reste un placement refuge face aux incertitudes économiques, beaucoup voient encore dans ce métal un moyen de protéger leur patrimoine.

La Banque centrale des Émirats n’a rien dit sur cette chute.

Une réunion pourrait clarifier leur position sur les réserves d’or et les politiques futures. Contactée, l’institution n’a pas répondu à nos questions. À Abu Dhabi, même tendance : les prix ont glissé à 2185 dirhams l’once ce matin selon les données locales. La Bourse de Dubaï note un volume d’échanges d’or en baisse de 15% cette semaine.

L’attentisme domine chez les investisseurs institutionnels. Une réunion des principaux acteurs du secteur est prévue pour le 10 février pour discuter des stratégies futures. Le ministère de l’Économie des Émirats reste silencieux, ce qui alimente les spéculations.

Mais c’est pas qu’aux Émirats.

Le marché mondial de l’or subit la même pression. À Londres, le prix a reculé à 1850 dollars l’once jeudi matin selon la London Bullion Market Association. Le dollar atteint son plus haut niveau en trois mois, ça pèse sur l’or. À New York, le COMEX rapporte une diminution des contrats à terme sur l’or. Le volume des transactions a chuté de 10% par rapport à la semaine précédente. Les traders attendent les déclarations de la Fed prévues pour le 7 février.

En Inde, gros consommateur d’or, les importations ont diminué de 5% en janvier selon le ministère du Commerce indien. La roupie se déprécie face au dollar, ça rend l’or importé plus coûteux pour les acheteurs locaux. Goldman Sachs a ajusté ses prévisions pour le prix de l’or en 2026. Ils anticipent maintenant un prix moyen de 1800 dollars l’once pour le deuxième trimestre, citant un environnement de taux d’intérêt plus élevé.

Le marché chinois montre aussi des signes de ralentissement. Selon la China Gold Association, les ventes d’or ont diminué de 7% en janvier par rapport à l’année précédente. Les restrictions sanitaires toujours en place dans certaines régions limitent l’accès aux magasins physiques. C’est pas vraiment une surprise.

Aux États-Unis, Newmont Corporation, un des plus grands producteurs d’or au monde, a annoncé une réduction de sa production prévue pour 2026.

Coûts d’exploitation en hausse et défis logistiques persistants motivent cette décision. Les actions de Newmont ont reculé de 3% à la Bourse de New York après l’annonce. En Australie, même son de cloche : la Perth Mint rapporte que les ventes de pièces d’or ont chuté de 5% en janvier. Richard Hayes, PDG de Perth Mint : « Cette tendance pourrait se poursuivre si le dollar australien continue de se déprécier face au dollar américain. »

Au Canada, Barrick Gold signale une stabilité relative dans ses opérations malgré la volatilité actuelle des prix. Mark Bristow, PDG de Barrick, lors d’une conférence de presse le 4 février : « L’entreprise se concentre sur l’optimisation de ses mines existantes pour maintenir ses marges bénéficiaires dans un marché incertain. »

La situation reste volatile. D’autres développements économiques ou géopolitiques pourraient influencer rapidement le marché. Les analystes recommandent de rester prudents dans les décisions d’investissement lié à l’or. Pour l’instant, les spéculations continuent et l’évolution des prix dépendra de nombreux facteurs, notamment les politiques monétaires et les tensions internationales. Le dollar fort continue de peser sur les matières premières en général.

Les volumes d’échanges restent faibles sur la plupart des places financières. Les investisseurs institutionnels adoptent une approche attentiste, préférant observer l’évolution des indicateurs macro-économiques avant de prendre des positions importantes. La corrélation négative traditionnelle entre l’or et le dollar se confirme une fois de plus dans ce contexte de renforcement de la devise américaine.

La Russie a vendu 30 tonnes d’or de ses réserves en janvier selon le ministère des Finances russe, contribuant à la pression baissière mondiale. Moscou diversifie ses actifs face aux sanctions occidentales persistantes.

JPMorgan Chase prévoit que le prix de l’or pourrait descendre sous les 1800 dollars l’once si la Fed maintient sa politique restrictive. Bank of America table plutôt sur une stabilisation autour de 1850 dollars, mais leurs analystes restent divisés sur les perspectives à court terme.

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Dan Saada

Dan possède un master en finance de l'ISEG (France), il est également fan de cryptomonnaies et de minage.

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