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Le Trésor américain vient de donner un certificat de bonne santé à chaque grand partenaire commercial qu’il a examiné. Aucune manipulation monétaire. Aucun pays n’a atteint le seuil en 2025.
Le dernier rapport semestriel du département a couvert 21 grands partenaires commerciaux — dont la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Allemagne — et a détaillé leurs pratiques de change. Certains de ces pays sont intervenus sur les marchés des devises. Mais selon le Trésor, ces mouvements visaient à stabiliser leurs propres systèmes financiers, et non à manipuler les taux de change pour prendre un avantage sur les exportateurs américains. Grande distinction. Le rapport a insisté sur cette ligne entre stabilisation et manipulation, et pour chaque pays de la liste, il a conclu en faveur de la stabilisation.
Le test en trois parties qu’aucun pays n’a échoué
Il y a une liste de contrôle spécifique que les États-Unis utilisent. Trois cases doivent être cochées avant que le Trésor ne qualifie un pays de manipulateur de devises : un excédent commercial bilatéral significatif avec les États-Unis, un excédent du compte courant matériel, et une intervention unilatérale persistante sur le marché des changes. Les trois. Pas une ou deux. Les trois. Aucun des 21 pays n’a franchi ce seuil complet en 2025.
C’est en fait une barre plus haute que beaucoup ne le réalisent. Certains des pays examinés ont effectivement de grands excédents commerciaux avec les États-Unis — assez substantiels, dans certains cas. Mais un grand déséquilibre commercial seul ne suffit pas. Le Trésor a été explicite à ce sujet. Les excédents, selon le rapport, étaient liés à des facteurs économiques plus larges et à des relations commerciales existantes, et non à une dévaluation délibérée de la monnaie. Ainsi, les pays excédentaires sont restés hors de la liste de manipulation.
Et les interventions sur le marché des changes qui ont eu lieu ? Jugées nécessaires. Non punissables. Le rapport a essentiellement dit : oui, nous avons vu des interventions, mais elles concernaient la stabilité financière, pas la dévaluation compétitive. Ce cadrage est très important pour la gestion future des relations commerciales.
Ce que le Trésor prévoit de surveiller ensuite
Pas de sanctions. Pas de changements de politique immédiats. C’est probablement le titre que la plupart des ministres des Finances à Tokyo, Séoul et Berlin voulaient voir, et ils l’ont obtenu.
Mais le Trésor ne s’en détourne pas. Le rapport était clair sur le fait que la surveillance continue. Le département a déclaré qu’il gardera un œil attentif sur les pratiques de change de tous les grands partenaires commerciaux et restera engagé avec les pays ayant des excédents commerciaux significatifs. Le langage autour de la « surveillance continue » et du « dialogue » était délibéré — c’est un signal que la mentalité de liste de surveillance ne disparaît pas, même si personne n’y figure cette fois-ci.
Le département a également promu le principe plus large : les taux de change déterminés par le marché sont l’objectif. Des taux transparents. Ceux qui ne faussent pas les flux commerciaux ni ne donnent à un pays un avantage de prix caché sur un autre. Le Trésor a présenté cela non seulement comme une préférence américaine mais comme un fondement de la stabilité économique mondiale. Que ce cadrage soit perçu de la même manière à Pékin ou à Francfort est une autre question.
Les désignations de manipulation monétaire ont un poids réel. Être qualifié de manipulateur peut déclencher des négociations commerciales, des menaces de tarifs et des consultations avec le FMI. Ainsi, le fait que le Trésor se soit abstenu de toute désignation cette fois-ci apaise probablement certaines tensions diplomatiques — du moins temporairement. Les relations commerciales entre les États-Unis et plusieurs des pays examinés sont déjà assez compliquées sans ajouter un conflit monétaire par-dessus.
Contexte plus large autour du rapport
L’examen n’a pas eu lieu dans le vide. Les taux de change mondiaux ont été volatils. Les pressions géopolitiques ont poussé les banques centrales dans des situations inconfortables. Certains pays ont dû intervenir sur les marchés des changes juste pour éviter que les choses ne dérapent — et le Trésor semble avoir pris ce contexte au sérieux lors de l’analyse des données.
Il est également important de noter que le rapport a couvert les politiques fiscales et les stratégies macroéconomiques en plus des interventions directes sur le marché des changes. Le Trésor ne se contentait pas de regarder si une banque centrale achetait ou vendait sa propre monnaie. Il essayait d’obtenir une image plus complète pour voir si un pays inclinait systématiquement le terrain de jeu. La réponse, pour les 21, était non.
Cela dit, le langage du département autour de « l’adresse préventive des déséquilibres » suggère qu’il n’est pas totalement à l’aise de simplement observer. Si les dynamiques des taux de change changent — et elles peuvent changer rapidement — le calcul change. Un pays qui remplit les trois critères lors du prochain cycle d’examen n’obtiendra pas le même rapport favorable.
Pour l’instant, cependant, les conclusions de 2025 tiennent. Vingt et un pays examinés. Zéro manipulateur trouvé. Le Trésor a déclaré qu’il reste engagé pour un commerce équitable et continuera à discuter avec ses partenaires de leurs stratégies monétaires. Dialogue, transparence, taux déterminés par le marché — c’est le cadre. Le prochain rapport semestriel montrera si l’un des 21 pays a suffisamment bougé l’aiguille pour changer ce résultat.
Le seuil des trois critères reste la ligne décisive.
Questions Fréquentes
Qu’a conclu le Trésor américain sur la manipulation monétaire en 2025 ?
Le Trésor a conclu qu’aucun des 21 grands partenaires commerciaux examinés n’a rempli les trois critères de manipulation monétaire en 2025, exonérant chaque pays de la liste.
Quels pays ont été inclus dans l’examen monétaire de 2025 du Trésor ?
L’examen a couvert 21 grands partenaires commerciaux, y compris la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Allemagne, entre autres.
Quels sont les trois critères pour une désignation de manipulation monétaire ?
Un pays doit avoir un excédent commercial bilatéral significatif avec les États-Unis, un excédent du compte courant matériel, et une intervention unilatérale persistante sur le marché des changes — les trois doivent être remplis.





