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American Bitcoin a sorti 932 BTC au deuxième trimestre 2026. Record historique. L’entreprise cotée au Nasdaq sous le ticker ABTC a vu son action monter de 50 % en l’espace d’un mois — et c’est Eric Trump lui-même qui l’a dit lors d’un entretien récent.
Le parc tourne à pleine capacité. 90 000 machines, 28,1 EH/s de puissance de calcul, une efficacité annoncée de 16 joules par terahash. La production quotidienne varie entre 11 et 13 BTC selon les jours. Pas de pause, pas de ralentissement. Les machines fonctionnent 24h/24, et ça se voit dans les chiffres : la société dit tenir une marge brute de 49 %, avec 8 300 BTC en réserve qui valent aujourd’hui plus de 600 millions de dollars. C’est du lourd, sur le papier.
Mais voilà où ça coince.
Deux chiffres de coût, un seul vainqueur possible
Forbes a sorti une estimation : 90 000 dollars par BTC produit. Eric Trump, lui, dit 57 000 dollars. L’écart entre les deux n’est pas anodin — c’est presque 40 % de différence sur le coût unitaire. Et personne n’a encore fourni une ventilation claire pour trancher.
Forbes pense que certains coûts indirects — maintenance, personnel, infrastructure — sont probablement sous-évalués dans la version Trump. American Bitcoin n’a pas répondu avec des chiffres détaillés. Pas de tableau de bord public, pas de clarification officielle sur la structure des coûts. Le débat reste ouvert, et ça, c’est un problème si le prix du bitcoin recule durablement.
Trump, lui, reste sur sa ligne. Pour lui, tout tourne autour de l’énergie. « C’est vraiment un jeu sur l’énergie », dit-il. Et il n’a pas tort sur un point : le Texas offre de l’électricité à des prix qui n’ont rien à voir avec ce qu’on voit ailleurs. Il compare même avec le Royaume-Uni, où le minage coûterait jusqu’à 300 000 dollars par BTC. Trois fois plus. Le différentiel énergétique entre les deux géographies est réel, et American Bitcoin en fait clairement un pilier de sa stratégie.
Donc l’avantage compétitif existe. Mais à quel prix exactement ? Pas clair encore.
Le « debanking » de Trump et la vision stablecoin
L’engagement d’Eric Trump dans la crypto ne vient pas de nulle part. Capital One a fermé 300 comptes bancaires de la famille Trump — sans préavis, sans recours évident. Il appelle ça du « debanking ». Cet épisode l’a visiblement marqué, et il en parle pour expliquer pourquoi il croit dans un système financier alternatif.
D’après lui, les stablecoins sont l’avenir. Pas juste un outil de trading, mais une vraie fondation pour les transactions du quotidien, capable de remplacer progressivement les infrastructures bancaires traditionnelles. Il compare l’état actuel de la crypto aux années 1990 pour Internet — genre, on est encore au stade du modem 56k, mais le potentiel est là. Il pense que l’expérience utilisateur doit encore s’améliorer pour que l’adoption de masse arrive vraiment.
C’est une vision. Mais une vision qui s’appuie sur une expérience personnelle de friction avec le système bancaire classique. Et ça change la façon dont on lit son implication dans American Bitcoin — ce n’est pas juste financier, c’est idéologique.
Pendant ce temps, Michael Saylor semble envisager de nouvelles acquisitions de bitcoin, d’après les informations disponibles. Pas de confirmation ferme, mais la direction est connue. Ça montre en gros que les grands acteurs du secteur ont des stratégies très différentes : certains minent, d’autres achètent directement. Deux approches, même conviction sur l’actif.
American Bitcoin, elle, mise sur la production. Et sur l’énergie bon marché du Texas comme avantage durable. Le raisonnement tient tant que le prix du BTC reste au-dessus du coût de production — quel qu’il soit réellement. Si on prend le chiffre de Trump à 57 000 dollars, la marge est confortable avec un bitcoin autour de 70 000 ou 80 000 dollars. Si Forbes a raison avec 90 000 dollars, le coussin est beaucoup plus mince, et un retournement de marché peut faire très mal très vite.
L’entreprise continue d’afficher de l’optimisme. Les machines tournent, les BTC s’accumulent, l’action a grimpé. Mais le manque de transparence sur les coûts réels reste un point d’accroche pour les observateurs du marché. Certains y voient un risque structurel. D’autres pensent que l’avantage énergétique texan suffit à tenir la position.
8 300 BTC en réserve, 600 millions de dollars au cours actuel, et une question de coût qui traîne sans réponse définitive.
Questions Fréquentes
Combien de BTC American Bitcoin a-t-elle extrait au deuxième trimestre 2026 ?
American Bitcoin a extrait 932 BTC au deuxième trimestre 2026, un record historique pour la société, avec un parc de 90 000 machines tournant à pleine capacité.
Pourquoi y a-t-il un désaccord sur le coût de production par BTC ?
Forbes estime le coût à 90 000 dollars par BTC en incluant des coûts indirects comme la maintenance et le personnel, tandis qu’Eric Trump avance 57 000 dollars. Aucune des deux parties n’a fourni une ventilation détaillée pour trancher.
Qu’est-ce que le « debanking » évoqué par Eric Trump ?
Capital One a fermé 300 comptes bancaires de la famille Trump, un événement qu’Eric Trump appelle « debanking » et qui l’a poussé à défendre les cryptomonnaies comme alternative au système bancaire traditionnel.
Pourquoi c'est important
La production record d'American Bitcoin soulève des questions cruciales sur la viabilité économique du secteur minier, notamment en matière de coûts de production qui continuent de diverger au sein de l'industrie. Alors que l'entreprise affiche des performances exceptionnelles, cela met en lumière les défis que rencontrent d'autres acteurs du marché, confrontés à des coûts croissants et à une pression accrue sur leurs marges. Cette dynamique pourrait influencer les stratégies d'investissement et de développement technologique des miners, redéfinissant ainsi les contours de la compétitivité dans l'écosystème des cryptomonnaies.





