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Le 15 novembre 2025, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), Paul Atkins, a annoncé une avancée significative dans la régulation des actifs numériques avec la présentation de la prochaine phase du « Projet Crypto ». Cette initiative vise à préciser comment les actifs numériques seront encadrés par les lois fédérales sur les valeurs mobilières, en s’appuyant sur le travail antérieur dirigé par la commissaire Hester Peirce et le groupe de travail crypto.
Cette nouvelle réglementation est basée sur une taxonomie des jetons qui catégorise les cryptomonnaies selon leur fonction et les attentes des acheteurs. Selon cette approche, les commodités numériques ou les jetons de réseau ne sont pas classés comme des valeurs mobilières. De même, les objets de collection numériques, tels que les NFT, sont exclus de cette catégorie puisque les acheteurs n’en attendent pas de profits basés sur les efforts managériaux d’autrui.
Dans son discours, Atkins a souligné l’incertitude qui a régné au cours de la dernière décennie quant à la classification des cryptos, due principalement à la nature changeante de ces actifs numériques. Il a déclaré : « Je crois que la plupart des jetons crypto échangés aujourd’hui ne sont pas eux-mêmes des valeurs mobilières. » Cette phrase met en exergue l’idée que le fait qu’un crypto soit partie intégrante d’un contrat d’investissement selon le test de Howey ne signifie pas qu’il constitue de façon permanente une valeur mobilière.
Il a expliqué que les outils numériques servant à des fins pratiques, telles que les adhésions, les billets, les accréditations ou la vérification d’identité, échappent également au contrôle de la SEC. En revanche, les valeurs mobilières tokenisées demeurent sous la réglementation des valeurs mobilières.
Le projet inclut également des plans pour des exonérations et une offre spéciale pour les actifs numériques liés à des contrats d’investissement. La SEC collaborera avec le Congrès, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), les régulateurs bancaires et d’autres parties prenantes pour créer un environnement réglementaire qui soutient l’innovation tout en maintenant la protection des investisseurs.
L’application de la loi contre la fraude demeure une priorité, et les dispositions anti-fraude s’appliqueront également aux jetons qui ne sont plus classifiés comme valeurs mobilières. C’est un aspect crucial car, malgré l’évolution des régulations, la fraude reste un risque omniprésent dans le domaine des actifs numériques.
Lancé en juillet 2025, le « Projet Crypto » vise à offrir clarté, équité et intégrité aux développeurs, investisseurs et intermédiaires. Cette semaine s’est révélée cruciale pour ceux à la recherche de règles plus claires autour des cryptos. En effet, le 10 novembre, le comité sénatorial de l’agriculture a partagé un projet de loi visant à réguler les commodités numériques, et le même jour, le Trésor américain et l’IRS ont publié des directives autorisant le staking sur les ETP crypto et le transfert des bénéfices de staking aux investisseurs individuels.
Pour comprendre le contexte historique, il est pertinent de noter que le débat sur la classification des cryptomonnaies aux États-Unis ne date pas d’hier. Depuis le boom des cryptomonnaies en 2017, le besoin de régulations claires n’a cessé de croître, pression intensifiée par des incidents de fraude et de volatilité extrême du marché. La SEC, avec ses nouvelles directives, cherche à équilibrer la protection des investisseurs et la promotion de l’innovation dans le secteur.
Cependant, des critiques soulignent que cette approche pourrait ne pas couvrir toutes les subtilités des actifs numériques. La rapidité avec laquelle évolue la technologie blockchain et l’émergence constante de nouvelles formes de crypto-actifs posent des défis considérables. Certains experts craignent que les régulations, bien que conçues pour être flexibles, ne puissent suivre le rythme effréné des avancées technologiques.
En conclusion, tout en cherchant à créer un cadre réglementaire robuste, la SEC doit rester vigilante face aux évolutions futures. Les régulateurs devront peut-être ajuster continuellement leurs approches pour répondre aux innovations imprévues et éviter que des zones grises ne mènent à des lacunes en matière de régulation. La prochaine étape pour la SEC et d’autres institutions impliquées sera cruciale pour déterminer l’avenir des actifs numériques aux États-Unis et potentiellement ailleurs dans le monde.




