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Les riches évitent toujours Bitcoin. Un nouveau sondage de janvier le prouve.
Le rapport montre que même l’or perd du terrain chez ces investisseurs. Seulement 12% des sondés y touchent encore. Les gestionnaires de patrimoine préfèrent nettement les actifs qu’ils jugent plus sûrs – actions, obligations, immobilier restent leurs chouchous. Mais quelques-uns lorgnent vers d’autres alternatives, très prudemment quand même. L’adoption massive du grand public n’a pas suffi à rassurer les fortunés sur les cryptos.
Pas vraiment surprenant.
Un gestionnaire parisien qui refuse de donner son nom : « La régulation reste floue, et les fluctuations de prix sont trop importantes. » Il résume bien le sentiment général. BlackRock a sorti des chiffres similaires en janvier – juste 5% de ses clients fortunés ont une exposition crypto, même minime. Sarah Johnson de Goldman Sachs voit les choses pareil lors d’une conf à New York le 2 février : « Les investisseurs recherchent des rendements prévisibles. » Bitcoin qui oscille entre 20 000 et 40 000 dollars l’an dernier, ça fait peur aux gros portefeuilles.
Et les banques centrales n’aident pas. Luis de Guindos de la BCE remet ça le 1er février sur la prudence face aux cryptos, citant les risques pour la stabilité financière.
Les gestionnaires suivent ces signaux de près. UBS conseille dans une note interne du 3 février de garder une allocation crypto minimale – les incertitudes du marché restent trop fortes. Fidelity dit la même chose le 4 février : malgré l’intérêt des jeunes investisseurs, ses clients fortunés restent à l’écart. Seule une fraction de son portefeuille client inclut des cryptos. James Gorman de Morgan Stanley enfonce le clou le 3 février : « Tant que le cadre juridique ne sera pas clarifié, l’engouement restera limité. » Cela fait suite à Dragonfly Capital sécurise un fonds de.
L’or fait mieux que Bitcoin, mais pas de beaucoup.
Amundi publie le 2 février que l’or représente environ 7% de l’allocation totale des actifs, contre moins de 1% pour les cryptos. Pas brillant pour l’or non plus, mais ça reste sept fois mieux que Bitcoin. Philipp Rickenbacher de Julius Baer met en garde le 5 février à Zurich contre la surévaluation des cryptos : les valorisations actuelles manquent de fondamentaux économiques solides.
Noel Quinn de HSBC doute carrément le 5 février à Londres que les cryptos deviennent un jour une composante majeure des portefeuilles de gestion de patrimoine. Ses clients fortunés préfèrent « des investissements plus tangibles et éprouvés ». Deloitte enfonce le clou avec une enquête du 4 février : 78% des gestionnaires de patrimoine voient les cryptos comme une mode passagère. Ça pique, surtout quand on sait que la capitalisation crypto a dépassé 1 500 milliards de dollars en 2025.
Un responsable BNP Paribas le confirme le 3 février à Paris : la demande pour des produits financiers liés aux cryptos reste marginale chez leurs clients haut de gamme. Les préoccupations cybersécurité et fraude freinent encore l’adoption. McKinsey sort un rapport le 4 février qui prévoit que l’intégration crypto dans les portefeuilles des grandes fortunes nécessitera des avancées majeures en sécurité et transparence. Pour plus de détails, voir Les ETF Bitcoin conservent 53 milliards.
Mais quelques signes d’ouverture pointent quand même. Certains gestionnaires sondés disent envisager d’inclure une petite portion de cryptos à l’avenir – ça dépendra des évolutions réglementaires et de la stabilité du marché. JP Morgan note que les clients fortunés attendent des solutions de garde sécurisées et une meilleure intégration des cryptos dans les systèmes financiers traditionnels avant de s’engager davantage.
En l’absence de tout ça, un investissement massif dans les cryptos semble peu probable. Les cryptos restent en périphérie des stratégies d’investissement des grandes fortunes. Un fossé persiste entre l’enthousiasme du marché de détail et la prudence des gestionnaires de grandes fortunes. Les changements à venir dans le paysage réglementaire pourraient influencer ces tendances, mais les gestionnaires de patrimoine continueront de surveiller ces développements sans se presser. Aucune date précise n’est fixée pour une réévaluation générale des stratégies d’investissement. McKinsey n’a pas précisé de calendrier pour les évolutions qu’il anticipe.
La résistance des ultra-riches aux cryptomonnaies s’explique aussi par leurs stratégies fiscales complexes. Contrairement aux investisseurs particuliers, leurs portefeuilles impliquent souvent des structures offshore sophistiquées et des montages patrimoniaux étalés sur plusieurs générations. Bitcoin complique ces arrangements – traçabilité blockchain, fiscalité crypto encore mal définie dans certaines juridictions, difficultés de transmission successorale. Un family office suisse explique que ses clients fortunés privilégient des actifs « fiscalement neutres » depuis des décennies.
Les hedge funds racontent une autre histoire. Bridgewater Associates détient environ 2,8% de son portefeuille en crypto début 2025, tandis que Renaissance Technologies maintient ses positions autour de 1,5%. Mais ces fonds spéculatifs n’opèrent pas comme les gestionnaires de patrimoine traditionnels. Ils cherchent des rendements à court terme, pas la préservation de capital sur plusieurs générations. Ray Dalio de Bridgewater nuance d’ailleurs le 6 février : « Nous investissons dans Bitcoin comme couverture d’inflation, pas comme réserve de valeur principale. »




