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URGENT
Regulations

GOin décroche l’agrément ACPR et vise le marché européen des stablecoins euro

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GOin a son feu vert. L’entreprise française a obtenu un agrément d’établissement de paiement de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, l’ACPR, pour proposer des services sur les stablecoins adossés à une monnaie légale. L’annonce est tombée mardi.

C’est pas rien. En Europe, à peine une vingtaine d’acteurs détiennent ce type d’agrément. Parmi eux, des noms connus comme Société Générale Forge et Coinhouse. GOin rejoint donc un club encore très fermé, dans un secteur où la conformité réglementaire est devenue le nerf de la guerre. Fondée en 2018, la société est déjà l’une des premières entreprises françaises à avoir décroché l’agrément MiCA pour les actifs crypto — un cadre européen qui couvre la conservation, le transfert, le courtage et la gestion de portefeuille. L’agrément ACPR vient s’y ajouter, et ça change pas mal de choses concrètement.

Pas maintenant, mais depuis un moment déjà, les stablecoins ont changé de statut.

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302 milliards de dollars et un marché qui bouge

La capitalisation totale des stablecoins dépasse les 302 milliards de dollars. Le marché est largement dominé par les stablecoins adossés au dollar — l’USDT de Tether en tête. Mais les stablecoins adossés à l’euro commencent à émerger, et GOin veut être là quand ça décolle vraiment. Des actifs comme l’EURC et l’EURCV gagnent du terrain, lentement mais sûrement, sur un marché européen qui cherche ses propres références numériques.

Les stablecoins, pour rappel, sont des cryptomonnaies dont la valeur est indexée sur une monnaie traditionnelle — euro, dollar, livre sterling. L’idée, c’est d’éviter les fluctuations violentes qu’on voit sur le Bitcoin ou l’Ether, tout en gardant la rapidité et la fluidité des transactions crypto. Pour les paiements et les transferts internationaux, c’est un outil qui a du sens, et l’adoption monte clairement ces dernières années en Europe comme ailleurs.

GOin, avec cet agrément, peut maintenant proposer légalement des services de conservation et de transfert sur ces actifs stables. Ça semble basique dit comme ça. Mais sans ce sésame réglementaire, impossible d’opérer proprement dans le cadre MiCA — et les clients institutionnels, eux, ne jouent pas avec ça.

La conformité MiCA comme argument commercial

C’est là que ça devient intéressant sur le plan stratégique. GOin ne vend pas juste un service technique. Elle vend de la conformité. Dans un secteur où les régulateurs européens ont durci le ton, être agréé ACPR et MiCA en même temps, c’est probablement le meilleur argument qu’une fintech crypto française peut avoir face à des clients soucieux de légitimité.

Et y a une vraie demande là-dessus. Les entreprises qui veulent utiliser des stablecoins pour leurs flux de trésorerie, leurs paiements fournisseurs ou leurs transferts transfrontaliers ne peuvent pas se permettre de travailler avec des acteurs hors cadre. Le risque légal est trop élevé. GOin, en cochant toutes les cases réglementaires, se positionne sur ce segment-là — les clients qui veulent du stablecoin euro sans les risques juridiques qui vont avec.

Société Générale Forge et Coinhouse ont déjà balisé le terrain. Mais le marché est loin d’être saturé. Les stablecoins adossés à l’euro restent un segment encore peu développé comparé au dollar, et l’espace pour de nouveaux acteurs sérieux existe clairement.

Ça change vite, ce marché.

GOin se retrouve donc dans une position plutôt favorable : agrément MiCA en poche depuis un moment, agrément ACPR fraîchement obtenu, et un marché des stablecoins euro qui cherche encore ses leaders. La société peut maintenant étendre son offre de services, attirer des investisseurs institutionnels et des partenaires financiers qui avaient peut-être attendu ce signal réglementaire avant de s’engager.

Pas de détails sur les volumes visés ni sur les partenariats déjà en cours. La source ne précise pas non plus si GOin compte émettre ses propres stablecoins euro ou se concentrer sur la conservation et le transfert d’actifs existants comme l’EURC et l’EURCV. Ce flou reste entier pour l’instant.

Ce qui est clair, c’est que GOin mise sur la conformité comme différenciateur, dans un marché où beaucoup d’acteurs ont brûlé les étapes. La capitalisation totale des stablecoins à 302 milliards de dollars, c’est un chiffre qui attire les regards — et l’agrément ACPR, pour GOin, c’est le ticket d’entrée sur la portion euro de ce marché.

Questions Fréquentes

Quel agrément GOin vient d’obtenir et pourquoi c’est important ?

GOin a obtenu un agrément d’établissement de paiement de l’ACPR, qui lui permet de proposer légalement des services de conservation et de transfert sur les stablecoins adossés à une monnaie légale, en conformité avec le règlement MiCA.

Combien d’acteurs en Europe détiennent cet agrément ?

À peine une vingtaine d’acteurs en Europe ont cet agrément, dont Société Générale Forge et Coinhouse — GOin rejoint donc un groupe très restreint.

Quelle est la taille du marché des stablecoins aujourd’hui ?

La capitalisation totale des stablecoins dépasse 302 milliards de dollars, avec un marché dominé par les stablecoins adossés au dollar, comme l’USDT de Tether.

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Jean-Luc Maracon

Jean-Luc Maracon est un expert franco-suisse de la finance décentralisée, connu pour ses analyses pointues sur le Bitcoin, les projets Web3 européens et les enjeux réglementaires de la crypto. Basé entre Genève et Paris, il offre une perspective unique mêlant traditions bancaires et innovations blockchain. Il collabore régulièrement avec des plateformes crypto en Europe pour démocratiser l’investissement numérique. Spécialités : Bitcoin, staking, réglementation européenne, sécurité crypto, Web3.

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