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Les marchés américains ont encore morflé jeudi. Le Dow Jones a chuté de 1,2% pendant que le Nasdaq perdait 1,5%.
La Fed a gardé ses taux inchangés mercredi, mais Jerome Powell a semé le doute. Il a dit que l’économie ralentit mais que l’inflation reste un souci. Les traders ne savent plus où donner de la tête. Powell n’a pas donné d’indications claires sur la suite. Du coup, l’incertitude règne sur les prochaines décisions monétaires. Les investisseurs attendaient des signaux plus nets. Ils n’en ont pas eu.
Microsoft a plongé de 3,5%.
Les résultats n’ont pas convaincu et les perspectives de croissance inquiètent. Apple a aussi baissé de 1,7%, ajoutant à la pression sur la tech. L’engouement pour l’IA commence à s’essouffler. Beaucoup pensaient que l’intelligence artificielle boosterait les profits rapidement. Les derniers résultats ont refroidi cet optimisme. Les entreprises peinent à monétiser leurs investissements dans l’IA. Tesla a reculé de 2,3% avec la concurrence qui s’intensifie sur les véhicules électriques.
Amazon a gagné 0,5%. Pas de quoi crier victoire.
La demande pour ses services cloud a augmenté, selon la boîte. Mais ça n’a pas suffi à sauver le secteur tech dans son ensemble. Nvidia a perdu 2,5% malgré ses ventes record récentes. Les analystes se demandent si la croissance va durer. Pas de commentaire officiel de Nvidia sur ces inquiétudes. Meta a chuté de 2,8% après des résultats décevants. L’entreprise a pointé la baisse des revenus publicitaires. Ça remet en question les modèles économiques des géants tech.
Et le S&P 500 a reculé de 1,3%.
La santé et la finance ont aussi souffert. Bank of America a perdu 1,1% après avoir averti que l’incertitude économique pourrait peser sur ses gains futurs. JPMorgan Chase a glissé de 0,9% après que Jamie Dimon ait dit que les tensions géopolitiques pourraient impacter les marchés financiers. Il l’a déclaré lors d’une conférence à New York. Les investisseurs, déjà nerveux, n’ont pas apprécié.
Seuls l’énergie et les matériaux résistent un peu.
ExxonMobil a grimpé de 0,8% grâce à des bénéfices trimestriels qui ont battu les prévisions. Procter & Gamble a annoncé une hausse de 1,2% de ses ventes trimestrielles. La hausse des prix dans plusieurs catégories de produits explique cette performance. Mais les analystes restent prudents. Les coûts de production augmentent et ça pourrait affecter les marges à long terme. Pas de plan spécifique dévoilé pour contrer ces effets.
Les obligations du Trésor à 10 ans ont monté à 3,55%. Le marché anticipe peut-être une hausse des taux Fed dans les mois qui viennent. Mais sans commentaires clairs de Powell, c’est du flou artistique. Le dollar a légèrement progressé face à l’euro, atteignant 1,08. Les traders surveillent de près les prochaines annonces économiques. Le Département du Trésor américain n’a rien dit sur ces fluctuations.
Vendredi, les chiffres de l’emploi US tombent. Ça pourrait influencer les futures décisions de la Fed. En attendant, l’incertitude persiste et aucun commentaire n’a été émis par la Fed à ce sujet. Les regards se tournent aussi vers la réunion de la BCE la semaine prochaine. Les investisseurs espèrent des indications sur l’orientation des politiques monétaires en Europe. Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été faite par la BCE.
Google publie ses résultats la semaine prochaine. Les attentes sont élevées mais les récents revers des autres géants tech suscitent des doutes. Google n’a pas fourni de prévisions détaillées sur ses résultats à venir.
Les analystes de Goldman Sachs ont abaissé leurs prévisions de croissance pour le secteur technologique, citant des « attentes irréalistes » concernant les retours sur investissement dans l’IA. Morgan Stanley a emboîté le pas en révisant à la baisse ses objectifs de cours pour plusieurs valeurs tech. Ces révisions touchent particulièrement les entreprises qui ont massivement investi dans l’intelligence artificielle sans montrer de résultats tangibles à court terme.
Le VIX, surnommé « l’indice de la peur », a bondi de 8% pour atteindre 18,5 points. Les volumes d’échanges ont explosé avec 12,8 milliards d’actions négociées sur le NYSE, soit 35% de plus que la moyenne mensuelle. Les fonds indiciels ont enregistré des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars selon les données de State Street. BlackRock a observé une rotation massive vers les obligations d’État, signe que les investisseurs cherchent refuge dans des actifs moins risqués.





