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Citi va garder du bitcoin. Pas dans six mois, pas « à l’étude » — la banque a annoncé le lancement de son service Custody+ plus tard cette année, et ça change pas mal de choses pour les investisseurs institutionnels qui jonglaient jusqu’ici entre deux systèmes séparés.
Le principe est simple mais costaud : Custody+ permet de loger des actifs traditionnels et du bitcoin dans un seul et même cadre. Fini le ballet entre plateformes de garde crypto d’un côté et infrastructure bancaire classique de l’autre. Pour les gros fonds, les asset managers, les trésoriers d’entreprise qui regardent le bitcoin depuis un moment sans savoir où le ranger proprement — c’est probablement la réponse qu’ils attendaient. Citi n’est pas arrivée là du jour au lendemain non plus : la banque travaillait sur ce projet depuis plusieurs années, avait déjà annoncé ses intentions l’an dernier, et Custody+ est présenté comme un investissement stratégique dans l’infrastructure, pas un coup marketing rapide.
Un flux transactionnel sans friction.
Chris Cox, responsable des services aux investisseurs chez Citi, a mis le doigt sur ce que ça change concrètement : le service vise un flux transactionnel fluide pour chaque opération de gestion d’actifs. Règlement, change, trésorerie, données — tout ça visible en quasi-temps réel, en continu. Pas de latence, pas d’obstacles entre les deux mondes. Et surtout, les clients ne sont pas enfermés dans un workflow standardisé unique. Ils peuvent intégrer des actifs numériques à leur guise ou carrément construire leurs propres offres sur la plateforme Citi. C’est une flexibilité que peu de banques traditionnelles proposent à ce niveau-là.
Ça, c’est pour Custody+. Mais Citi ne s’arrête pas là.
Token Services, stablecoins et la grande coalition bancaire
En parallèle du lancement de Custody+, Citi développe les Citi Token Services — un outil de paiements transfrontaliers en temps réel qui fonctionne via des dépôts tokenisés. Concrètement, ça permet de bouger de l’argent entre pays sans passer par les rails traditionnels lents et coûteux du correspondent banking. Le tout sur blockchain.
Et puis y a le dossier stablecoin. Depuis l’an dernier, Citi travaille avec Deutsche Bank, Goldman Sachs et Bank of America pour explorer l’émission d’un produit stablecoin commun. Pas de détails précis sur l’avancement, pas de calendrier officiel — la source ne précise pas où en sont les discussions. Mais le simple fait que ces quatre mastodontes soient autour de la même table pour imaginer un stablecoin maison, c’est un signal fort. Le secteur bancaire traditionnel ne regarde plus les stablecoins de loin.
Citi devient ainsi la dernière grande banque américaine à plonger sérieusement dans les actifs numériques. Et le timing n’est pas un hasard.
La Clarity Act en vote, Jane Fraser veut un « bon projet de loi »
Le contexte réglementaire américain a changé de ton. L’approche pro-crypto des régulateurs et une législation plus favorable ont clairement donné aux banques le feu vert politique pour avancer. La Clarity Act — qui vise à trancher la question centrale : quels tokens sont des titres, quels tokens sont des marchandises — est la dernière pièce législative majeure dans ce puzzle. Les législateurs votent dessus en septembre.
Jane Fraser, PDG de Citigroup, a dit que la banque était un « leader dans les actifs numériques. » Elle a aussi reconnu que la législation avait encore besoin d’améliorations, et qu’elle voulait voir un « bon projet de loi être adopté. » Pas de langue de bois là-dessus — Fraser reconnaît à la fois la position de force de Citi et les lacunes du cadre légal actuel.
Si la Clarity Act passe en l’état ou proche, ça lève une grosse incertitude pour les institutions qui hésitaient encore. Flou juridique sur la classification des tokens = risque légal non chiffrable = frein à l’adoption. Une définition claire, même imparfaite, vaut mieux que le vide actuel.
Citi n’attend pas le vote pour avancer, mais le vote pourrait accélérer ce que d’autres banques font encore semblant de ne pas vouloir faire.
L’adoption institutionnelle des actifs numériques a mis du temps à décoller. Les discussions duraient, les pilotes s’accumulaient, les annonces restaient vagues. Là, c’est différent — Custody+ a une date de lancement cette année, les Citi Token Services sont opérationnels, et le dossier stablecoin avec Goldman, Deutsche Bank et Bank of America est en cours depuis au moins un an. C’est du concret, pas du prospectif.
Et Citi n’est pas seule. D’autres grandes banques américaines ont bougé dans le même sens ces derniers mois. Le mouvement est probablement irréversible à ce stade — la question n’est plus si les banques traditionnelles intègrent le bitcoin et les actifs numériques, mais à quelle vitesse et sous quelle forme.
Custody+ sort cette année. La Clarity Act vote en septembre.
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Questions Fréquentes
Qu’est-ce que le service Custody+ de Citi exactement?
Custody+ est un service de garde qui permet aux investisseurs institutionnels de détenir des actifs traditionnels et du bitcoin dans un cadre unique, avec une visibilité quasi en temps réel sur le règlement, le change et la trésorerie.
Quelles banques travaillent avec Citi sur un stablecoin?
Citi collabore avec Deutsche Bank, Goldman Sachs et Bank of America pour explorer l’émission d’un produit stablecoin commun, depuis l’an dernier selon la source.
Quand la Clarity Act sera-t-elle votée?
Les législateurs américains votent sur la Clarity Act en septembre. Ce texte vise à définir quels tokens sont des titres et quels tokens sont des marchandises.
Pourquoi c'est important
L'initiative de Citi d'intégrer la garde de Bitcoin au sein de son service Custody+ marque une étape significative dans l'adoption des actifs numériques par les institutions financières. En simplifiant la gestion des actifs traditionnels et cryptographiques dans un cadre unifié, cette avancée pourrait favoriser une plus grande confiance et une participation accrue des investisseurs institutionnels sur le marché des cryptomonnaies, traditionnellement perçu comme complexe et fragmenté. Ce développement pourrait également inciter d'autres grandes banques à suivre cette tendance, renforçant ainsi la légitimité et la maturité du secteur.





