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Le 1er décembre 2025, un rapport de 50 pages publié par les Républicains du Comité des services financiers de la Chambre des représentants accuse les régulateurs sous l’administration Biden de mener une campagne systématique contre les entreprises de cryptomonnaie, baptisée « Operation Chokepoint 2.0 ». Ce document dévoile que des institutions telles que la Réserve fédérale, la FDIC et l’OCC auraient adopté des mesures coercitives pour dissuader les banques d’interagir avec le secteur des cryptomonnaies, une affirmation qui s’inscrit désormais dans les archives officielles du Congrès.
Le rapport met en lumière au moins 30 entités qui auraient été « débanquées » à travers des directives réglementaires informelles et des pressions de supervision, sans qu’aucune action coercitive officielle ne soit prise. En effet, ces entreprises auraient été contraintes de quitter le système bancaire américain, faute d’une réglementation claire.
Les tactiques employées, selon le rapport, incluraient l’utilisation de lettres de « non-objection » et des lettres de « suspension », toutes visant à dissuader les banques d’engager des relations commerciales avec les entreprises de crypto. Parallèlement, la SEC aurait adopté une politique consistant à appliquer les lois existantes de manière sélective, sans établir de cadres réglementaires clairs pour les actifs numériques, ce qui a restreint considérablement l’activité des cryptomonnaies.
L’une des mesures les plus controversées mentionnées est la SAB 121 de la SEC, qui a effectivement empêché les banques d’offrir des services de garde pour les actifs cryptographiques. Le rapport souligne que, tandis que les régulateurs niaient publiquement toute partialité envers les actifs numériques, ils exerçaient en privé des pressions sur les banques pour qu’elles rompent leurs liens avec les entreprises de crypto.
Cette situation rappelle l’Operation Choke Point du début des années 2010, où des pressions réglementaires et réputationnelles étaient utilisées pour dissuader les banques de servir certaines industries jugées à haut risque. Le rapport déclare que les méthodes actuelles employées contre les entreprises de cryptomonnaie reproduisent ces tactiques controversées : directives informelles, attentes de supervision opaques et avertissements de risques réputationnels.
Un porte-parole du Comité républicain a commenté : « L’absence de règles claires, combinée à une application agressive, a créé un effet dissuasif sur le secteur des actifs numériques. Des entreprises américaines légitimes ont été contraintes de se délocaliser à l’étranger ou de fermer, non à cause de violations, mais à cause d’une sur-réglementation. »
Le rapport contient des anecdotes d’entreprises qui ont eu du mal à conserver leurs comptes bancaires malgré un respect strict des lois en vigueur. Un dirigeant a décrit des demandes répétées de documentation, des fermetures soudaines de comptes et des avertissements vagues de la part des agents de conformité invoquant une « incertitude » réglementaire.
Un autre témoignage relate comment une entreprise a été coupée du système bancaire américain après avoir soumis un document réglementaire de routine. Ces situations illustrent les difficultés rencontrées par les entreprises de crypto pour opérer aux États-Unis, une réalité que les Républicains trouvent préoccupante.
Les Républicains du Comité appellent le Congrès et l’administration Biden à renverser ces politiques, à fournir des directives explicites et à garantir que les entreprises de cryptomonnaie légitimes puissent accéder aux services bancaires sans craindre de pressions arbitraires. Ils soutiennent que l’innovation est étouffée et que l’activité financière est poussée vers l’étranger, ce qui pourrait compromettre la position des États-Unis en tant que leader technologique.
En ajoutant un contexte historique, l’Operation Choke Point originale a été initiée en 2013 par le ministère de la Justice sous l’administration Obama pour cibler les industries considérées comme à haut risque, telles que les prêteurs sur salaire et les marchands d’armes à feu. Cette initiative a suscité une vive controverse et a finalement été abandonnée en 2017 sous l’administration Trump.
Toutefois, il existe des arguments qui soulignent le besoin de régulation dans le secteur des cryptomonnaies en raison de sa volatilité et des risques potentiels pour les investisseurs. Les critiques estiment que sans une supervision adéquate, les marchés de la cryptomonnaie pourraient devenir un terrain fertile pour des pratiques frauduleuses.
Alors que le secteur des cryptomonnaies continue de croître, l’équilibre entre la régulation et l’innovation reste une question complexe et contestée aux États-Unis. Les décisions prises par les régulateurs et les législateurs dans les années à venir détermineront probablement l’avenir de cette industrie dynamique et en rapide évolution.




