Community Trust ScoreVérifié
Une lettre adressée au Comité bancaire du Sénat américain, initiée par le DeFi Education Fund et soutenue par plus de 110 constructeurs, investisseurs et défenseurs de la crypto-monnaie, appelle le Congrès à instaurer des protections solides et nationales pour les développeurs de logiciels et les fournisseurs de services non-custodiaux dans la législation sur la structure du marché.
Ce document, signé par des organisations clés telles que le Bitcoin Policy Institute, la Blockchain Association et la Digital Chamber, souligne que la législation sur la structure du marché des crypto-monnaies doit impérativement inclure des protections pour les développeurs afin de garantir le soutien de l’industrie dans son ensemble. Le message est clair : sans ces garanties, il sera difficile pour l’industrie d’appuyer une loi sur la structure du marché.
La lettre met en exergue les différences entre le cadre réglementaire en place pour le monde financier traditionnel, qui repose sur des intermédiaires, et l’univers du développement open source, qui nécessite des protections spécifiques pour les développeurs afin d’éviter de les placer dans des catégories réglementaires inadaptées.
Pour que les États-Unis réalisent l’ambition de devenir la « capitale mondiale de la crypto », un objectif souvent associé à l’ère Trump, il est essentiel de continuer à accueillir le développement de logiciels innovants dans l’espace numérique, comme cela a été le cas depuis les débuts d’Internet. Toutefois, la lettre note une baisse significative de la part des développeurs open source basés aux États-Unis, passant de 25 % en 2021 à 18 % en 2025, une tendance attribuée à un manque de clarté réglementaire autour du développement de logiciels.
Les signataires expriment leur reconnaissance envers la Chambre des représentants et le Sénat pour avoir inclus des éléments des lois Blockchain Regulatory Certainty Act (BRCA) et Keep Your Coins Act, qui protègent les développeurs de logiciels crypto non-custodiaux dans leurs projets respectifs de la loi CLARITY.
Ils insistent sur le fait que ces protections doivent être maintenues dans le projet de loi final et préciser que ni les individus ni les entités ne doivent être soumis à la réglementation uniquement pour avoir participé à des activités essentielles à la création, au développement, à la publication et à la maintenance des réseaux blockchain, ni pour avoir permis aux utilisateurs d’accéder à ces réseaux via des interfaces logicielles tout en gardant la garde de leurs propres fonds.
Enfin, la lettre souligne que la protection des développeurs de logiciels est une question qui transcende les lignes partisanes, rappelant qu’une majorité bipartite écrasante de 294 membres de la Chambre des représentants a voté en faveur de la loi CLARITY. Elle exhorte le Sénat à renforcer encore davantage les protections pour les développeurs dans sa version du projet de loi.
Cette démarche reflète l’importance croissante des crypto-monnaies dans le paysage financier moderne et les défis réglementaires associés à leur adoption. Alors que les régulateurs américains cherchent à structurer ce secteur en pleine expansion, ce type d’appel pourrait influencer la manière dont les législateurs abordent les futures législations. Cependant, les critiques pourraient argumenter que trop de protections pourraient également limiter la capacité des régulateurs à contrôler efficacement le secteur, soulignant la nécessité d’un équilibre prudent entre innovation et réglementation.



