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Le New York Times a sorti mardi une enquête qui pointe Adam Back comme le vrai Satoshi Nakamoto. Le cryptographe britannique ? Il dit non. Catégoriquement.
Back dirige Blockstream aujourd’hui et a créé Hashcash en 1997. Son système de preuve de travail a inspiré Bitcoin des années plus tard. Mais ça ne fait pas de lui l’inventeur mystérieux, dit-il. L’article du Times s’appuie sur l’analyse de vieux emails et posts de forums, cherchant des patterns dans l’écriture. Back trouve ça faible comme preuve. « Je ne suis pas Satoshi », a-t-il écrit sur X avant même la publication. Puis il l’a redit dans l’article. Et encore après sur les réseaux.
L’Analyse Textuelle en Question
Les journalistes ont épluché des tonnes de textes anciens. Ils cherchaient des indices dans le style d’écriture, les expressions typiquement britanniques, les tournures de phrases. Back travaillait déjà sur la cryptographie en 1992, bien avant Bitcoin. Ses écrits de l’époque ressemblent parfois à ceux de Satoshi, c’est vrai.
Mais Back explique que c’est normal. Il bossait sur les mêmes sujets que Satoshi à la même époque. Les cypherpunks partageaient des idées similaires, utilisaient un vocabulaire proche. « Mes textes anciens sont plus faciles à comparer parce que j’écrivais beaucoup sur ces thèmes », dit Back. Joe Weisenthal de Bloomberg n’y croit pas non plus. Pour lui, les vues politiques communes dans ce milieu ne prouvent rien.
Pas de preuve concrète non plus.
Le Times n’a pas montré de clé privée. Pas de transaction signée depuis le wallet de Satoshi. Pas de communication directe vérifiée. Nicholas Gregory, un early adopter britannique de Bitcoin, trouve ça dangereux de spéculer comme ça. Identifier Satoshi publiquement pourrait mettre cette personne et sa famille en risque, dit-il.
Les Milliards de Satoshi
Arkham estime que les bitcoins de Satoshi valent environ 73 milliards de dollars aujourd’hui. Ces coins n’ont jamais bougé depuis 2011. Ils dorment sur des adresses connues de tous. Si quelqu’un prouvait être Satoshi en signant une transaction avec ces clés privées, ça changerait tout. Mais personne ne l’a jamais fait.
En 2024, un documentaire avait accusé Peter Todd d’être Satoshi. Todd avait nié aussi. L’affaire n’avait convaincu personne dans la communauté Bitcoin. Même schéma qu’aujourd’hui avec Back. Market participants tracking Les modèles RSI du Bitcoin reflètent will find additional context here.
Greg Maxwell, développeur Bitcoin, a réagi sur les forums. Il rappelle qu’sans preuve tangible comme une signature cryptographique, impossible de trancher. « Les spéculations ne suffisent pas pour résoudre un mystère aussi complexe », dit Maxwell. D’autres figures ont été soupçonnées avant : Hal Finney, Nick Szabo. Aucune identification définitive n’a jamais tenu la route.
Jameson Lopp trouve ces enquêtes contre-productives. Le défenseur de Bitcoin pense qu’elles détournent l’attention des vrais enjeux du réseau. « L’identité de Satoshi n’est pas essentielle au fonctionnement de Bitcoin », écrit Lopp sur son blog. Il préférerait qu’on parle technologie plutôt que mystère.
Andrew Ross Sorkin du Times défend son enquête. Le journaliste dit avoir travaillé avec rigueur et objectivité. « Notre but était de contribuer au débat public sur l’origine de Bitcoin », explique Sorkin. Il assure n’avoir voulu mettre personne en danger.
Le débat relance l’intérêt pour Hal Finney. Le développeur décédé en 2014 avait reçu la première transaction Bitcoin de l’histoire. Directement de Satoshi. CoinDesk continue d’examiner ses contributions pour y chercher des indices. Finney reste un candidat crédible pour certains analystes.
Jimmy Song a parlé de l’impact potentiel sur le podcast « Unchained ». Le développeur Bitcoin pense que découvrir l’identité de Satoshi pourrait changer la perception publique de Bitcoin. « Ça influencerait comment les médias et les nouveaux utilisateurs voient la légitimité du réseau », dit Song. Cela rejoint les thèmes abordés dans XRP dépasse le volume de trading, illustrant l’évolution du paysage.
Pour l’instant, la communauté Bitcoin n’achète pas les conclusions du Times. Le mystère de Satoshi Nakamoto reste entier. Les méthodes stylistiques utilisées jusqu’ici n’ont pas réussi à lever le voile sur cette identité énigmatique. Back continue de nier, et personne n’a fourni de preuve cryptographique définitive.
D’autres experts en sécurité informatique soulèvent des préoccupations éthiques sur ces enquêtes. Andreas Antonopoulos, éducateur Bitcoin reconnu, met en garde contre les risques physiques. « Identifier publiquement Satoshi équivaudrait à peindre une cible sur le dos de cette personne », explique-t-il lors d’une conférence récente. Les bitcoins dormants représentent plus de 5% de l’offre totale de Bitcoin. Leur mise en mouvement soudaine pourrait provoquer des turbulences majeures sur les marchés.
L’industrie crypto reste divisée sur l’utilité de ces recherches. Certaines entreprises comme Chainalysis continuent d’analyser les transactions historiques pour tracer des patterns. Mais Adam Back n’est pas le premier à subir ce type d’attention médiatique. En 2016, Newsweek avait pointé du doigt Dorian Nakamoto, un ingénieur japonais-américain qui n’avait aucun lien avec Bitcoin. L’homme avait été harcelé pendant des mois par des journalistes et des curieux. Son histoire illustre parfaitement pourquoi la communauté Bitcoin préfère généralement laisser Satoshi dans l’anonymat.
Questions Fréquentes
Que dit Adam Back sur l’accusation du New York Times ?
Back nie catégoriquement être Satoshi Nakamoto et explique que ses écrits anciens sont simplement plus comparables parce qu’il travaillait sur des sujets similaires à l’époque.
Quelle preuve principale utilise le New York Times ?
L’enquête repose sur une analyse stylistique d’anciens emails et messages de forums, se concentrant sur les habitudes d’écriture et conventions orthographiques britanniques.