Community Trust ScoreVérifié
Btrust change de main. L’organisation à but non lucratif dédiée au développement open-source de Bitcoin vient de nommer trois nouveaux administrateurs — Janet Maingi, Bruno Garcia et Laurence Aderemi — après un appel mondial ouvert et un processus de sélection en plusieurs étapes. C’est la fin d’une transition de gouvernance qui durait depuis la création de l’organisation.
Le contexte : en 2021, Jack Dorsey et Jay-Z ont donné 500 BTC pour lancer Btrust, avec un objectif clair dès le départ. Financer le développement de Bitcoin en Afrique et en Inde. Et surtout, se retirer eux-mêmes de la gouvernance une fois l’organisation sur pied. Le conseil inaugural — Obi Nwosu, Ojoma Ochai, Carla Kirk-Cohen et Abubakar Nur Khalil — avait pour mission de construire la base opérationnelle et financière, puis de passer le relais. C’est chose faite.
Une passation qui a pris du temps, mais qui s’est faite proprement
La période de transition s’est officiellement terminée le 30 avril 2026. Pendant cette phase, les deux conseils — l’ancien et le nouveau — ont travaillé ensemble. Examens budgétaires, consolidation de documents, lancement d’un audit indépendant. Btrust dit vouloir renforcer la responsabilité. Pas de détails sur qui mène cet audit ni sur son calendrier exact.
Les trois nouveaux administrateurs apportent, d’après Btrust, une expertise dans l’infrastructure Bitcoin, les systèmes énergétiques et le développement de logiciels open-source. Complémentaire, pas redondante. C’est probablement voulu — le conseil inaugural avait des profils plutôt orientés opérations et communauté, le nouveau semble plus technique.
Pas maintenant, mais bientôt : le nouveau conseil est chargé de guider la stratégie de subvention, de superviser le Programme Builders et d’élargir la présence de Btrust dans les communautés de développeurs sous-représentées. Vaste programme.
Qala est devenu Builders, et c’est central
En 2023, Btrust a racheté Qala — une société de formation de développeurs Bitcoin et Lightning Network — et l’a rebaptisée Programme Btrust Builders. L’idée : accélérer la contribution open-source depuis l’Afrique. Former des développeurs locaux, les intégrer dans l’écosystème Bitcoin, réduire la dépendance aux contributeurs concentrés dans quelques pays riches.
C’est probablement l’actif le plus concret que Btrust possède aujourd’hui. Un programme de formation qui tourne, des développeurs formés, une marque reconnue sur le continent africain. Le nouveau conseil hérite de ça.
Et l’ambition ne s’arrête pas là. Btrust veut aussi s’étendre en Amérique latine. La source ne précise pas quand ni comment, mais l’intention est là. Genre, le Sud global au sens large — pas juste l’Afrique subsaharienne ou l’Inde.
Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est la logique derrière. Bitcoin est souvent critiqué pour sa base de contributeurs très homogène — géographiquement, culturellement. Btrust part du principe que ça fragilise le protocole sur le long terme. Diversifier les développeurs, c’est diversifier les perspectives, les cas d’usage, les priorités de développement. Pas juste une question d’équité. Une question de résilience.
Les Principes Genesis comme boussole
Les nominations ont suivi ce que Btrust appelle ses Principes Genesis — un cadre qui met l’accent sur la transparence, l’équité et l’alignement avec la mission. C’est flou comme formulation, mais ça dit quelque chose sur la culture de l’organisation : elle veut que ses propres processus internes ressemblent à ce qu’elle promeut dans Bitcoin. Ouvert, vérifiable, sans favoritisme.
L’audit indépendant lancé pendant la transition va dans le même sens. Vérifier que les pratiques financières et opérationnelles collent aux standards annoncés. Encore une fois, pas de détails sur qui audite et selon quels critères. Mais le geste compte.
Btrust gère des fonds importants — 500 BTC au départ, ça représente une somme considérable selon les cours. L’organisation ne publie pas de chiffres récents sur ses réserves ou ses dépenses, du moins pas dans cette annonce. Les subventions accordées aux développeurs individuels restent la principale ligne de dépense visible.
Le nouveau conseil prend les rênes à un moment où l’écosystème Bitcoin open-source cherche encore à s’élargir géographiquement. Btrust est l’une des rares structures institutionnelles explicitement dédiées à ça — avec des fonds, un programme de formation opérationnel et maintenant une gouvernance pleinement indépendante de ses fondateurs originaux.
500 BTC donnés en 2021 par deux célébrités américaines. Un conseil africain et international qui dirige aujourd’hui. L’audit en cours.
Questions Fréquentes
Qui sont les nouveaux membres du conseil d’administration de Btrust?
Les trois nouveaux administrateurs sont Janet Maingi, Bruno Garcia et Laurence Aderemi, nommés après un appel mondial ouvert et un processus de sélection en plusieurs étapes guidé par les Principes Genesis de Btrust.
Qu’est-ce que le Programme Btrust Builders?
C’est l’ancien programme Qala, racheté par Btrust en 2023 et rebaptisé, qui forme des développeurs spécialisés dans Bitcoin et le Lightning Network principalement en Afrique pour accélérer la contribution open-source.
Quel était le don initial à l’origine de Btrust?
Jack Dorsey et Jay-Z ont donné 500 BTC en 2021 pour créer Btrust, avec pour objectif de financer le développement de Bitcoin en Afrique et en Inde tout en se retirant eux-mêmes de la gouvernance.





