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Tribunal Britannique Reconnaît l’Or RuneScape Comme Bien Volable

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Mis à jour 5 mois il y a

La Cour d’appel britannique vient de créer un précédent. L’or virtuel d’Old School RuneScape peut être volé légalement selon le Theft Act de 1968. Un ancien développeur du jeu, James Lakeman, a été condamné pour avoir piqué 705 milliards de pièces d’or virtuelles.

Ça représente 750 000 dollars sur le marché noir. Lakeman bossait chez Jagex quand il a exploité une faille système pour transférer l’or sur son compte perso. La police métropolitaine a ouvert une enquête après que Jagex ait signalé des transactions louches. L’arrestation a eu lieu en juillet dernier. Le procès s’est tenu au tribunal de Southwark, où le juge principal a dit que protéger ces biens était « nécessaire pour prévenir l’exploitation à grande échelle ». Pas de commentaire des avocats de Lakeman sur un éventuel appel.

La décision change tout.

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Les biens numériques ont maintenant une valeur tangible reconnue par la loi. Les économies virtuelles et les plateformes de jeu vont devoir s’adapter. Tom Richards, un vétéran de RuneScape : « C’est rassurant de savoir que nos efforts en jeu sont protégés. » Mais d’autres joueurs craignent plus de surveillance et de restrictions sur les échanges. Le professeur Emily Carter de Cambridge voit ça comme « une nouvelle ère pour la protection des actifs en ligne ».

Jagex reste discret sur ses mesures de sécurité futures. Un porte-parole dit juste que l’entreprise « travaille activement à renforcer ses systèmes ». Pas de détails. L’or virtuel récupéré a été restitué à Jagex, mais la société n’a pas révélé comment éviter de futurs incidents similaires. Les responsables de l’industrie refusent de commenter l’impact potentiel.

Et le procureur principal Michael Reed pense que ça pourrait servir de modèle ailleurs. « La reconnaissance des biens virtuels par la loi est essentielle dans notre monde numérique », dit-il lors d’une conférence de presse le 28 janvier.

Reste à voir comment les autres pays vont réagir.

L’enquête de la police métropolitaine a révélé des transactions étalées sur plusieurs mois. Les flics ont bossé avec des experts en cybercriminalité pour retracer le chemin de l’or virtuel. Lakeman devra rembourser les gains qu’il a réalisés en vendant l’or sur des marchés secondaires. Le tribunal veut dissuader d’autres développeurs de profiter de leur accès privilégié.

Le professeur David Collins de la London School of Economics croit que ça va influencer d’autres jeux où des biens numériques s’échangent contre de l’argent réel. « Ça pourrait changer la façon dont les développeurs conçoivent leurs systèmes économiques internes », dit-il. Mais certains juristes s’interrogent sur l’application dans d’autres juridictions. La reconnaissance des biens numériques comme biens volables va probablement varier d’un pays à l’autre.

Les experts du secteur gaming n’ont toujours pas réagi officiellement. Pas clair si d’autres entreprises vont revoir leurs politiques de sécurité. La communauté RuneScape reste divisée entre satisfaction et inquiétude. Quelques joueurs voient ça comme une protection nécessaire, d’autres y voient une menace pour la liberté d’échange dans le jeu. Jagex dit que « la sécurité des joueurs est primordiale » mais reste vague sur les détails pratiques.

L’affaire R v Lakeman pourrait bien redéfinir comment on traite les crimes numériques au Royaume-Uni. Les prochains mois vont montrer si d’autres cas similaires font surface et comment les tribunaux britanniques les gèrent. Pour l’instant, Lakeman n’a pas fait appel mais ses avocats gardent le silence total sur leurs intentions.

L’Union européenne surveille de près l’évolution britannique. Plusieurs pays membres étudient déjà des projets de loi similaires pour encadrer le vol d’actifs virtuels. La France et l’Allemagne ont lancé des groupes de travail interministériels sur le sujet depuis novembre dernier. Les États-Unis ne sont pas en reste : la Federal Trade Commission a ouvert une consultation publique sur la protection des biens numériques dans les jeux vidéo. Le marché mondial des objets virtuels pèse déjà 15 milliards de dollars selon les dernières estimations de PwC.

Les développeurs indépendants s’inquiètent des coûts de mise en conformité. Beaucoup n’ont pas les ressources pour implémenter des systèmes de sécurité robustes comme Jagex. Sarah Mitchell, directrice de l’association britannique des développeurs de jeux, craint « une fracture entre gros studios et petites équipes ». Les avocats spécialisés en propriété intellectuelle voient déjà affluer les demandes de conseil. Cabinet Freshfields a créé une nouvelle division dédiée aux crimes virtuels. Le barreau de Londres organise des formations express pour ses membres sur ces questions émergentes.

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Steven Anderson

Steven est un explorateur dans l'âme - à la fois dans le monde physique et numérique. Voyageur, Steven continue de découvrir de nouveaux endroits tout au long de l'année dans le monde physique, tandis que dans le monde numérique, il a contribué à plusieurs projets Kickstarter. La technologie attire Steven et grâce à son sens des affaires, il a réalisé des profits financiers ainsi qu'une renommée dans son créneau d'affaires.

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