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L’utilisation des cryptomonnaies pour rémunérer les employés a fortement augmenté au cours de l’année écoulée, et l’USDC s’impose comme le leader incontesté parmi les stablecoins utilisés pour les salaires. Une nouvelle enquête menée par Pantera Capital révèle que la part des professionnels recevant au moins une partie de leur rémunération en crypto a triplé depuis 2023, signalant un changement structurel dans la manière dont les entreprises rémunèrent leurs équipes mondiales et décentralisées.
En 2023, seuls 3 % des travailleurs déclaraient recevoir une partie de leur salaire en cryptomonnaie. Ce chiffre est monté à 9,6 % en 2024, porté par l’adoption croissante par les startups Web3, les DAOs et les entreprises crypto-natives. Dans le même temps, la part des salariés rémunérés exclusivement en monnaie fiduciaire est passée de 97 % à 89,1 %, montrant une ouverture accrue aux actifs numériques dans les modèles de rémunération.
L’USDC domine le marché des salaires en crypto
Parmi toutes les cryptomonnaies utilisées pour les salaires, l’USDC s’impose largement avec 63 % de part de marché. Ce stablecoin séduit grâce à son ancrage 1:1 au dollar américain, sa faible volatilité et sa transparence réglementaire croissante. L’USDT arrive en deuxième position avec 28,6 %, tandis que Solana (1,9 %) et Ethereum (1,3 %) représentent une part plus modeste des paiements en crypto.
Le rapport souligne que la réputation grandissante de l’USDC — renforcée par la publication mensuelle de ses réserves et son accès aux bons du Trésor américain — consolide sa place comme choix privilégié des entreprises intégrant des stablecoins dans leurs opérations.
Les modèles de rémunération hybrides gagnent du terrain
Bien que les salaires entièrement versés en crypto restent relativement rares, les modèles hybrides gagnent en popularité. De plus en plus d’entreprises permettent désormais à leurs employés de répartir leur rémunération entre fiat et crypto. Ce modèle flexible permet aux salariés d’investir progressivement dans le marché crypto (stratégie de dollar-cost averaging) ou de réaliser directement des achats on-chain depuis leur portefeuille Web3.
Cette évolution reflète la maturité croissante de l’infrastructure crypto. Avec la montée des outils de gestion de trésorerie, des plateformes comptables automatisées et des systèmes de paie basés sur la blockchain, les obstacles techniques à l’adoption de la rémunération numérique sont progressivement éliminés.
Les stablecoins deviennent des outils RH, pas seulement des actifs de trading
L’enquête de Pantera Capital couvre un large éventail de professionnels du secteur blockchain, notamment des ingénieurs, chefs de produit, juristes et personnels des opérations. L’un des enseignements majeurs est que les stablecoins ne sont plus cantonnés aux plateformes de trading ou aux protocoles DeFi : ils sont désormais utilisés pour des fonctions commerciales concrètes — en particulier les salaires et les paiements internationaux.
Pour les équipes réparties dans le monde, les stablecoins offrent plusieurs avantages clés :
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Des délais de règlement rapides
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Des frais de transaction réduits
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Un accès à la valeur du dollar américain dans des régions à l’infrastructure bancaire limitée ou aux devises locales instables
Ces atouts rendent les paiements en stablecoins particulièrement attrayants, notamment pour les entreprises qui emploient des équipes à l’international ou des freelances en Asie du Sud-Est et en Amérique latine.
Pourquoi la rémunération en crypto séduit de plus en plus
Ce virage vers la rémunération numérique s’explique aussi par l’évolution des entreprises crypto-natives. À mesure que l’écosystème se structure, de nombreuses sociétés adoptent des rails de paiement en temps réel et des systèmes financiers plus conformes. Ce qui était autrefois une curiosité — être payé en crypto — devient désormais une option légitime, voire préférée, pour de nombreux professionnels du secteur.
Selon Pantera, l’objectif de leur enquête annuelle sur la rémunération est de combler le manque de transparence sur la manière dont les entreprises blockchain paient leurs équipes. L’absence de données fiables rendait difficile l’évaluation des salaires et l’élaboration de modèles de rémunération cohérents.
Grâce à des études comme celle-ci — et à l’évolution continue des stablecoins tels que l’USDC — les paiements en crypto entrent clairement dans une phase d’adoption plus large et plus institutionnelle.