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L’adoption des stablecoins s’accélère sur le continent africain, alors que les particuliers et les entreprises cherchent des moyens plus rapides pour les paiements transfrontaliers et une protection contre l’augmentation des prix. Lors du Forum économique mondial à Davos, l’économiste Vera Songwe a indiqué que les stablecoins comblent les lacunes laissées par les systèmes de transfert coûteux et la faiblesse des monnaies locales. Cette utilisation croissante attire également l’attention accrue des régulateurs à travers le continent.
Les stablecoins, qui sont des cryptomonnaies adossées à des actifs stables comme le dollar américain, offrent une alternative aux devises locales souvent volatiles. Pour de nombreux Africains, l’accès aux services bancaires traditionnels reste limité, ce qui renforce l’attrait des solutions numériques de paiement.
Les coûts des envois de fonds en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus élevés au monde, selon les données de la Banque mondiale. Les stablecoins pourraient réduire ces coûts en éliminant certains intermédiaires financiers.
Cependant, l’essor de ces actifs numériques suscite des préoccupations réglementaires. L’Union africaine et d’autres autorités régionales examinent les implications sur la stabilité économique et la sécurité financière.
Les acteurs du secteur préconisent une approche équilibrée de la régulation. Ils soulignent l’importance de protéger les consommateurs tout en favorisant l’innovation.
Les prochains mois pourraient voir des décisions importantes sur l’encadrement des stablecoins en Afrique. Les autorités s’efforcent de trouver un équilibre entre innovation et réglementation.
Le développement des stablecoins en Afrique s’accompagne d’initiatives locales visant à intégrer ces technologies dans le quotidien. En 2025, le Nigeria a lancé un projet pilote pour tester l’utilisation des stablecoins dans les transactions commerciales, selon un rapport du ministère des Finances du pays.
L’Afrique du Sud, quant à elle, a vu une augmentation de 30 % des transactions en stablecoins en 2024, d’après les données de la Banque centrale sud-africaine. Cette hausse est en partie due à la volatilité du rand sud-africain, qui pousse les consommateurs à chercher des alternatives plus stables.
Des acteurs du secteur privé, tels que la société de fintech Chipper Cash, ont également investi dans des solutions basées sur les stablecoins pour faciliter les paiements transfrontaliers. Ham Serunjogi, cofondateur de Chipper Cash, a déclaré en décembre 2025 que ces technologies représentaient une opportunité majeure pour réduire les coûts de transaction sur le continent.
En parallèle, des conférences régionales sur les cryptomonnaies ont été organisées pour discuter des impacts potentiels et des opportunités des stablecoins. En novembre 2025, un sommet à Nairobi a réuni des experts du secteur pour échanger sur les meilleures pratiques et les défis à venir.
En janvier 2026, la Banque centrale du Kenya a annoncé une étude sur l’impact potentiel des stablecoins sur l’économie nationale. Cette initiative vise à évaluer comment ces actifs numériques pourraient influencer les flux de capitaux et la stabilité monétaire du pays.
Le Ghana, en collaboration avec la Banque africaine de développement, a lancé un projet en décembre 2025 pour explorer l’utilisation des stablecoins dans le secteur agricole. Ce projet cherche à faciliter les paiements entre les producteurs locaux et les marchés internationaux, en réduisant les délais de transaction.
En Afrique de l’Est, l’entreprise de technologie financière M-Pesa a commencé à intégrer des options de paiement en stablecoins dans son application mobile, à partir de novembre 2025. Cette intégration vise à offrir aux utilisateurs une alternative stable face aux fluctuations monétaires locales.
Lors d’une conférence à Lagos en octobre 2025, le ministre des Finances du Nigeria, Zainab Ahmed, a souligné l’importance des stablecoins pour renforcer l’inclusion financière. Elle a noté que ces actifs pourraient jouer un rôle crucial dans l’intégration des populations non bancarisées dans l’économie numérique.
En novembre 2025, le ministre des Finances de l’Ouganda, Matia Kasaija, a annoncé la mise en place d’un groupe de travail pour étudier l’impact des stablecoins sur l’économie locale. Ce groupe vise à analyser les avantages potentiels pour le secteur privé et les risques associés pour la stabilité financière du pays.
Le Rwanda, par l’intermédiaire de la Banque nationale du Rwanda, a également exprimé son intérêt pour les stablecoins. En décembre 2025, un porte-parole de la banque a indiqué que des discussions étaient en cours pour explorer l’intégration de ces actifs dans les services financiers du pays.
En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a vu une augmentation significative de l’utilisation des stablecoins dans le commerce de détail. En janvier 2026, l’Association des commerçants ivoiriens a rapporté une hausse de 40 % des transactions effectuées en stablecoins au cours des six derniers mois.
Des initiatives éducatives sur les stablecoins se multiplient également. En décembre 2025, une série de séminaires a été organisée à Accra par l’Université du Ghana pour sensibiliser les étudiants et les entrepreneurs aux opportunités offertes par ces actifs numériques.





