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Le projet Ethereum layer-2 Kinto ferme ses portes après des mois de difficultés financières et les conséquences d’un piratage de plusieurs millions de dollars. L’équipe a confirmé que ses opérations blockchain cesseront le 30 septembre, entraînant une chute de plus de 80 % de son token natif K.
Le token Kinto s’effondre après l’annonce de la fermeture Le token de gouvernance du Kinto Network a plongé de 81,4 % à environ 0,46 $ suite à l’annonce, selon CoinGecko. Sa capitalisation boursière dépasse à peine 1 million de dollars, contre un sommet historique de 14,5 millions de dollars mi-août.
Lancé en avril 2025, le projet a duré moins de six mois avant de décider de fermer ses activités. La chute du token reflète la perte de confiance des investisseurs et l’incapacité du projet à se remettre de la faille de sécurité survenue en juillet.
Le piratage à l’origine de la chute Kinto a été touché par une vulnérabilité dans la norme ERC-1967 Proxy, utilisée par de nombreux protocoles pour mettre à jour des smart contracts sans changer d’adresses. L’exploitation a vidé environ 577 ETH, soit 1,6 million de dollars à l’époque.
Malgré un financement par emprunt d’1 million de dollars pour relancer les échanges, le revers financier était trop lourd. Couplé à la détérioration des conditions du marché, les tentatives de levée de fonds ont échoué, laissant Kinto sans solution viable.
Rendements élevés et questions de durabilité Avant le piratage, certains critiques jugeaient le modèle économique de Kinto insoutenable. Le cofondateur Ramon Recuero avait indiqué qu’un staking K offrait un rendement annuel de 130 % en USDC, l’un des plus élevés dans la DeFi. Ces rendements excessifs ont historiquement été liés à l’instabilité des plateformes DeFi.
Un projet ambitieux sur Arbitrum Kinto était conçu comme une solution modulaire Ethereum layer-2 sur Arbitrum, combinant l’efficacité des échanges centralisés et la sécurité des échanges décentralisés. Son offre phare permettait de trader crypto et actions tokenisées (Apple, Microsoft, Nvidia). Mais le projet peinait à gagner en traction avant le piratage.
Plan de récupération et compensation des utilisateurs Kinto prévoit de redistribuer environ 800 000 $ de liquidités Uniswap aux « Phoenix lenders » pour récupérer 76 % de leur principal, et un « goodwill grant » d’environ 1 100 $ par victime du hack, financé en partie par Recuero à hauteur de 130 000 $. Les fonds récupérés supplémentaires seront distribués à la communauté via Snapshot.
Les utilisateurs sont invités à retirer leurs actifs avant le 30 septembre, après quoi les soldes restants devront être réclamés via un contrat spécial.
Leçons pour les projets Ethereum layer-2 La chute de Kinto illustre les risques persistants pour les solutions layer-2 et la DeFi : vulnérabilités de sécurité, promesses de rendements irréalistes et dépendance à des financements volatils. Bien que l’idée de combiner finance traditionnelle et infrastructure décentralisée fût ambitieuse, la rapidité de la chute montre la fragilité du marché lorsqu’on perd la confiance.
Conclusion La fermeture de Kinto marque un nouveau chapitre turbulent dans l’histoire des projets DeFi. Son token s’est effondré, la confiance des utilisateurs est ébranlée, et les opérations cesseront fin septembre. Bien que le plan de récupération offre un soulagement partiel, la chute rapide de Kinto reste un avertissement pour les projets layer-2 promettant des rendements élevés sans résilience prouvée.




