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La Maison-Blanche convoque banques et entreprises crypto ce mercredi 1er février. Biden veut relancer les discussions sur les actifs numériques qui traînent depuis des mois.
Les stablecoins inquiètent grave. Ces monnaies numériques adossées aux devises traditionnelles font flipper les régulateurs américains qui craignent des risques pour le système financier. Janet Yellen, secrétaire au Trésor, est claire : « Il faut agir vite sur cette réglementation. » Son message passe pas inaperçu. Elle insiste sur la nécessité d’un cadre solide pour ces actifs qui brassent des milliards. Les banques expriment leurs préoccupations depuis des semaines, redoutant un effet de contagion qui pourrait foutre en l’air la stabilité financière.
Pas simple.
Les discussions s’annoncent tendues parce que chacun tire la couverture. JPMorgan Chase exprime des réserves sur l’absence de cadre clair. Jamie Dimon dit carrément que sans régulation, les stablecoins pourraient déstabiliser le système financier traditionnel. Il appelle à une approche prudente mais ferme, genre on y va mais doucement. Du côté crypto, Circle qui émet l’USDC participe activement aux discussions. Jeremy Allaire, PDG de Circle, propose des audits réguliers pour garantir la solvabilité des stablecoins. Son entreprise se dit prête à bosser avec les régulateurs pour instaurer la confiance.
Et Jerome Powell de la Fed suit ça de près. Il voit les impacts potentiels des stablecoins sur la politique monétaire.
Le Congrès a foiré avant sur ce dossier. Les tentatives de légiférer sur les stablecoins ont planté. Cette fois l’administration Biden veut un consensus, mais c’est pas gagné. Maxine Waters, présidente du Comité sur les services financiers de la Chambre, suit ces négociations. Elle dit que le Congrès est prêt à examiner de nouvelles propositions législatives et insiste sur l’urgence d’une action concertée. Un groupe de travail bipartisan au Sénat, dirigé par Cynthia Lummis et Mark Warner, s’est formé pour aborder les enjeux des stablecoins.
Ils veulent rédiger une proposition législative d’ici fin février. Ça bouge dans tous les sens.
Gary Gensler de la SEC met en garde contre les risques de fraude et manipulation dans le marché des stablecoins. Il rappelle que la SEC a déjà pris des mesures contre plusieurs acteurs non conformes, histoire de montrer qu’ils rigolent pas. Le Trésor américain prépare un rapport sur les implications des stablecoins pour mars. L’administration espère que ce document aidera à formuler des politiques efficaces, mais on verra bien.
Des groupes de défense des consommateurs sont présents aussi. Ils veulent que les nouvelles réglementations protègent les utilisateurs de crypto-monnaies.
PayPal surveille tout ça de près. Dan Schulman dit que l’entreprise se prépare à s’adapter aux nouvelles normes et exprime son intérêt pour intégrer les stablecoins dans ses services. Le 2 février, une réunion de suivi est prévue avec les représentants des grandes entreprises tech. Apple et Google ont été invités à discuter des implications des stablecoins sur leurs plateformes de paiement. Ces géants cherchent à comprendre comment les nouvelles régulations pourraient affecter leurs opérations.
Les marchés financiers restent attentifs à tout ça. Le Nasdaq a observé une légère volatilité dans les actions des entreprises impliquées dans les crypto-monnaies. Les analystes de Goldman Sachs estiment que les décisions prises lors de ces discussions pourraient influencer la valorisation des entreprises liées à la crypto.
Aucune date pour une décision finale n’est fixée. Le processus législatif prendra du temps parce que les parties doivent encore s’accorder sur plusieurs points cruciaux. Des réunions supplémentaires sont prévues pour affiner les propositions. Les discussions continueront tant qu’un accord ne sera pas trouvé, mais personne sait combien de temps ça va prendre.
Pour l’instant les commentaires restent limités. Les acteurs préfèrent la discrétion avant d’annoncer des résultats concrets. L’inflation aux États-Unis atteint des niveaux préoccupants, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur les décideurs pour trouver des solutions viables et rapides concernant les stablecoins. La prudence est de mise dans ce dossier ultra-sensible qui peut faire ou défaire des milliards de dollars d’investissements.
L’Union européenne observe attentivement ces développements américains. Bruxelles prépare sa propre législation MiCA (Markets in Crypto-Assets) qui entrera en vigueur fin 2024, créant une pression concurrentielle sur Washington. Les régulateurs européens comme l’ESMA ont déjà établi des critères stricts pour les stablecoins, obligeant les émetteurs à détenir 100% de réserves liquides. Cette approche pourrait servir de modèle aux Américains qui cherchent des solutions éprouvées.
Tether, l’émetteur du plus gros stablecoin USDT avec 70 milliards de capitalisation, reste discret sur sa participation aux discussions. L’entreprise fait face à des questions récurrentes sur la composition exacte de ses réserves. Paolo Ardoino, CTO de Tether, a récemment publié des attestations trimestrielles mais les régulateurs américains exigent plus de transparence. Binance USD et Pax Dollar complètent le trio des stablecoins majeurs scrutés par Washington.





