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Actualités financières

Universitaires Poussent l’Euro Numérique Face aux Géants US

Universitaires Poussent l'Euro Numérique Face aux Géants US
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Le 12 janvier, des profs ont tapé du poing sur la table. Ils veulent que l’Europe bouge enfin sur l’euro numérique. Leur message au Parlement européen ? Arrêtez de traîner les pieds pendant que les Américains dominent tout.

Les économistes et experts tech ont signé une lettre ouverte aux députés européens. Leur ton est direct : l’Europe perd du terrain chaque jour qui passe. Sans monnaie numérique de banque centrale, le continent risque de rester sous la coupe des géants du paiement américains. Jacques Dupont, prof à Paris, dit carrément que « l’intégrité financière de l’Europe est en jeu ». Pas vraiment subtil comme message. Mais les chiffres lui donnent raison – les États-Unis contrôlent déjà une part énorme des transactions numériques mondiales. Et ça empire.

L’urgence monte. Vraiment.

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La BCE mène ses petites consultations tranquillement, mais sans calendrier précis. Christine Lagarde a dit le 11 janvier à Francfort qu’ils finalisaient une étude de faisabilité. Elle promet que la protection des données sera « priorité absolue ». Sauf que pendant ce temps, les universitaires s’impatientent. Ils voient l’inertie politique comme un danger mortel pour l’autonomie européenne. Le projet traîne depuis des mois sans vraie décision.

Pas tous convaincus au gouvernement. La ministre française Émilie Laurent a exprimé ses doutes le 9 janvier – elle craint qu’une adoption trop rapide perturbe les banques traditionnelles. Son homologue allemand Hans Müller soutient le projet mais veut des consultations approfondies avec le secteur bancaire avant toute mise en œuvre. Position prudente qui agace les signataires de la lettre.

La Commission européenne a publié un rapport le 8 janvier qui met en avant les bénéfices potentiels. Innovation dans les paiements, compétitivité renforcée. Mais aussi des alertes sur la cybersécurité. L’institut Ifo de Munich enfonce le clou le 10 janvier : l’euro numérique pourrait booster la compétitivité européenne, à condition de blinder la protection des données.

Genre, c’est pas gagné.

Le 15 février sera décisif. Les députés européens vont enfin discuter des prochaines étapes lors d’une réunion clé. Marco Rossi, président de la Commission des affaires économiques du Parlement, promet d’examiner « attentivement » les implications. Il veut s’assurer que la transition profite à tous les citoyens. Paolo Conti, patron de la Banque d’Italie, soutient l’initiative mais insiste sur une approche coordonnée entre banques centrales nationales. La Deutsche Bundesbank a sorti son propre rapport soulignant les défis techniques d’intégration dans les infrastructures existantes.

La Banque de France bosse déjà avec la BCE sur les aspects techniques et juridiques. Un porte-parole l’a confirmé le 11 janvier. Collaboration essentielle pour éviter le chaos, dit-il. Mais les universitaires trouvent que ça va trop lentement. Ils voient les géants américains renforcer leur emprise pendant que l’Europe réfléchit.

La Commission européenne prévoit d’autres consultations avec le privé. Un porte-parole l’a confirmé le 15 janvier. L’objectif : recueillir des avis pratiques sur la mise en œuvre. Collaboration public-privé, tout ça. Sauf que les signataires de la lettre ouverte estiment qu’il y a déjà eu assez de discussions. Pour eux, c’est maintenant ou jamais.

Ni la BCE ni le Parlement n’ont réagi à leur lettre ouverte. Le silence institutionnel confirme leurs craintes d’enlisement politique. L’euro numérique reste dans les limbes pendant que la concurrence américaine se renforce chaque jour.

La Chine complique encore plus la donne. Pékin teste déjà son yuan numérique dans plusieurs villes, avec plus de 260 millions d’utilisateurs enregistrés fin 2023. Les autorités chinoises ont traité l’équivalent de 7 milliards d’euros en transactions numériques l’année dernière. Pendant ce temps, les États-Unis accélèrent leurs recherches sur le dollar numérique – la Fed de Boston collabore avec le MIT depuis 2022 sur le projet Hamilton. Jerome Powell a déclaré en décembre que « l’Amérique ne peut pas se permettre d’être en retard ». L’Europe se retrouve prise en sandwich entre deux superpuissances qui avancent à vitesse grand V.

Les banques européennes regardent tout ça avec un mélange d’inquiétude et d’opportunisme. Santander et ING ont déjà lancé des projets pilotes avec la BCE pour tester l’intégration de l’euro numérique dans leurs systèmes. BNP Paribas investit massivement dans la blockchain – 500 millions d’euros prévus d’ici 2025. Mais les banques régionales traînent des pieds. Elles redoutent que l’euro numérique cannibalise leurs dépôts traditionnels. La Fédération bancaire française estime qu’une migration trop rapide pourrait faire perdre jusqu’à 15% des dépôts aux établissements de crédit. Un calcul qui explique pourquoi certains gouvernements freinent des quatre fers.

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Pankaj K

Pankaj est un ingénieur compétent passionné par les cryptomonnaies et la technologie de la blockchain. Fort de plus de cinq ans d'expérience en marketing numérique, Pankaj est également un investisseur et un trader passionné dans le domaine des cryptomonnaies. En tant que fervent adepte de l'écosystème Klever, il plaide vivement en faveur de ses solutions innovantes et de son portefeuille convivial, tout en continuant à apprécier le projet Cardano.

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