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En France, les détenteurs de cryptomonnaies ne sont pas les spéculateurs impulsifs que l’imaginaire collectif se représente. Selon une étude présentée par le groupe BPCE mercredi 21 octobre lors d’un point presse consacré à l’épargne et aux crypto-actifs, 47 % d’entre eux possèdent aussi des actions et des obligations. Chez l’ensemble des Français, ce chiffre tombe à 17 %. Trente points d’écart. C’est énorme.
Pourquoi c'est important
Cette étude est importante car elle nuance l’image d’un public crypto isolé du reste de l’épargne financière : les détenteurs de cryptoactifs apparaissent au contraire plus insérés dans les placements traditionnels que le reste de la population. Pour le marché, cela suggère que les cryptos ne remplacent pas nécessairement les supports d’investissement classiques, mais s’y ajoutent dans une logique de diversification, avec des implications pour les banques, les assureurs et les acteurs de la gestion de patrimoine.
Et ça ne s’arrête pas là. Ces mêmes détenteurs sont 32 % à avoir un contrat d’assurance-vie, contre 15 % de la population française. Pour les placements dits atypiques — l’or, les forêts, ce genre de choses — c’est 25 % chez les détenteurs de cryptos, contre 3 % chez les Français en général. L’épargne salariale et le Plan d’épargne retraite (PER) ? Présents dans les portefeuilles de 41 % des détenteurs de cryptos, contre 22 % des Français. Marion Stephan, responsable des études socio-économiques du groupe BPCE, a décrit ce patrimoine financier comme clairement distinct de celui de l’ensemble des Français. Pas vraiment une surprise quand on regarde les chiffres.
Les cryptos, un actif parmi d’autres pour ces profils-là. Pas le seul, loin de là.
11 % des Français détiennent des cryptos, mais les montants varient du simple au fou
D’après la dernière étude de l’Association pour le développement des actifs numériques, publiée avec Bercy, 11 % des Français détiennent des cryptomonnaies en 2026. Mais derrière ce chiffre global, la réalité est très morcelée. À un bout du spectre, 14,3 % des détenteurs français ont moins de 100 euros investis en crypto-actifs. À l’autre bout, 4 % affichent un patrimoine de plus de 500 000 euros dans cette classe d’actifs. L’étude ne détaille pas la répartition entre ces seuils. Pas clair donc sur ce qui se passe entre les deux extrêmes.
La détention moyenne en France s’établit à 9 000 euros, selon les données de la Banque centrale européenne pour 2025. La moyenne de la zone euro est à 9 200 euros. La France est légèrement en dessous, et son taux de détention aussi : 7,3 % contre 10,6 % pour la zone euro en 2025. Les Français détiennent moins, et moins souvent.
Méfiance, volatilité, et préférence marquée pour les banques
Pourquoi les gens achètent des cryptos ? La diversification de l’épargne arrive en tête, citée par 41 % des détenteurs actuels. Vient ensuite la recherche de rendements plus élevés, à 31 %, puis la volonté d’un retour rapide sur investissement, mentionnée par 27 %. Ces motivations sont plutôt rationnelles, finalement.
Mais les futurs acheteurs, eux, ont un profil différent. Parmi leurs motivations, 27 % évoquent l’envie d’échapper à l’impôt et 21 % celle de préserver leur vie privée. Des motivations qui risquent de faire tiquer les régulateurs.
Du côté des freins, la méfiance domine. Le manque de confiance envers le secteur bloque 65 % des Français. Le manque de connaissance en est un frein pour 40 %. La volatilité du marché arrive troisième, citée par 22 % des personnes interrogées. Et 21 % associent encore les cryptomonnaies aux arnaques ou aux fraudes. L’image s’améliore d’année en année, mais elle reste plutôt négative.
Pas étonnant, dans ce contexte, que 36 % des Français préfèrent acheter des cryptos via une plateforme mise en place par une banque. Contre 23 % seulement qui choisiraient une plateforme indépendante de type bourse crypto. La banque rassure. Genre, beaucoup.
Bitcoin à 83 000 dollars, loin de son record
Le marché crypto dans son ensemble dépasse 2 700 milliards de dollars de capitalisation en octobre 2026. Bitcoin en représente 60 %. Le 21 octobre à 11 heures, son cours évolue au-dessus de 83 000 dollars. Mais il faut rappeler que Bitcoin a touché un record historique de 126 000 dollars en octobre 2026, et qu’il a depuis perdu 33 %. Une baisse sèche.
Les préoccupations réglementaires, elles, sont citées par 33 % des personnes interrogées dans l’étude BPCE. Un tiers des gens. Bitcoin à 83 000 dollars, et un tiers des Français qui regardent quand même vers les régulateurs avec méfiance.
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Questions Fréquentes
Quelle part des détenteurs de cryptos en France possède aussi des actions et obligations ?
Selon BPCE, 47 % des détenteurs de cryptomonnaies possèdent des actions et des obligations, contre 17 % de l’ensemble des Français.
Combien les détenteurs français possèdent-ils en moyenne en cryptomonnaies ?
La détention moyenne en France atteint 9 000 euros, légèrement en dessous des 9 200 euros relevés dans la zone euro, selon les données de la Banque centrale européenne pour 2025.
Quelle est la première raison pour laquelle les Français détiennent des cryptos ?
La diversification de l’épargne est la motivation principale, citée par 41 % des détenteurs actuels selon l’étude BPCE présentée le 21 octobre 2026.




