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URGENT
Actualités financières

La Fed de Warsh voit l’IA comme un moteur de croissance mais reste dans le flou

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Mis à jour 3 heures il y a

Kevin Warsh l’a dit clairement à Jackson Hole : l’intelligence artificielle pourrait changer durablement le potentiel de croissance des États-Unis. Son premier discours en tant que président de la Réserve fédérale a posé un cadre assez radical — il a qualifié notre époque de « point de bascule dans l’histoire ». Pas rien, venant du patron de la Fed.

Mais voilà le problème. La Fed ne sait pas encore quand les gains de productivité vont vraiment apparaître, comment l’emploi va évoluer, ni quelles entreprises vont en tirer parti. Warsh l’a dit lui-même. Et parce que ces réponses manquent, l’IA n’influence pas encore les décisions sur les taux d’intérêt. On est dans un entre-deux inconfortable : tout le monde voit le potentiel, personne ne peut le mesurer vraiment.

Les Dépenses en IA Grimpent à Toute Vitesse

Les chiffres d’investissement sont déjà là, eux. Les dépenses des entreprises en équipements et actifs immatériels ont monté de près de 9 % sur l’année écoulée — leur rythme le plus rapide depuis 2021. Plus de la moitié de cette croissance vient directement des infrastructures liées à l’IA. Centres de données, puces, réseaux : le béton du boom IA, en gros.

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Et Warsh a cité un autre chiffre qui claque. Les deux principaux laboratoires d’IA affichent des ventes annualisées qui dépassent 100 milliards de dollars, une hausse de plus de 500 % en un an. Ces données viennent de rapports cités par Warsh lui-même, pas de bilans publiés par la Fed — nuance importante. Mais le signal est là, brut.

Pas clair encore si ces chiffres vont tenir. La Fed surveille ce qu’elle appelle « la seconde dérivée » des investissements — autrement dit, pas juste le niveau des dépenses, mais si leur rythme s’accélère ou ralentit. Un ralentissement voudrait dire que les entreprises commencent à revoir leurs attentes de rentabilité. Ça, ce serait un signal fort.

Un Casse-Tête pour la Politique Monétaire

Warsh a mis le doigt sur quelque chose de structurellement compliqué pour la Fed. Si l’IA devient un vrai « facteur de production » — au sens économique du terme — elle pourrait accélérer la croissance sans provoquer de hausse incontrôlée de l’inflation. L’offre augmente avec la demande, les prix restent stables. Théoriquement beau.

Mais l’erreur de calibrage peut coûter cher dans les deux sens. Sous-estimer les gains de productivité de l’IA, et la Fed maintient des taux indûment élevés, freinant une économie qui pourrait tourner plus vite. Surestimer ces gains, et la banque centrale laisse la demande s’emballer, avec des tensions sur les prix qui suivent. Les deux scénarios sont plausibles. Warsh ne tranche pas.

Un groupe d’experts travaille actuellement au sein de la Fed sur les questions d’emploi et de productivité liées à l’IA, pour informer les futures décisions de politique monétaire. Mais ces travaux n’ont pas encore d’impact sur les choix actuels. On prépare les outils pendant que le train roule.

Qui Va Vraiment Gagner — et Qui Va Rater le Train

L’augmentation des dépenses en IA ne garantit pas que tout le monde en profite. Warsh l’a dit sans détour. Les propriétaires d’actifs rares — puces avancées, centres de données, infrastructures techniques — pourraient concentrer une part significative des revenus générés. C’est le risque classique d’une révolution technologique : les gains se concentrent vite chez ceux qui contrôlent le goulot d’étranglement.

Les entreprises qui utilisent l’IA pourraient réduire leurs coûts ou augmenter leur production. Les utilisateurs finaux pourraient bénéficier de services plus abordables ou plus efficaces. Mais entre les deux, il y a des secteurs entiers qui risquent de rester en marge si l’adoption est inégale.

Sur l’emploi, Warsh a des préoccupations nettes. L’IA pourrait compléter certaines tâches humaines ou en remplacer d’autres — ça dépend des domaines et du rythme d’adoption. Certaines compétences vont devenir obsolètes. D’autres vont voir leur valeur monter. Mais la vitesse à laquelle tout ça se passe rend la prévision très difficile, même pour une institution avec les ressources de la Fed.

Et il y a un aveu technique que Warsh a glissé : la Fed ne dispose pas encore des outils statistiques nécessaires pour mesurer pleinement l’impact de l’IA sur les indicateurs économiques clés. Pas les données, pas les modèles, pas les métriques. Les décisions de politique monétaire doivent donc se prendre avec prudence, dans un brouillard qui n’est pas près de se lever. Les ventes annualisées des deux grands labos dépassent 100 milliards de dollars — mais la Fed, elle, ne sait toujours pas quoi en faire dans ses modèles.

Questions Fréquentes

Pourquoi l’IA n’influence-t-elle pas encore les taux d’intérêt de la Fed?

Selon Kevin Warsh, la Fed manque encore de données fiables sur le calendrier des gains de productivité, l’évolution de l’emploi et les entreprises qui bénéficieront réellement de l’IA — sans ces réponses, l’IA ne pèse pas encore dans les décisions sur les taux.

Quel chiffre d’investissement Warsh a-t-il cité pour illustrer le boom de l’IA?

Warsh a cité une hausse de près de 9 % des dépenses en équipements et actifs immatériels sur un an, avec plus de la moitié attribuée aux infrastructures IA, et des ventes annualisées dépassant 100 milliards de dollars pour les deux principaux laboratoires, en hausse de plus de 500 % en un an.

Qu’est-ce que la Fed surveille concrètement dans les investissements IA?

La Fed suit « la seconde dérivée » des investissements — si leur rythme s’accélère ou ralentit — pour détecter si les entreprises commencent à revoir leurs attentes de rentabilité liées à l’IA.

Pourquoi c'est important

L'intervention de Kevin Warsh souligne l'importance croissante de l'intelligence artificielle dans les dynamiques économiques contemporaines, un facteur qui pourrait redéfinir la productivité et la croissance à long terme. Cependant, l'incertitude persistante autour de son impact sur l'emploi et les rythmes de croissance soulève des questions cruciales pour les décideurs politiques et les investisseurs, qui doivent naviguer dans un environnement en pleine mutation. Cette situation illustre la nécessité d'une vigilance continue face aux évolutions technologiques, qui pourraient avoir des répercussions significatives sur les marchés financiers et l'économie globale.

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James Thorp

James T est un journaliste crypto passionné d'Afrique du Sud qui explore les subtilités de Litecoin, Dash et Bitcoin. Il aime partager ses idées. Vous aimez son travail ? Faites un don pour le soutenir ! Dash : XrD3ZdZAebm988BfHr1vqZZu6amSGuKR5F

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