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Le dollar a pris de la valeur le 5 février 2026. L’euro et la livre sterling ont reculé après que les banques centrales européennes et britanniques ont gardé leurs taux inchangés, exactement comme la Fed l’avait fait plus tôt.
La BCE a dit non à tout changement et maintient son taux directeur à 4%. Christine Lagarde parle d’incertitudes économiques qui traînent encore. Mais plusieurs analystes pensaient qu’elle donnerait au moins un signal pour un durcissement futur. Pas du tout. « La situation économique de la zone euro reste fragile », selon Lagarde. Les marchés avaient pourtant misé sur une approche plus agressive de la part de Francfort.
Même chose outre-Manche.
La Banque d’Angleterre a gardé son taux à 5,25% sans broncher. Andrew Bailey, le gouverneur, a parlé d’inflation qui dépasse toujours l’objectif de 2%. « Il faut surveiller l’inflation de près », dit Bailey. Les traders s’attendaient à ça, mais la livre a quand même pris un coup. Y a eu des ventes directes après l’annonce, probablement des positions qui se dénouaient.
Le marché des changes a réagi vite à ces décisions. Le dollar en a profité pour monter tandis que l’euro et la livre perdaient du terrain. Quand le dollar monte, les autres devises majeures morfent souvent. Rien de nouveau sous le soleil. Le dollar index a grimpé à 101,75 points, ce qui montre que les investisseurs font plus confiance aux États-Unis qu’à l’Europe ou l’Asie en ce moment.
En Asie, le yen a aussi baissé un peu.
La Banque du Japon continue sa politique accommodante, ce qui contraste avec les autres banques centrales. Cette divergence va probablement continuer à bouger les devises asiatiques face au dollar. Le yuan chinois se maintient autour de 6,85 pour un dollar après que la Banque populaire de Chine a gardé son taux de prêt de référence à un an à 3,55%.
Les investisseurs attendent maintenant de nouveaux chiffres américains sur l’emploi. Ces données pourraient changer la donne pour la Fed et donc pour le dollar. Le dernier rapport d’emploi pour janvier 2026 a montré 200 000 créations d’emplois, un peu en dessous des 210 000 attendus. Pas terrible, mais pas catastrophique non plus.
Aucune institution financière majeure n’a réagi tout de suite aux décisions de taux. Plusieurs analystes pensent qu’un changement pourrait arriver d’ici mi-2026. En attendant, les marchés restent nerveux et les acteurs se préparent à des fluctuations. « Reste à voir comment ça va évoluer », dit un trader de Londres qui préfère rester anonyme.
L’indice PMI manufacturier de la zone euro est tombé à 49,3 en janvier, contre 50,1 en décembre 2025. En dessous de 50, ça veut dire que l’activité manufacturière se contracte. Pas bon signe pour l’Europe. Les investisseurs regardent ces chiffres de près pour deviner ce que la BCE va faire ensuite.
Du côté des matières premières, le Brent a un peu monté à 84,50 dollars le baril. L’OPEP maintient ses niveaux de production actuels, ce qui soutient les prix. Le rouble russe a un peu fléchi face au dollar, comme souvent quand le pétrole bouge.
Les prochaines réunions sont déjà dans le viseur. La Fed se réunit le 15 mars 2026 et tout le monde espère des indications plus claires de Jerome Powell. « Il faut surveiller de près les indicateurs économiques, notamment l’inflation et le chômage », a dit Powell récemment. Pas très original comme déclaration, mais les marchés accrochent à chaque mot.
La Banque d’Angleterre se réunit le 23 mars 2026. Les analystes cherchent déjà des indices sur une possible modification des taux. L’inflation britannique reste un gros souci. « Une approche prudente sera nécessaire pour naviguer dans ces eaux économiques incertaines », selon Bailey.
Personne ne sait vraiment où tout ça va. Les banques centrales jouent la prudence, les marchés restent volatiles, et les investisseurs essaient de deviner la suite. Le dollar profite de cette incertitude pour l’instant, mais ça peut changer vite dans ce métier.
Ni la BCE ni la Banque d’Angleterre n’ont fourni de commentaires supplémentaires après leurs annonces. Le silence radio habituel des banquiers centraux quand ils viennent de prendre des décisions importantes.
Les tensions géopolitiques en cours ajoutent une couche de complexité à ces décisions monétaires. L’instabilité dans certaines régions pousse les investisseurs vers des valeurs refuges, dont le dollar fait partie. Goldman Sachs a révisé ses prévisions pour l’euro à la baisse, estimant que la devise européenne pourrait atteindre la parité avec le dollar d’ici l’été 2026. JPMorgan Chase partage ce pessimisme et table sur une zone euro « en mode survie économique » selon leurs derniers rapports internes.
Les banques européennes ressentent déjà ces pressions. BNP Paribas et Deutsche Bank ont vu leurs actions chuter de 2,3% et 1,8% respectivement après les annonces de taux. Les spreads de crédit se creusent, signe que les investisseurs demandent plus de compensation pour prêter aux entreprises européennes. Société Générale a même suspendu temporairement ses rachats d’actions, préférant conserver ses liquidités dans ce contexte incertain. Les banques centrales européennes marchent sur des œufs, coincées entre une croissance anémique et des pressions inflationnistes persistantes.





