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Farage est de retour. Élu à Clacton avec 63 % des voix après une démission en juillet, le leader de Reform UK reprend son siège à Westminster — et avec lui, une enquête parlementaire qui attendait son retour pour redémarrer. Le commissaire britannique aux normes a repris le dossier. Au cœur du sujet : des millions reçus de personnalités liées au monde des cryptomonnaies, et la question de savoir si ces avantages ont été correctement déclarés.
L’enquête porte sur deux noms principaux. Christopher Harborne d’abord — il aurait versé environ 5 millions de livres sterling à Farage. George Cottrell ensuite, ancien collaborateur, qui aurait financé du personnel et des services de sécurité. Cottrell n’est pas un profil ordinaire : il est associé à un casino crypto et traîne un passé judiciaire pour fraude aux États-Unis. Ces deux figures sont au centre de ce que le commissaire aux normes doit maintenant démêler, à savoir si ces contributions auraient dû figurer dans les déclarations d’intérêts financiers de Farage, conformément aux règles parlementaires en vigueur.
Pas de conclusion pour l’instant. L’enquête tourne.
Farage, investisseur crypto bien avant le scandale
Ce qui rend le dossier plus épais, c’est que l’intérêt de Farage pour les cryptomonnaies ne se limite pas aux dons reçus. En mars, il a investi 1,5 million de dollars dans le bitcoin via Stack BTC, une société britannique spécialisée dans la gestion de trésorerie en BTC. Un geste personnel, pas directement lié à l’enquête, mais qui place Farage dans une position difficile à défendre quand les questions de transparence crypto arrivent sur la table.
Il a aussi participé à la conférence Bitcoin 2025 à Las Vegas. Présence assumée, pas discrète. Pour Farage, le soutien aux actifs numériques est une position politique, pas juste un placement financier. Reform UK a proposé des mesures fiscales avantageuses sur les gains en cryptomonnaies et une législation visant à protéger les utilisateurs. Le parti accepte les dons en bitcoin et en ethereum — une décision audacieuse, probablement populaire dans certains cercles, mais qui ajoute une couche de complexité à l’affaire en cours.
Et c’est là que ça coince vraiment.
Westminster s’interroge sur les dons crypto en politique
Les dons en cryptomonnaies sont un sujet sensible à Westminster depuis un moment. Plusieurs députés avaient déjà soulevé des inquiétudes en janvier sur la traçabilité de ces transactions et le risque d’influences étrangères. La situation de Farage tombe donc dans un débat plus large que sa seule personne — elle nourrit les appels à des règles plus strictes sur le financement politique via des actifs numériques.
Le problème avec les dons crypto, c’est leur nature même. Difficile à tracer, parfois anonyme, potentiellement transfrontalier. Pour les législateurs britanniques qui cherchent à sécuriser le financement des partis, c’est un angle mort réglementaire qui devient de plus en plus visible.
Reform UK, en acceptant ouvertement bitcoin et ethereum comme modes de financement, joue une carte qui tranche avec les habitudes des partis traditionnels. Ça plaît à une base d’électeurs tech-friendly. Mais ça attire aussi un niveau de scrutin que le parti n’avait peut-être pas anticipé.
Cottrell, lui, reste le personnage le plus problématique du lot. Ses antécédents judiciaires aux États-Unis pour fraude, combinés à ses liens avec un casino crypto, rendent les contributions qu’il a faites particulièrement sensibles aux yeux des enquêteurs. La question n’est pas seulement de savoir si les règles ont été respectées — c’est aussi une question de qui finance quoi, et pourquoi.
Farage n’a pas commenté publiquement les détails de l’enquête. Pas de réponse claire sur ce qui a été déclaré, ce qui ne l’a pas été, ni sur la nature exacte de sa relation avec Harborne ou Cottrell au-delà de ce qui est déjà connu. L’enquête devra combler ces trous.
Son investissement de 1,5 million de dollars dans le bitcoin via Stack BTC reste, lui, un fait distinct — personnel, volontaire, et probablement pas soumis aux mêmes obligations de déclaration parlementaire. Mais dans le contexte actuel, ça ne simplifie pas son image.
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Questions Fréquentes
Quels dons sont au cœur de l’enquête sur Nigel Farage ?
Christopher Harborne aurait versé environ 5 millions de livres sterling à Farage, tandis que George Cottrell a contribué au financement de personnel et de services de sécurité. Le commissaire aux normes examine si ces avantages devaient être déclarés au Parlement.
Nigel Farage a-t-il lui-même investi dans les cryptomonnaies ?
Oui. En mars, Farage a investi 1,5 million de dollars dans le bitcoin via Stack BTC, une société britannique spécialisée dans la gestion de trésorerie en BTC. Cet investissement est distinct de l’enquête sur les dons reçus.
Pourquoi Reform UK est-il impliqué dans cette affaire ?
Reform UK accepte les dons en bitcoin et en ethereum, une politique qui distingue le parti et qui complique le contexte de l’enquête sur les contributions reçues par Farage.





