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Un homme de Hong Kong, Tsz Wing Boaz Chan, a été condamné à sept ans de prison au Canada pour sa participation à une invasion domiciliaire brutale à Port Moody, en Colombie-Britannique, qui s’est soldée par le vol de 1,6 million de dollars en Bitcoin. L’incident, survenu fin avril 2024, a laissé une famille traumatisée par des actes de violence insoutenables.
L’attaque, orchestrée avec une minutie glaçante, a débuté le 27 avril 2024, lorsque quatre hommes, dont deux portant des uniformes de la poste canadienne, se sont introduits chez la famille cible. Ils ont soumis les membres de la famille à une torture physique et psychologique de longue durée. Le mari a été humilié et battu, tandis que sa femme a subi l’horreur de la simulation de noyade en sa présence. Leur fille, quant à elle, a été obligée de simuler des actes de violence sexuelle sous la menace.
Les criminels, après des semaines de surveillance et de préparation, exigeaient initialement 200 bitcoins, une somme colossale équivalente à environ 26 millions de dollars à l’époque. En fin de compte, ils ont réussi à retirer environ 1,6 million de dollars en crypto-monnaie. La famille a été contrainte de céder à ces demandes sous la menace perpétuelle de la violence.
La police a pu retracer le rôle de Chan dans cet acte criminel grâce à des séquences de vidéosurveillance et à des preuves ADN, bien que celui-ci soit retourné à Hong Kong avant d’être identifié. Il a été arrêté à son retour au Canada quelques mois plus tard.
Le juge Robin McQuillan, en rendant son verdict, a souligné le caractère sophistiqué de l’attaque et a mis en avant les conséquences émotionnelles et financières profondes pour la famille. Les déclarations des victimes au tribunal ont révélé une douleur persistante : la fille a confié ne plus se sentir en sécurité chez elle, tandis que le père a exprimé la perte de ses économies de toute une vie, destinées à soutenir sa famille et à rembourser plusieurs hypothèques.
Chan, autrefois marin et serveur au chômage, a reconnu avoir reçu environ 50 000 dollars pour son rôle dans le cambriolage et a été contraint de rembourser cette somme. Durant l’audience de jugement, il a été constaté que Chan était visiblement bouleversé, son avocat décrivant ses difficultés avec la violence carcérale, la douleur physique et les barrières linguistiques.
En tenant compte du temps déjà purgé, Chan devra encore passer cinq ans derrière les barreaux. Ce crime s’inscrit dans une tendance alarmante, les « wrench attacks », où les détenteurs de bitcoins et leurs familles sont ciblés à travers le monde pour leurs actifs numériques dont la valeur est élevée et les transactions irréversibles.
Le vol de Bitcoin n’est pas seulement un problème local mais reflète une problématique globale croissante. Les crypto-monnaies, bien qu’étant un moyen révolutionnaire de transférer des valeurs, présentent des défis en matière de sécurité personnelle. La nature décentralisée et souvent anonyme des transactions en crypto-monnaie rend difficile la récupération des fonds volés et la poursuite des criminels.
La réponse des gouvernements et des forces de l’ordre internationales est cruciale pour endiguer cette vague de crimes liés aux crypto-monnaies. Alors que certains pays renforcent leurs législations et leurs systèmes de surveillance, d’autres manquent encore de cadres adaptés pour traiter ces nouvelles formes de criminalité.
Cependant, l’utilisation de la force pour extorquer des bitcoins représente un danger qui pourrait croître si des mesures de protection adéquates ne sont pas mises en place. Les crimes semblables à ceux perpétrés par Chan pourraient inspirer d’autres groupes à cibler les détenteurs de crypto-monnaies, attirés par la promesse de gains rapides. Le risque pour la sécurité personnelle des détenteurs de bitcoins est donc élevé, et il devient impératif d’éduquer le public sur les mesures de sécurité à adopter.
En fin de compte, ce cas souligne la nécessité d’une vigilance accrue et de stratégies de sécurité renforcées pour protéger non seulement les actifs numériques, mais aussi les vies humaines menacées par ces actes criminels. Le défi pour les autorités est de développer des moyens efficaces pour prévenir ce type de crimes, tout en soutenant les victimes dans leur rétablissement à long terme.



