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Quarante millions de dollars sur la table. Lyn Alden, macroéconomiste que le monde crypto suit de près, vient de lancer Orange Juice — une holding d’investissement qui veut acheter de petites entreprises, les redresser, et garder les profits en Bitcoin. Pas de revente rapide. Pas de pression de fonds. Juste du long terme.
Le concept est simple à expliquer, mais rare à voir en pratique. Orange Juice cible des entreprises de petite et moyenne taille, les achète à des prix compétitifs, améliore leur fonctionnement, et les garde indéfiniment. Une partie des bénéfices générés par ces entreprises est ensuite convertie en Bitcoin — qui devient l’actif de trésorerie central du groupe. D’après Alden, c’est là que Orange Juice se sépare des holdings Bitcoin classiques : au lieu de lever des fonds pour acheter du Bitcoin directement, le groupe construit d’abord une base de flux de trésorerie diversifiés, puis utilise ces flux pour accumuler du Bitcoin progressivement. La trésorerie en Bitcoin est un résultat, pas le point de départ.
Six fondateurs, un milliardaire mexicain derrière le projet
Orange Juice a été fondée par six personnes : Jeff Booth, Lyn Alden, Nico Lechuga, Andi Pitt, Adrian Steckel et Ruben Zweiban. Derrière eux, Ricardo Salinas — milliardaire mexicain et défenseur du Bitcoin depuis plusieurs années — joue le rôle d’investisseur principal. Le groupe a déjà levé ses 40 millions de dollars et envisage une introduction en bourse à un moment non précisé.
Salinas, c’est un nom qui pèse dans le monde Bitcoin. Il a récemment augmenté son allocation en Bitcoin à 70% de son portefeuille personnel. Pas 10%, pas 20%. Soixante-dix pour cent. C’est un pari massif sur la cryptomonnaie comme réserve de valeur, et son implication dans Orange Juice envoie un signal clair sur ce qu’il pense du modèle.
La structure du groupe diffère du capital-investissement traditionnel sur un point fondamental : il n’y a pas de cycles de fonds qui imposent des délais stricts pour revendre les actifs et distribuer les profits aux investisseurs. Dans le private equity classique, les fonds ont une durée de vie fixe — souvent dix ans — et les gestionnaires sont sous pression pour réaliser des sorties rentables dans ce laps de temps. Orange Juice n’a pas cette contrainte. Ça change tout dans la façon de gérer les entreprises acquises. On peut attendre. On peut investir sur cinq ou dix ans sans que personne ne pousse à la porte.
Et ça, c’est probablement le vrai avantage compétitif du modèle.
Un marché des trésoreries Bitcoin sous tension
Le lancement d’Orange Juice arrive dans un contexte pas vraiment facile pour les trésoreries Bitcoin. Le modèle — qui consiste pour une entreprise à détenir du Bitcoin comme actif de trésorerie principal — a subi des revers sérieux quand les prix des cryptomonnaies ont baissé. Des entreprises, publiques et privées, s’étaient précipitées pour annoncer des achats de Bitcoin, souvent pour booster leur valorisation boursière. Quand le marché a corrigé, certaines ont dû vendre une partie de leurs avoirs.
Résultat : le secteur a une image un peu abîmée. Trop de sociétés ont adopté le modèle de trésorerie Bitcoin comme outil de communication financière plutôt que comme vraie stratégie à long terme.
Malgré ça, le nombre de trésoreries d’actifs numériques continue de grimper. Selon BitcoinTreasuries.net, il en existe plus de 360 actuellement, chacune détenant divers actifs numériques. Le marché est fragmenté, hétérogène, et pas toujours solide. Orange Juice parie que son modèle — ancré dans des entreprises réelles qui génèrent de vrais revenus — tient mieux la route quand Bitcoin baisse.
C’est un pari défendable. Mais pas garanti.
La différence entre Orange Juice et une société comme MicroStrategy, par exemple, c’est que MicroStrategy a construit sa stratégie Bitcoin sur de la dette et des levées de capitaux, sans nécessairement avoir des flux de trésorerie opérationnels proportionnels. Orange Juice veut faire l’inverse : générer du cash via des entreprises opérationnelles, puis convertir ce cash en Bitcoin. Moins spectaculaire à annoncer. Peut-être plus solide dans la durée.
Pas de détails pour l’instant sur quelles entreprises Orange Juice cible en priorité, ni dans quels secteurs. La source ne précise pas non plus le calendrier de l’introduction en bourse envisagée. Ce qui est clair, c’est que les 40 millions sont levés et que le groupe est opérationnel.
Jeff Booth, co-fondateur, est lui aussi une figure connue dans l’écosystème Bitcoin — auteur de « The Price of Tomorrow », il défend depuis des années l’idée que la déflation technologique rend les politiques monétaires inflationnistes dangereuses à long terme. Sa présence aux côtés d’Alden donne au projet une crédibilité intellectuelle que beaucoup de holdings Bitcoin n’ont pas.
Orange Juice a 40 millions de dollars, six fondateurs, un milliardaire à 70% Bitcoin, et un modèle qui mise sur la patience dans un secteur qui en manque souvent.
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Questions Fréquentes
Qu’est-ce qu’Orange Juice et quel est son modèle d’investissement?
Orange Juice est une holding fondée par Lyn Alden, Jeff Booth et quatre autres partenaires, avec 40 millions de dollars levés. Elle achète des petites entreprises, améliore leur fonctionnement, les garde indéfiniment, et convertit une partie des bénéfices en Bitcoin comme actif de trésorerie.
Qui est Ricardo Salinas et quel est son rôle dans Orange Juice?
Ricardo Salinas est un milliardaire mexicain et défenseur du Bitcoin qui agit comme investisseur principal dans Orange Juice. Il a récemment porté son allocation personnelle en Bitcoin à 70% de son portefeuille.
Combien de trésoreries d’actifs numériques existent actuellement?
Selon BitcoinTreasuries.net, il existe plus de 360 trésoreries d’actifs numériques dans le monde, détenant chacune divers actifs numériques.





