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CleanSpark frappe fort. La société minière de Bitcoin cotée au Nasdaq vient de signer un bail d’infrastructure de 20 ans avec une entreprise technologique mondiale — dont le nom reste confidentiel — sur son campus de Sandersville, en Géorgie.
Le contrat couvre une infrastructure capable de supporter 175 mégawatts de charge informatique critique. Côté chiffres : 6,6 milliards de dollars de revenus contractuels sur la période initiale, avec une possibilité de grimper à 11,6 milliards si le locataire active ses deux options de prolongation. Le revenu d’exploitation net annuel moyen attendu tourne autour de 330 millions de dollars. Les premières livraisons, elles, sont prévues pour le quatrième trimestre 2027. Pas demain matin.
C’est le plus gros virage de CleanSpark depuis sa création.
Du minage de Bitcoin aux centres de données IA
CleanSpark avait annoncé il y a peu son intention de réorienter une partie de sa capacité électrique et de son infrastructure minière vers des centres de données pour l’intelligence artificielle. L’idée : diversifier les revenus, ne plus dépendre uniquement des prix du Bitcoin — qui montent, descendent, et recommencent. Le bail de Sandersville, c’est la première vraie matérialisation de ce pivot.
Et y a plus. En parallèle, le locataire non nommé a signé une lettre d’intention et un accord d’exclusivité couvrant l’ensemble du portefeuille texan de CleanSpark. On parle d’une capacité de puissance sécurisée et planifiée pouvant atteindre 885 mégawatts au Texas. Si ça se transforme en baux fermes, CleanSpark devient un bailleur d’infrastructure majeur pour des charges de travail cloud et IA — pas juste un mineur de Bitcoin avec des hangars bourrés de machines.
Mais c’est encore une lettre d’intention. Pas un contrat. La nuance compte.
50 exahashes par seconde et 13 924 Bitcoin en réserve
Pendant ce temps, le côté minier tourne. CleanSpark a produit 614 Bitcoin début juillet, ce qui a porté son taux de hachage opérationnel à 50 exahashes par seconde — un record pour l’entreprise. Pas rien.
Les réserves de trésorerie ont grimpé à 13 924 Bitcoin. C’est l’une des plus grosses réserves parmi les mineurs publics. La direction a choisi de garder la majorité des Bitcoin minés plutôt que de les vendre, pari sur leur valeur à long terme. Stratégie qui tranche clairement avec d’autres acteurs du secteur qui préfèrent liquider vite pour générer du cash.
Donc CleanSpark joue sur deux tableaux : mine du Bitcoin, le garde, et loue ses infrastructures à des géants tech pour l’IA. C’est un peu comme si une centrale électrique devenait à la fois producteur d’énergie et propriétaire d’immobilier industriel premium.
Wall Street partiellement convaincue
Les analystes ont globalement bien reçu l’annonce. Citizens a lancé une couverture avec une note de performance supérieure et un objectif de prix à 27 dollars, en mettant en avant la transition vers une capacité de calcul à grande échelle. Chardan, de son côté, a relevé son objectif de 16 à 19 dollars tout en maintenant une recommandation d’achat. Les deux ont cadré le bail de Sandersville comme preuve que CleanSpark peut monétiser ses actifs énergétiques et fonciers au-delà du minage pur.
Les investisseurs, eux, ont réagi de façon plus mesurée. Le titre a bondi de plus de 20% en pré-marché à l’annonce — puis a réduit la voilure à environ 9% de hausse dans la journée. Enthousiasme, puis recalibrage. Classique.
Ce que le bail apporte concrètement : un loyer contractuel provenant d’un locataire solvable, une source de revenus qui ne fluctue pas avec les prix du hachage. La flotte minière reste intacte, les Bitcoin en trésorerie aussi. CleanSpark ne sacrifie pas son cœur de métier — il ajoute une couche de revenus stables par-dessus.
Sauf que l’exécution reste le vrai test. Mettre 175 mégawatts en ligne avant fin 2027, c’est un calendrier serré. Et transformer la lettre d’intention texane — 885 mégawatts potentiels — en baux signés, ça prend du temps, des négociations, et probablement des surprises en chemin. Pas de détails sur les obstacles techniques ou réglementaires que CleanSpark pourrait rencontrer au Texas. La source ne précise pas.
La demande pour des infrastructures de calcul haute performance explose depuis l’accélération de l’IA générative. Les géants du cloud et les hyperscalers cherchent des espaces avec de l’énergie disponible, des terrains déjà équipés, et des opérateurs capables de gérer des puissances électriques massives. CleanSpark, avec ses campus miniers déjà raccordés au réseau, coche plusieurs de ces cases. C’est probablement pour ça que ce locataire anonyme a frappé à leur porte.
Reste à voir si le Texas suit. 885 mégawatts potentiels, c’est un chiffre qui dépasse largement les 175 de Géorgie. Si ça se concrétise, CleanSpark ne sera plus vraiment un mineur de Bitcoin avec un side-business IA — ce sera l’inverse.
330 millions de dollars de revenu d’exploitation net annuel moyen. C’est le chiffre que la direction met en avant pour Sandersville seul.
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Questions Fréquentes
Quel est le montant total du contrat signé par CleanSpark à Sandersville ?
CleanSpark a signé un bail de 20 ans valorisé à 6,6 milliards de dollars, avec une possibilité d’atteindre 11,6 milliards si les deux options de prolongation sont exercées par le locataire.
Quand les premières livraisons du centre de données sont-elles attendues ?
Les premières livraisons sont prévues pour le quatrième trimestre 2027, selon CleanSpark.
Combien de Bitcoin CleanSpark détient-il en réserve ?
CleanSpark détient 13 924 Bitcoin en trésorerie, l’une des plus importantes réserves parmi les mineurs publics cotés.





