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Polymarket veut 1 milliard de dollars. C’est le chiffre qui circule actuellement dans les conversations privées, selon des sources proches des discussions. La valorisation cible : plus de 20 milliards de dollars. Pas de feuille de termes. Pas de liste d’investisseurs confirmée. Un porte-parole de Polymarket a refusé de commenter totalement.
Considérez donc cela comme préliminaire — car ça l’est. Les discussions de financement en phase précoce évoluent constamment, et l’écart entre un chiffre supposé et un accord signé peut être énorme. Ce qui est clair, c’est que Polymarket parle d’argent, et les chiffres discutés sont importants.
De 9 milliards à 20 milliards en moins d’un an
La trajectoire de valorisation ici est assez frappante. En octobre 2025, Polymarket était évalué à environ 9 milliards de dollars — avec un chiffre officiel avant investissement plus proche de 8 milliards. En avril, cela avait grimpé à 15 milliards. Maintenant, la société dépasserait les 20 milliards de dollars, ce qui représenterait une augmentation de plus de 33 % par rapport à il y a seulement quelques mois.
Qu’est-ce qui motive cela ? Principalement les revenus. Les revenus annualisés de Polymarket auraient dépassé 1,2 milliard de dollars depuis avril — plus que triplé sur cette période. Ce sont des mesures privées, pas des chiffres audités, donc un certain scepticisme est justifié. Mais même si le chiffre réel est quelque peu inférieur, la direction de la progression est difficile à contester.
Le volume des échanges bouge aussi. En juillet, les opérations américaines de Polymarket ont connu une augmentation de 54 % du volume des échanges, atteignant 5 milliards de dollars pour le mois. Les opérations internationales, cependant, ont pris la direction opposée — une baisse. Ainsi, l’histoire de la croissance est essentiellement nationale pour le moment.
Et l’histoire nationale est compliquée.
Désignation CFTC, opposition des États et liste d’attente
Polymarket a obtenu sa désignation de marché à terme de la CFTC le 9 juillet 2025. C’est un véritable jalon — cela donne à l’entreprise un cadre réglementaire fédéral pour opérer, ce qui est extrêmement important pour les investisseurs institutionnels essayant de justifier des chèques importants. Sans cette désignation, tout le discours d’expansion aux États-Unis s’effondre.
Mais la légitimité fédérale ne neutralise pas automatiquement les frictions au niveau des États. Le Nevada Gaming Control Board a déposé une plainte civile contre Polymarket et QCX, alléguant des paris non autorisés. Le cœur du litige est de savoir si les contrats liés aux événements sportifs sont considérés comme des jeux d’argent selon la loi du Nevada — une question qui relève clairement de la juridiction de l’État, pas fédérale. C’est une véritable zone grise juridique complexe, et ce n’est pas résolu.
La Caroline du Nord a pris un chemin différent. L’État a récemment adopté une législation reconnaissant les marchés de prédiction régulés par la CFTC comme légaux, ce qui représente un changement significatif. Il y a cependant un hic : la loi inclut une taxe de 6 % sur les revenus des frais de transaction, qui doit entrer en vigueur à partir de 2027. Ce n’est pas exactement un tapis rouge, mais c’est un cadre fonctionnel — et probablement un aperçu de la manière dont d’autres États aborderont éventuellement cela.
Le déploiement de la plateforme américaine est encore progressif. L’accès est géré par un système de liste d’attente, ce qui signifie que l’ensemble de la base d’utilisateurs nationale n’est pas encore en ligne. C’est à garder à l’esprit en lisant les chiffres de volume de juillet — il y a probablement plus de croissance prévue une fois la liste d’attente levée.
Kalshi est toujours en avance — de beaucoup
Le contexte concurrentiel est important ici. Kalshi a clôturé un tour de table de série F de 1 milliard de dollars à une valorisation de 22 milliards de dollars en mai. Il traite actuellement près de trois fois le volume d’échanges combiné des opérations américaines et internationales de Polymarket. C’est un écart significatif — pas fatal, mais réel.
Polymarket à 20 milliards de dollars le placerait près de la valorisation de Kalshi sur le papier. Opérationnellement, il est encore en train de rattraper. Le marché de la prédiction n’est pas un marché où le gagnant prend tout, mais l’échelle est importante pour la liquidité, et la liquidité est pratiquement tout dans un marché comme celui-ci.
La relation de Polymarket avec Intercontinental Exchange et son infrastructure de règlement crypto font probablement partie de l’argumentaire pour les investisseurs — ce sont des avantages structurels que Kalshi ne reproduit pas exactement. Il n’est pas encore clair si cela suffit pour combler l’écart de volume.
Les discussions de financement ne se sont pas arrêtées malgré le bruit juridique. C’est probablement le signal le plus révélateur. Les investisseurs qui regardent Polymarket ne négligent pas le Nevada et la Caroline du Nord — ils semblent intégrer ces risques dans leurs calculs et estimer que le potentiel de hausse reste valable. Peut-être ont-ils raison. Peut-être que les défis au niveau des États sont des obstacles gérables plutôt que des bloqueurs structurels.
Aucune liste définitive d’investisseurs n’a été divulguée. Aucune feuille de termes n’est publique. Le chiffre de 1 milliard de dollars et la valorisation de 20 milliards de dollars sont tous deux préliminaires, et tous deux pourraient changer avant que quoi que ce soit ne soit conclu — ou avant qu’un accord ne s’effondre complètement. Les tours de table privés à ce stade sont fluides presque par définition.
Ce qui n’est pas fluide, c’est la trajectoire des revenus, la désignation de la CFTC et les chiffres de trading de juillet. Ce sont les fondations sur lesquelles repose l’argumentaire de financement. La taxe de 6 % de la Caroline du Nord sur les frais de transaction commence en 2027.
Questions Fréquentes
Combien Polymarket essaie-t-il de lever, et à quelle valorisation ?
Polymarket serait en discussions préliminaires pour lever 1 milliard de dollars à une valorisation dépassant 20 milliards de dollars, selon des sources proches des discussions. Aucun accord n’a été officiellement annoncé.
Quels défis juridiques Polymarket rencontre-t-il actuellement ?
Le Nevada Gaming Control Board a déposé une plainte civile contre Polymarket et QCX pour des paris non autorisés allégués liés à des contrats d’événements sportifs. La Caroline du Nord a adopté une position plus favorable, en adoptant une législation qui reconnaît les marchés de prédiction régulés par la CFTC tout en imposant une taxe de 6 % sur les revenus des frais de transaction à partir de 2027.





