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La Commission des valeurs mobilières de Chypre, connue sous le nom de CySEC, a récemment rappelé aux fournisseurs de services d’actifs numériques opérant à Chypre qu’ils doivent déposer une demande d’autorisation en vertu du règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) d’ici le 27 février 2026. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’ajustement des services financiers aux nouvelles normes européennes, ce qui est crucial pour garantir la conformité et la continuité des activités de ces entreprises.
Dans le détail, les fournisseurs de services d’actifs numériques (CASP) qui opèrent actuellement sous le régime national peuvent continuer leurs activités durant la période de transition. Cette période prendra fin lorsque leur demande sera soit approuvée, soit refusée, ou au plus tard le 1er juillet 2026. Si aucune demande n’est déposée avant la fin février, ces fournisseurs devront soumettre un plan de cessation d’activité, puisque sans l’autorisation MiCA, la fourniture de services de crypto-actifs ne sera plus permise après cette date.
La réglementation MiCA joue un rôle clé dans la standardisation du cadre juridique pour les crypto-actifs au sein de l’Union européenne, visant à renforcer la protection des consommateurs et à stabiliser le marché crypto. Cela signifie que toute activité au-delà de la date limite de juillet nécessitera l’approbation pertinente selon ce règlement.
Concernant les services transfrontaliers, le régulateur a également rappelé que la prestation de services de crypto-actifs à un autre État membre de l’UE est conditionnée par la législation nationale du pays d’accueil et doit être conforme au régime de droits acquis, conformément aux directives de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).
Les CASP qui restent enregistrés dans le registre national pertinent doivent continuer à respecter toutes les obligations existantes issues des règles nationales, comme déjà communiqué par l’autorité cypriote. Ces mesures visent à assurer que les entreprises fonctionnent dans un cadre clair et prévisible, minimisant ainsi les risques de non-conformité.
En parallèle, la CySEC a lancé une consultation sur des amendements proposés pour aligner les règles nationales avec le cadre européen d’accès unique (ESAP). Ces changements obligeraient les entreprises d’investissement, les gestionnaires d’actifs, et les sociétés de gestion de fonds alternatifs faisant partie d’un conglomérat financier à soumettre annuellement des informations sur leurs structures juridiques, de gouvernance, et organisationnelles à la CySEC pour publication sur l’ESAP. Ces exigences, attendues pour entrer en vigueur en janvier 2030, visent à accroître la transparence réglementaire et la surveillance sans imposer de nouvelles obligations aux détails.
L’implémentation réussie du MiCA et des nouvelles règles ESAP nécessite une préparation rigoureuse de la part des entreprises concernées. Celles-ci doivent anticiper les ajustements nécessaires pour se conformer aux nouvelles exigences et ainsi éviter toute perturbation opérationnelle. Le processus de consultation et de mise en œuvre des nouvelles règles sera essentiel pour définir les prochaines étapes et garantir que le cadre réglementaire soutient efficacement le développement du marché des crypto-actifs tout en protégeant les acteurs du marché.





