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Le Trésor américain vient de geler un portefeuille crypto de 130 millions de dollars. Directement lié au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran. Scott Bessent, Secrétaire au Trésor, a annoncé l’opération publiquement — et le chiffre fait mal.
C’est pas une action isolée. Bessent a cadré ça comme une pression économique coordonnée contre Téhéran, avec pour objectif de tracer les actifs du leader suprême Ali Khamenei à l’international. Les autorités ont localisé des propriétés appartenant à Khamenei d’une valeur de plus de 100 millions de dollars. Pour Bessent, ces saisies représentent un transfert de valeur vers le peuple américain — et une façon d’étrangler financièrement le régime. Pas de la diplomatie. De la pression pure.
Et le portefeuille crypto, c’est juste la partie visible.
Un Milliard Déjà Saisi, Tether Gèle 344 Millions en USDT
Le département du Trésor dit avoir déjà saisi 1 milliard de dollars de cryptomonnaies appartenant à l’Iran. Il a aussi sanctionné la plus grande bourse de crypto iranienne. Mais l’action qui retient l’attention des analystes blockchain, c’est celle de Tether : l’émetteur de stablecoins a gelé 344 millions de dollars en USDT sur deux adresses blockchain liées directement au Corps des Gardiens. C’est une des actions les plus importantes de toute cette séquence d’interventions.
Les analystes blockchain ont relié des milliards de flux on-chain à des portefeuilles associés au Corps des Gardiens. En 2025, ces portefeuilles auraient reçu plus de 3 milliards de dollars — contre plus de 2 milliards l’année précédente. Ça monte vite. Et ça montre que les sanctions traditionnelles, basées sur le système bancaire en dollars, n’ont pas suffi à couper les flux.
Pas de documentation officielle publiée pour l’instant sur le gel des 130 millions. Les adresses des propriétés mentionnées par Bessent non plus. Les chiffres d’inflation et de taux de change viennent uniquement de ses déclarations publiques — pas encore de sources indépendantes confirmées.
L’Économie Iranienne en Chute, le Bitcoin en Hausse
Bessent a décrit l’économie iranienne comme étant en « chute libre ». Le rial a atteint un niveau historiquement bas face au dollar. L’inflation ? Estimée à plus de 180 %. Ces chiffres, s’ils sont exacts, placent l’Iran parmi les économies les plus dégradées au monde en ce moment.
Et c’est là que le bitcoin entre dans l’histoire — des deux côtés.
Du côté des citoyens iraniens, la demande pour le bitcoin a augmenté depuis le début des frappes américano-israéliennes. Les résidents cherchent à sortir leur épargne du système bancaire traditionnel, qui s’effondre avec le rial. Bitcoin devient une bouée. Pas idéal, pas sûr, mais probablement moins pire que garder des rials dans un compte qui perd sa valeur chaque semaine.
Du côté du régime, c’est plus stratégique. Téhéran aurait commencé à accepter le bitcoin comme paiement pour le passage des tankers à travers le détroit d’Ormuz — un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Si c’est vrai, ça transforme le contrôle iranien sur ce point névralgique en une source de revenus en cryptomonnaie, hors du système dollar. Malin. Et difficile à bloquer.
Le design même du bitcoin pose un problème structurel au Trésor. Pas de banque correspondante. Pas d’intermédiaire à sanctionner. Les transactions passent directement, peer-to-peer, sur un registre public. Ce registre public, c’est justement ce qui permet au Trésor de tracer les flux — mais tracer, c’est pas la même chose que bloquer. L’Iran peut monétiser l’accès au pétrole en dehors du système monétaire basé sur le dollar, et ça, c’est un levier que les sanctions classiques ne touchent pas vraiment.
Bitcoin attire donc les deux camps pour des raisons opposées : l’Iran y voit une sortie du système dollar, le Trésor y voit un registre traçable. Les deux ont raison, en gros.
Ce qui complique encore plus la situation : la guerre a accéléré l’adoption crypto en Iran d’une façon que personne n’avait vraiment anticipée à cette échelle. L’utilisation du bitcoin augmente dans un pays sous sanctions maximales, avec une monnaie en ruines et une population qui cherche des alternatives. C’est pas une tendance marginale — c’est une réponse de survie économique.
Tether, de son côté, a agi vite. Geler 344 millions en USDT sur deux adresses, c’est une décision technique mais aussi politique. Ça montre que les émetteurs de stablecoins sont devenus des acteurs à part entière de l’application des sanctions — pas juste des outils financiers neutres.
Les portefeuilles liés au Corps des Gardiens ont reçu plus de 3 milliards de dollars en 2025.
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Questions Fréquentes
Quel montant exact le Trésor américain a-t-il gelé en crypto lié à l’Iran ?
Le Trésor américain a gelé un portefeuille crypto de 130 millions de dollars lié au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, selon Scott Bessent. Au total, le département dit avoir saisi 1 milliard de dollars de cryptomonnaies iraniennes.
Quel rôle Tether a-t-il joué dans ces sanctions contre l’Iran ?
Tether a gelé 344 millions de dollars en USDT sur deux adresses blockchain directement associées au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique — une des actions les plus importantes de cette séquence de mesures.
Pourquoi l’Iran utilise-t-il le bitcoin malgré les sanctions américaines ?
Le bitcoin permet des transactions sans banque intermédiaire, ce qui permet à l’Iran de contourner le système monétaire basé sur le dollar. Téhéran aurait aussi commencé à accepter le bitcoin comme paiement pour le passage de tankers par le détroit d’Ormuz.
