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Malone Lam plaide coupable pour le vol de 4 100 bitcoins et 245 millions de dollars

Malone Lam plaide coupable pour le vol de 4 100 bitcoins et 245 millions de dollars
Malone Lam plaide coupable pour le vol de 4 100 bitcoins et 245 millions de dollars

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À 22 ans, Malone Lam vient d’admettre avoir dirigé l’un des vols de crypto les plus massifs de ces dernières années. Quatre mille cent bitcoins. Deux cent quarante-cinq millions de dollars. Parti en fumée — enfin, pas vraiment en fumée. Plutôt en jets privés et en soirées à 500 000 dollars la nuit.

Le groupe a opéré entre octobre 2023 et mai 2025. Pas des hackers solitaires dans un sous-sol — un réseau coordonné, international, qui combinait piratage de bases de données, ingénierie sociale et, quand les méthodes numériques ne suffisaient pas, des cambriolages physiques. L’exemple le plus frappant : une intrusion dans une maison au Nouveau-Mexique pour mettre la main sur un portefeuille matériel. Les victimes étaient des utilisateurs de crypto-monnaies ciblés avec soin, leurs identifiants et clés privées arrachés par manipulation ou par force.

Quatre mille cent bitcoins, c’est du lourd.

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Ingénierie sociale, cambriolages et bases de données piratées

Le schéma est assez simple une fois qu’on le démonte. D’abord, le groupe piratait des bases de données pour récupérer des informations sur des détenteurs de crypto. Ensuite, les victimes recevaient des contacts — appels, messages, peu importe — conçus pour les pousser à livrer leurs identifiants ou leurs clés privées. C’est l’ingénierie sociale dans sa version la plus agressive : exploiter la confiance, simuler une urgence, imiter une autorité. Et ça marche, même sur des gens qui pensent savoir comment fonctionne la sécurité numérique.

Mais le groupe n’était pas que numérique. Quand un portefeuille matériel se trouvait hors de portée des claviers, ils envoyaient des gens sur place. Le cambriolage au Nouveau-Mexique n’est pas un accident dans cette histoire — c’est une méthode délibérée. Lam et ses complices, qui se sont d’abord connus comme un groupe de joueurs en ligne, avaient une capacité à s’adapter que les autorités ont reconnue. Piratage sophistiqué d’un côté, vol physique de l’autre. L’affaire repose sur le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act — le RICO — ce qui dit beaucoup sur la façon dont le Département de la Justice américain voit cette organisation. Pas des opportunistes. Une structure criminelle.

L’arrestation de Lam date de 2024.

Jets privés, Hamptons et sacs à main à dizaines de milliers de dollars

L’argent volé n’est pas resté en bitcoin très longtemps. Le groupe l’a blanchi, puis l’a dépensé à une vitesse qui a probablement contribué à attirer l’attention des autorités. Los Angeles, Miami, les Hamptons — des propriétés immobilières dans ces trois marchés. Des locations de jets privés. De la sécurité personnelle. Et des fêtes, des grosses fêtes, jusqu’à 500 000 dollars la nuit selon les autorités.

Et des sacs à main. Des dizaines de milliers de dollars en sacs à main de luxe offerts. Genre, c’est le détail qui dit tout sur l’état d’esprit du groupe : ils avaient tellement d’argent qu’ils en distribuaient en cadeaux.

Lam a été arrêté en 2024 dans sa maison de location à Miami. Pas dans un bunker discret. Dans une maison de location à Miami.

La procureure américaine Jeanine Ferris Pirro a dit que les autorités étaient déterminées à démanteler les réseaux cybercriminels et à tenir les responsables pour responsables. Le ton est clair. Et l’affaire, construite sur le RICO, vise à traiter le groupe comme une organisation criminelle structurée — pas comme des individus isolés ayant fait des mauvais choix.

Ce qui reste flou, c’est la récupération des fonds. Le Département de la Justice a travaillé là-dessus, mais récupérer la totalité de 245 millions de dollars en bitcoin blanchi sur plusieurs années et plusieurs continents — c’est dur. Probablement pas possible à 100%.

Le réseau a opéré sur plusieurs continents, ce qui a forcé une collaboration internationale entre agences. C’est le genre d’affaire qui rappelle à quel point les crimes liés aux crypto-monnaies débordent facilement les frontières juridictionnelles. Une victime aux États-Unis, des fonds qui passent par des wallets dans plusieurs pays, des membres du groupe dispersés — les enquêteurs n’ont pas eu la tâche facile.

L’aspect peut-être le plus révélateur de toute cette histoire : le groupe s’est formé en ligne, autour de jeux vidéo. Des gens qui se connaissaient d’abord comme gamers, et qui ont ensuite décidé de monter l’un des vols de crypto les plus importants de la période. L’expertise technique était là. La coordination aussi. Et visiblement, la discipline financière — non.

Cinq cent mille dollars la nuit en soirées. Des maisons à Los Angeles et dans les Hamptons. Des jets. Tout ça financé par 4 100 bitcoins volés à des gens qui avaient fait confiance à leurs mesures de sécurité.

Questions Fréquentes

Combien de bitcoins Malone Lam a-t-il volé et quelle était leur valeur?

Malone Lam a admis avoir volé 4 100 bitcoins, soit environ 245 millions de dollars, via un réseau criminel international actif entre octobre 2023 et mai 2025.

Comment le groupe de Lam a-t-il blanchi les bitcoins volés?

Après le vol, le groupe a blanchi les fonds et les a dépensés en jets privés, propriétés immobilières à Los Angeles, Miami et les Hamptons, et en soirées pouvant coûter jusqu’à 500 000 dollars la nuit.

Sur quelle loi l’affaire Malone Lam est-elle fondée?

L’affaire repose sur le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act (RICO), traçant le groupe comme une organisation criminelle structurée plutôt que des individus isolés.

Pourquoi c'est important

L'admission de Malone Lam souligne l'ampleur croissante des cybercriminalités dans le secteur des cryptomonnaies, mettant en lumière les vulnérabilités persistantes des plateformes d'échange. Ce vol massif illustre non seulement les enjeux sécuritaires auxquels sont confrontés les investisseurs, mais également les ramifications potentielles sur la réglementation à venir dans un marché déjà en quête de crédibilité. Dans un contexte où la confiance des utilisateurs est cruciale, ces événements risquent d'affecter durablement l'acceptation et l'intégration des cryptomonnaies dans le système financier traditionnel.

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Jean-Luc Maracon

Jean-Luc Maracon est un expert franco-suisse de la finance décentralisée, connu pour ses analyses pointues sur le Bitcoin, les projets Web3 européens et les enjeux réglementaires de la crypto. Basé entre Genève et Paris, il offre une perspective unique mêlant traditions bancaires et innovations blockchain. Il collabore régulièrement avec des plateformes crypto en Europe pour démocratiser l’investissement numérique. Spécialités : Bitcoin, staking, réglementation européenne, sécurité crypto, Web3.

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