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Le Bhoutan a écoulé 175 bitcoins le 10 mars dernier. Une vente qui s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du petit royaume himalayen, qui mise sur ses réserves crypto depuis 2019 pour générer des revenus supplémentaires.
Le pays a commencé à miner du bitcoin il y a sept ans déjà. Pas vraiment par hasard – les autorités voulaient exploiter l’énergie hydroélectrique abondante du territoire. Résultat : 13 000 bitcoins accumulés au fil des années, une belle cagnotte pour un pays de moins d’un million d’habitants. Depuis 2024, le gouvernement vend régulièrement une partie de ses réserves. En gros, la moitié des bitcoins détenus sont partis sur le marché.
Objectif clair : booster l’économie nationale.
La Druk Holding & Investments supervise toutes ces transactions. C’est le bras financier du gouvernement bhoutanais, et ils ne rigolent pas avec la gestion des actifs numériques. En 2025, l’institution a orchestré la vente de 3 000 bitcoins d’un coup. Ça a rapporté gros au trésor national, même si les montants exacts restent confidentiels. Les responsables bhoutanais gardent le secret sur la destination précise des fonds récoltés, mais ils insistent sur l’importance de diversifier les investissements.
Le timing compte énormément.
Bitcoin tourne autour de 40 000 dollars actuellement, avec des fluctuations qui rendent les décideurs nerveux. La vente récente s’est faite quand le cours grimpait vers 42 000 dollars – plutôt malin. Les équipes économiques du pays surveillent ces variations de près pour maximiser les profits. Pas évident de prévoir les mouvements, mais le Bhoutan semble s’en sortir correctement. Voir aussi : Les voleurs de crypto dérobent 87%.
L’achat initial des bitcoins s’est fait à des prix bien plus bas qu’aujourd’hui. Ça permet de réaliser des bénéfices substantiels à chaque vente, même si aucun chiffre précis n’a filtré. Les autorités restent discrètes sur les gains totaux – compréhensible vu la sensibilité du sujet. Un représentant de Druk Holding & Investments a confirmé sous anonymat que la diversification reste prioritaire, mais il a refusé de donner plus de détails sur la répartition des fonds.
La Banque Royale du Bhoutan suit le dossier de près. En février 2026, elle a publié un rapport montrant l’impact positif des ventes crypto sur les réserves de change nationales. Selon l’institution, ces transactions ont aidé à amortir les chocs économiques mondiaux. Pas négligeable pour un petit pays exposé aux turbulences extérieures.
Environ 6 500 bitcoins restent en réserve selon les dernières données de mars. Le gouvernement garde cette flexibilité financière tout en explorant de nouvelles opportunités. Pas question de tout vendre d’un coup – la stratégie mise sur la patience et le bon timing. Les discussions sur l’impact des cryptos sur l’économie bhoutanaise s’intensifient d’ailleurs.
Le 5 mars, lors d’une conférence à Thimphou, le ministre des Finances Namgay Tshering a vanté les opportunités uniques offertes par les cryptomonnaies pour un petit État comme le Bhoutan. Mais il a aussi reconnu les risques associés – volatilité oblige. Les banques locales notent que les recettes générées ont augmenté les réserves de liquidités, renforçant la résilience économique face aux chocs externes. Voir aussi : Suspect Arrêté en France pour Vol.
La communauté internationale des investisseurs crypto observe attentivement les mouvements du Bhoutan. Certains analystes pensent que d’autres petits États pourraient s’inspirer de cette approche pour diversifier leurs économies. Reste à voir si ça fait des émules, mais pour l’instant aucune déclaration officielle n’a été faite sur ce point par les autorités bhoutanaises.
Le 8 mars, un rapport interne de Druk Holding & Investments mentionnait que le pays pourrait explorer d’autres investissements basés sur la blockchain. Toujours en restant vigilant face aux fluctuations du marché, évidemment. Les responsables ne veulent pas se brûler les ailes avec des paris trop risqués. La surveillance du marché crypto continue, et le Bhoutan semble déterminé à optimiser ses actifs numériques sans précipitation excessive.
L’électricité hydroélectrique du Bhoutan génère un surplus annuel de 2,3 térawatts-heure selon les données de la Bhutan Power Corporation. Une capacité qui dépasse largement les besoins domestiques et permet d’alimenter les fermes de minage à coût réduit. Le pays exporte déjà 75% de sa production vers l’Inde voisine, mais les revenus du bitcoin mining offrent une alternative plus rentable que les tarifs préférentiels accordés au géant indien.
Plusieurs pays asiatiques surveillent maintenant l’expérience bhoutanaise avec intérêt. Le Salvador avait fait sensation en adoptant le bitcoin comme monnaie légale, mais l’approche du Bhoutan – plus prudente et axée sur l’accumulation progressive – séduit davantage les économistes régionaux. La Mongolie et le Kazakhstan, riches en énergies renouvelables, étudient des modèles similaires pour leurs propres stratégies de diversification économique.