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L’Amérique vient de vivre son pire mois d’emploi depuis 17 ans. 500 000 jobs supprimés en janvier.
Les chiffres du Département du travail font mal. Vendredi dernier, la nouvelle tombe comme un couperet : un demi-million d’emplois rayés de la carte en un seul mois. Les économistes n’y croyaient pas. Ils tablaient sur un marché du travail plus solide, plus résistant. Mais non. La réalité les gifle. Et maintenant, tout le monde regarde du côté de la Fed. Jerome Powell va-t-il bouger ? Va-t-il couper dans les taux plus tôt que prévu ? C’est la grande question qui agite Wall Street.
Bitcoin dit merci.
La crypto-monnaie phare a bondi de 3% juste après l’annonce. Direction : 45 000 dollars. Les traders voient déjà l’assouplissement monétaire arriver. Quand la Fed coupe ses taux, l’argent devient moins cher. Et l’argent pas cher, ça aime les actifs risqués comme Bitcoin. C’est mathématique.
Le manufacturier trinque le plus dur avec 150 000 postes perdus rien qu’en janvier. Les usines ferment, les chaînes s’arrêtent. L’industrie américaine souffre et ça se voit dans les chiffres. Cette hémorragie d’emplois industriels met une pression énorme sur Powell et son équipe.
Goldman Sachs a déjà révisé ses prévisions. La banque parie maintenant sur une baisse de 0,5% lors de la prochaine réunion Fed. Pas 0,25%. Non, carrément 0,5%. C’est du jamais vu depuis la crise de 2008. Les marchés crypto s’enflamment. Le volume des transactions Bitcoin a grimpé de 20% depuis vendredi. Les gros portefeuilles bougent.
Powell reste muet pour l’instant.
Aucune déclaration officielle depuis la publication des chiffres. Le patron de la Fed garde le silence radio. Sa prochaine prise de parole est attendue comme le messie par tous les investisseurs. Chaque mot sera décortiqué, analysé, interprété. Les marchés sont suspendus à ses lèvres.
Les Bourses américaines montrent des signaux contradictoires. Le Dow Jones plonge de 1,2% vendredi. Mais le Nasdaq, lui, gagne 0,5%. Bizarre. Les techs résistent mieux que les valeurs traditionnelles. Apple grimpe de 2%, Tesla de 1,5%. Comme si la tech profitait déjà de l’argent facile qui arrive.
Le dollar faiblit face à l’euro, avec un recul de 0,3%. Normal. Quand on anticipe des taux plus bas, la monnaie perd de sa superbe. Les obligations du Trésor à 10 ans voient leurs rendements baisser de 0,2%. Tout converge vers la même direction : l’assouplissement monétaire.
BlackRock entre dans la danse le 5 février. Le géant de la gestion d’actifs augmente son exposition Bitcoin malgré la volatilité économique. Quand BlackRock bouge, tout le monde suit. C’est 10 000 milliards de dollars sous gestion qui parlent. Pas rien.
Dans les couloirs de la Fed, ça chuchote. Plusieurs membres du conseil ont exprimé leurs inquiétudes sur le marché du travail, selon des sources anonymes. Ils voient les chiffres. Ils savent que 500 000 emplois perdus, c’est pas anodin. La pression monte pour agir vite.
La BCE reste sur ses positions. Réunion du 4 février : taux inchangés en Europe. Ça met encore plus de pression sur Powell. L’Amérique doit gérer ses problèmes toute seule. Pas d’aide coordonnée cette fois.
Janet Yellen tente de rassurer. Conférence de presse le 6 février : « L’économie va se redresser », dit la secrétaire au Trésor. Mais elle ajoute qu’il faut « rester vigilant ». Traduction : on surveille de près, et on est prêts à agir si ça se gâte encore.
Le prochain rapport sur les demandes de chômage tombe le 10 février. Les analystes prévoient une légère hausse. Si c’est confirmé, Powell n’aura plus le choix. Il devra sortir l’artillerie lourde pour éviter que l’économie parte en vrille. Bitcoin attend déjà au tournant.
Les secteurs des services et de la construction n’échappent pas au carnage. Les restaurants ont fermé 45 000 postes, le BTP 38 000. Même la santé, traditionnellement stable, perd 12 000 emplois. Ces chiffres révèlent une contraction généralisée qui dépasse le simple ralentissement cyclique. L’indice de confiance des consommateurs publié par le Conference Board a chuté à son plus bas niveau depuis mars 2020.
JPMorgan Chase et Bank of America revoient leurs stratégies de crédit. Les deux mastodontes bancaires durcissent leurs critères d’octroi de prêts immobiliers et aux entreprises. Parallèlement, MicroStrategy annonce l’achat de 2 500 bitcoins supplémentaires pour 110 millions de dollars. Michael Saylor, son PDG, mise tout sur la dépréciation du dollar face aux cryptomonnaies. Les fonds spéculatifs suivent : Bridgewater et Renaissance Technologies augmentent leurs positions sur l’or et Bitcoin simultanément.





